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jamais rencontré un lait commercial qui, ensemencé, ne donne pas une culture de bacille coli. Vu le nombre considérable de nos expériences faites sur des laits de provenances très différentes, dans des temps très variables après que le lait fut recueilli, expériences faites dans les départements de la Gironde et de la Nièvre, nous restons convaincu que l’on ne saurait trouver dans le commerce un lait qui ne contienne pas de bacille coli, et cela quels que soient les soins de propreté que l’on ait pris, tant pour traire les vaches que pour la conservation et la distribution du lait. Sans doute, aurait-on des chances sérieuses d'obtenir un lait sans bacille coli, mais aux conditions suivantes : 1° qu'avant de traire la vache, son pis, et plus particu- Hèrement les trayons, soient l’objet d’une toilette chirurgicale ; 2° que les mains de « l’opérateur » soient parfaitement aseptiques; \ 3° que le lait tombe dans un récipient stérile, qu'on bouchera dès le lait recueilli; 4° que, pendant qu’elle est traite, la vache soit placée ailleurs que dans une étable, et autant que possible dans un local propre et fermé aux vents; que l'examen bactériologique du lait soit fait dès que le récipient est, pour la première fois, ouvert.
On voit que ces conditions sont commercialement irréa-
lisables, et, seul, peut consommer du lait sans bacille coli
celui qui le boit immédiatement après l'avoir recueilli, et sous réserve d’avoir pris des précautions d’asepsie.
En fait, tous les laits pris chez les marchands contiennent du bacille coli (D). L'été, la teneur du lait en bacille coli est
(1) IL y a lieu toutefois de noter l'effort réalisé par la Ville de Bordeaux pour fournir un lait pur destiné à l'alimentation des nourrissons :
Vaches sélectionnées et surveillées. Traite mécanique à l’aide d'instruments stériles et à l'abri de l’air extérieur. Lait, dès la récolte finie, réfrigéré, puis mis en carafes au moyen de tireuses spéciales. Le lait se trouve embouteillé moins de 10 minutes après avoir été trait. Les flacons, en alu-
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souvent considérable. Aux mois de juillet et août, il est fréquent que, ensemençant une seule goutte de lait dans un ballon d’eau peptonée, on obtienne, 24 heures plus tard, une culture de bacille coli, ce qui correspond à un nombre de bacilles coli de l’ordre de 20.000 par litre de lait. À ces mêmes époques, il arrive que certains laits sont des bouillons de culture pure de bacille coli. L'hiver, le lait est, en général, beaucoup moins riche en bacille coli.
Mais si le bacille coli se trouve toujours dans les laits qui s'offrent à la consommation, peut-on:s’en débarrasser facilement ? Est-ce que l’ébullition d’un lait suffit à tuer le bacille coli qui y est contenu ? Est-il nécessaire de se servir de l'autoclave pour stériliser le lait ? Et combien de temps faut-il ? Questions à examiner, qui nous donneront une mesure de la résistance du bacille coli.
Expériences.
Prenons un lait dont l'analyse nous montrera qu'il contient 20.000 bacilles coli par litre et soumettons-le à différentes épreuves :
Tout d’abord, il y a lieu de faire une distinction entre notre lait écrémé et notre lait entier (non écrémé).
1° Lait écrémé. — Nous écrémons une partie de notre lait par une centrifugation de 15 minutes.
a) Nous faisons bouillir une part de ce lait écrémé pendant 20 minutes dans une capsule munie d’un couvercle.
Après refroidissement, un prélèvement de 5 cc. est ensemencé en eau peptonée.
minium embouti, dans lesquels le lait est distribué, sont stérilisés à l’autoclave avant leur remplissage, fermés d’une façon étanche par une capsule métallique stérile, placés dans un camion isotherme pour le transport à Bordeaux, et là, répartis dans des dépôts munis de glacières.
Le lait ainsi délivré au consommateur contient des germes relativement peu nombreux, et ne présente jamais de pullulation microbienne.
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