PT: PA
Avec ce mode opératoire, sur les 18 huîtres d’origine diflérente qui ont été soumises à nos recherches
10 huîtres contenaient du bacille coli, en quantité plus ou moins forte, dans leur eau intervalvaire; Le contenu des 18 intestins que nous avons examinés, ne
présentait pas de bacille coli.
+ Sans prétendre apporter un témoignage nouveau au procès de l’huître, qui dure depuis cinquante ans, nous croyons devoir ajouter aux résultats donnés plus haut la courte étude suivante. Nos recherches portent :
4° Sur les huîtres prélevées directement dans six parcs différemment situés au point de vue salubrité;
2° Sur des huîtres placées pendant 1 mois et 2 mois dans l'égout et tout près de l’orifice de l’égout qui se trouve sous ja jetée d’'Eyrac (Arcachon);
3° Sur des huîtres placées pendant 1 mois et 2 mois dans un bac contenant de l’eau de mer polluée, et dont on entretient la contamination par l’apport de nouveaux bacilles (cette eau contient continuellement de 10.000 à 60.000 bacilles coli au litre);
4° Sur des huîtres du même lot que les précédentes (même origine, même âge, et ramassées en même temps au même parc), mais placées pendant 1 mois et 2 mois dans un bac contenant de l’eau de mer stérile, — stérile au moment où nous y déposons les huîtres.
Les recherches du bacille coli dans l’eau de mer sont faites à l’aide du milieu de Vincent (eau peptonée phéniquée) et à l'aide de notre milieu solide. ;
Les recherches du bacille coli chez l’huître sont faites suivant la technique classique, et avec les précautions d’usage :
a) au moyen de la méthode de Vincent, concurremment avec notre milieu solide pour l’eau intervalvaire: b) au moyen du seul milieu de Vincent pour le corps de l’huître, qui est dilacéré, puis ensemencé,
per
04 QU 2: DUEPESES , UE |
Page
Les nombreuses analyses que nous avons faites simultanément sur les huîtres et sur le milieu marin dans lequel elles vivent nous amènent aux conelusions suivantes :
1° La présence constante du bacille coli, même en quantité considérable, dans un milieu marin n'implique pas forcément, et ipso facto, la présence du bacille coli chez l’huitre qui vit continuellement dans ce milieu;
2° Le nombre de bacilles coli chez l’huître n'est pas en rapport avec le nombre de bacilles coli dans l’eau de mer où elle vit.
CRUSTACES MARINS
Le bacille coli et l’intestin des crustacés marins.
Poursuivant nos recherches expérimentales sur le bacille coli chez les animaux marins, nous nous sommes adressé, cette fois, aux crustacés marins.
Nous avons choisi comme matériel d'expérience les crabes.
1° Crabes capturés en mer dass le voisinage du banc de Pinau.
La recherche porte sur 12 araignées de mer (Maïa squinado) de forte taille, prises au chalut à des époques différentes. Ces animaux sont apportés au laboratoire dans des seaux remplis d’eau de mer puisée à l’endroit de la capture. À ce même endroit, un prélèvement d’eau de mer (eau de surface) est fait; il est constitué par la prise de trois échantillons de
50 cc., en vue de rechercher le bacille coli.
a) L'analyse bactériologique de notre eau de mer (au moyen du milieu de Vincent concurremment avec notre milieu solide), soit 36 échantillons examinés, ne nous a jamais montré la présence du bacille coli.
b) Privée de ses pinces, l’araignée de mer est épinglée vivante sur le liège. L’intestin est isolé soigneusement. Nous opérons le prélèvement du contenu intestinal d’une façon