‹ Contribution à la biologie du bacille coliChapitre 40 sur 84 · PNG); | DUE · texte numérisé non relu

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rigoureusement aseptique, soit par aspiration avec une pipette Pasteur très effilée et stérile, et en prenant les précautions que nous avons déjà indiquées pour les poissons marins, soit à l’aide d’une seringue de Pravaz et d'une aiguille tronquée stériles.

Nous ensemençons le contenu intestinal :

a. dans l’eau peptonée à 30 %o;

B. dans l’eau peptonée, phéniquée à 1 %o;

y. sur notre milieu solide, si la matière fécale est suffi-

samment molle.

A noter qu'il nous est arrivé de rencontrer une matière Técale très dure et d’avoir ensemencé dans l’eau peptonée et l’eau peptonée phéniquée le tube intestinal avec son contenu sectionné en courts tronçons.

Chez aucun des 12 sujets examinés, les différentes cultures que nous avons faites ne nous ont jamais montré la présence du bacille coli. |

2° Crabes capturés dans le bassin d'Arcachon, à moins de 100 mètres de l’extrémité des jetées-promenades de la ville d'Arcachon. |

Nos recherches portent sur :

6 crabes communs (Carcinus moenas); 4 tourteaux (Cancer pagurus).

… À chaque fois que nous avons pris un de ces crabes, un prélèvement d’eau de mer (eau de surface) était fait à l'endroit même de la capture.

a) Sur les 10 prélèvements d’eau de mer (3 échantillons de 50 cc. pour un prélèvement), 7 nous ont donné un résultat positif quant à la présence du bacille coli (sur milieu de Vincent et sur notre milieu solide).

b) Sur chacun des crustacés vivants, le contenu intestinal a été prélevé aseptiquement comme précédemment et ensemencé sur les trois milieux déjà désignés.

CLP: à DS

Aucune des cultures que nous avons faites n’a décelé la présence du bacille coli.

3° Crabes pris dans l’un des bacs, rempli d'eau de mer, de la Station biologique d'Arcachon.

a) Nous retirons de l’eau du bac une araignée de mer. En même temps, nous opérons un prélèvement de l’eau du bac (3 échantillons de 50 cc.), qui est ensemencée sur eau peptonée phéniquée et sur notre milieu solide. Les cultures montrent que l'eau contient dû bacille coli et les numérations nous donnent un chiffre de 70 à 100 coli par litre.

b) Sur l’animal vivant, l'intestin est isolé aseptiquement. Nous nous trouvons en présence d’une matière fécale noire, homogène, dure : impossible d’en retirer le plus petit fragment avec nos procédés habituels. Au moyen d’une pince flambée, nous prenons l’extrémité de l'intestin. Nous l’échancrons, ce qui nous permet de saisir à la pince le bout d'un ruban de matière fécale, résistant à la traction, de 5 centimètres de long environ.

Cette matière est sectionnée en deux parties, l’une ensemencée sur notre eau peptonée simple, l’autre sur notre eau peptonée phéniquée. |

Après 48 heures de séjour aux étuves, l’eau peptonée phéniquée est parfaitement limpide (aucune culture); l’eau peptonée simple est trouble, maïs ne donne pas la réaction de l’indol, ni par le réactif HCl-nitrite de soude, ni par le réactif d’Ehrlich (paradiméthylamidobenzaldéhyde).

L'examen de cette culture en eau peptonée montre des coccobacilles immobiles et qui prennent fortement le Gram. Après 4 jours d’étuve à 37°, le bouillon peptoné ne donne toujours aucune réaction de l’indol.

Absence de bacille coli dans le contenu intestinal de cette

araignée de mer.

Er Ro Autres expériences.

Nous retirons de l’eau du bac :

a) un crabe commun vivant; b) un crabe commun crevé depuis 20 heures environ.

1° Comme habituellement, en même temps que nous retirons ces crabes de l’eau, nous faisons l’analyse de cette eau au point de vue bacille coli. (Nous nous servons toujours, à la fois, de l’eau peptonée phéniquée et de notre milieu solide.) L’eau présente une teneur de 50 à 70 bacilles coli par litre.

2 Les 2 crabes sont soumis aux mêmes expérimentations.

La matière fécale est retirée aseptiquement de l'intestin. Chez le crabe vivant, matière noire, homogène, consistante. Chez le crabe crevé, matière molle et peu abondante.

Nous ensemençons ces contenus intestinaux dans l’eau peptonée et l’eau peptonée phéniquée. Nous avons :

eau peptonée simple + matière crabe vivant = bouillon A;

eau peptonée phéniquée + matière crabe vivant = bouillon B;

eau peptonée simple + matière crabe crevé = bouillon C; eau peptonée phéniquée + matière crabe crevé — bouillon D.

Au bout de 24 heures de séjour aux étuves, l’examen donne: |

Bouillon À : Trouble, de couleur légèrement noirâtre. Bouillon B : Légèrement trouble;

Bouillon C : Limpide;

Bouillon D : Limpide.

Après 48 heures d’étuve :

Bouillon À : Trouble, de couleur noirâtre, donne avec le réactif HCl-nitrite de soude une nette coloration rouge (ne donne rien avec le réactif d’Ehrlich). La matière colorante traitée à l’alcool amylique s’y dissout entièrement : elle est donc scatolyxique.

Bouillon B : Trouble, pas de coloration, ni avec le réactif nitrite de soude-HCl, ni avec le réactif d'Ehrlich.

Bouillon C : Limpide, pas de culture.

Bouillon D : Limpide, pas de culture.

+ ct

ne 5 EE

Repiquage des bouillons A et B sur gélose lactosée tournesolée et sur gélose glucosée au rouge neutre.

Bouillon A : Après 24 heures d’étuve, aucune réaction fermentative des milieux.

Après 4 jours, nous notons la décoloration de la gélose lactosée, mais sans fermentation.

L'examen microscopique des cultures montre des bacilles immobiles et prenant le Gram (quelques-uns présentent une Spore terminale affectant la forme d’une raquette).

Après 8 jours, le bouillon À, examiné de nouveau, donne une coloration rouge nette avec les deux réactifs : HCl-nitrite de soude et Ehrlich. De plus, cette coloration rouge est soluble, à la fois, dans le chloforme (indol) et dans l’alcool am)ylique (scatol).

Le bouillon A est alors de nouveau repiqué sur gélose lactosée tournesolée et sur gélose glucosée au rouge neutre.

Après 24 heures d’étuve à 37°, les milieux présentent une très légère fermentation sans décoloration.

Mais l’examen microscopique des cultures montre les mêmes bacilles immobiles, prenant le Gram, dont quelquesuns ayant une spore terminale.

Nous pouvons donc conclure à l’absence de bacille coli dans le bouillon A.

Bouillon B : Repiqué sur gélose lactosée tournesolée et gélose glucosée au rouge neutre, le bouillon B ne donne rien sur ces milieux, ni après 24 heures, ni après 48 heures d’étuve.

Pas de bacille coli.

Bouillon CG : Se trouble après 3 jours d’étuve à 37°.

Ji ne donne aucune réaction colorée, ni avec le réactif HCI- - nitrite de soude, ni avec le réactif d'Ehrlich.

L’ensemencement sur gélose lactosée tournesolée, bouillon glucosé, gélose glucosée rouge neutre, lait tournesolé, ne donne rien, ni après 24 heures, ni après-48 heures d’étuve.

Pas de bacille coli.

LAPS Bouillon D : Limpide après 4 jours d’étuve.

Pas de bacille coli.

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