TRAITEMENT DU LAIT LAIL ÉCRÉMÉ LAIT ENTIER
Ebullition 10’ Ebullition 15’ Ebullition 30’
Autoclave 10° (1100-1150) Autoclave 15’ (1100-1150) Autoclave 30’ (110°-1159)
Le signe + signifie présence de bacille coli. Le signe — signifie absence de bacille coli.
Nous absorbons donc continuellement, d’une façon ou d'une autre, du bacille coli, et il n’y a rien là que de très normal, puisque nous savons que, si l’enfant vient au monde sans bacille coli dans son contenu intestinal, on en trouve abondamment 10 ou 12 heures après sa naissance. Ce fut, d’ailleurs, dans les selles d’un nouveau-né qu'Escherich, en
(1) I1 faut remarquer que le bacille coli que l’on retrouve dans un lait entier qui a subi l’ébullition est un bacille qui a été profondément modifié et qui s'éloigne beaucoup du bacille coli type. Il a notamment perdu son pouvoir fermentescible vis-à-vis des sucres. Il se présente même parfois sous forme de coccobacille et n’a plus de mobilité.
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1884, découvrit le bacille coli. On ne devait pas tarder à constater qu’il constitue le saprophyte constant de l'intestin chez l’homme et chez un grand nombre d'animaux.
Avant de clore ces généralités sur le bacille coli, ajoutons que nous avons remarqué que certains organismes vivants le détruisent : nous voulons parler des protozoaires, et plus particulièrement des infusoires.
Dans les diverses recherches que nous avons faites, sur des eaux très différentes, au cours de ces dernières années, nous avons été frappé par un fait : à plusieurs reprises, l’analyse bactériologique n’a pas décelé la présence de bacille coli dans des eaux croupies.
Nous avons donc fait l’expérience suivante
ExPÉRIENCE. — Nous mettons dans un bac de l’eau de la ville d'Arcachon et des plantes diverses. :
Un mois après, nous prélevons 100 cc. de cette eau, que nous plaçons dans un ballon. L'examen microscopique de cette eau nous montre des algues, des flagellés et des ciliés.
Nous ajoutons à l’eau de ce ballon 3 cc. d’émulsion de bacille coli dans l’eau distillée.
Dans un ballon témoin, contenant 100 cc. d’eau de la Ville (eau non stérilisée), nous ajoutons aussi 3 cc. d’émulsion de bacille coli dans l’eau distillée.
Ces deux ballons, l’un près de l’autre, sont abandonnés tels quels à la lumière et à la température du laboratoire, les cois recouverts seulement d'un capuchon de papier.
Au bout de 25 jours, et après agitation des deux ballons, nous prélevons dans chacun d’eux 5 cc. de liquide, que nous ensemençons en eau peptonée, eau peptonée phéniquée et sur notre milieu solide.
Les résultats sont nets
1° Absence de bacille coli dans l’eau du premier ballon (l’eau peptonée, notamment, est restée claire et limpide après 2 ou 3 jours d’étuve, malgré les quelques éléments en suspension contenus dans l’eau ensemencée);
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2 Présence de bacille coli dans l’eau du ballon témoin, bacille qui donne des cultures abondantes.
CONCLUSION
Il y a eu destruction du bacille coli dans l’eau du premier ballon.
Or, l’examen microscopique de cette eau montrant encore des flagellés très mobiles, nous croyons pouvoir conclure que ce sont ici les protozaires qui détruisent le bacille coli.