‹ Contribution à la connaissanceChapitre 10 sur 21 · TU · texte numérisé non relu

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en groupes amido se détacherait de l’un ou des deux noyaux benzéniques qui deviendraient — C;H,NH, ou C;H; —- —, H

et ces deux restes se lieraient par les affinités devenues libres en formant des dérivés constitués d’après le type du diphényle ou de la diphénylamine et de leurs homologues.

Toutes les transpositions effectuées jusqu’à présent ont été obtenues par l’action des acides aqueux sur les dérivés hydrazoïques ou d’après la méthode de Schultz par réduction et transposition directe des dérivés azoïques avec le chlorure stanneux en solution acide.

J’ai étudié dans le présent travail la transposition de l’hydrazobenzène en solution benzénique par l’acide chlorhydrique gazeux sec.

Transposition de l’hydrazobenzène.

L’hydrazobenzène employé pour la transposition fut obtenu par réduction de l’azobenzène en solution alcoolique ammoniacale par l’hydrogène sulfuré. On dissout l’azobenzène dans une quantité suffisante d'alcool ordinaire. Cette solution est saturée avec de l’ammoniaque gazeuse à froid, puis on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré, d'abord à la température ordinaire jusqu’à refus, puis encore pendant plusieurs heures à l’ébullition au bainmarie. Pour séparer du soufre formé, on filtre à chaud et on laisse cristalliser après avoir ajouté à la solution de l’eau chaude jusqu’à la formation d’un trouble. Par refroidissement il se sépare de l’hydrazobenzène presque blanc qui montre après une seconde recristallisation de l’alcool le point de fusion 131°.

100 gr. de l’hydrazobenzène äâinsi obtenu furent dissous dans environ un litre de benzène bien séché avec du sodium.

UD. me

Cette solution fut saturée à 0° par de l'acide chlorhydrique gazeux sec. Il se sépara un volumineux précipité jauneclair devenant facilement vert au contact de l'air. Pour prévenir une rapide oxydation, on filtre vite à travers un calicot mince, on lave bien au benzène, on sépare le produit de la plus grande partie de ce dernier par une forte pression et l’on étend le précipité en couches minces sur des plaques poreuses. Lorsque le benzène est presque évaporé, on sèche complètement au bain-marie (si le produit contient encore de grandes quantités de benzène, il charbonne facilement). Le produit sec est une poudre grise, soluble dans l’eau avec une coloration violette. Nous en avons obtenu environ 121 gr. Le benzène ayant servi à la dissolution de l’hydrazobenzène et au lavage des chlorhydrates fut soumis à la distillation. 11 abandonna environ 12 gr. d’azobenzène reconnaissable à son point de fusion. Ces douze grammes correspondent à 12,5 gr. d’hydrazobenzène. On peut difficilement admettre que cette quantité relativement grande d’azobenzène se soit formée, du moins en totalité, par oxydation de l’hydrazobenzène par l'air contenu dans les divers appareils servant pour la transposition, mais plutôt par l’action oxydante de l’acide chlorhydrique gazeux.

En admettant pour la formule des chlorhydrates (C;H,NH-2HCI, nous obtenons un rendement d’environ 880/;. Les douze grammes d’azobenzène obtenus par l’oxydation de l’hydrazobenzène correspondant à un plus de 12 gr. de ce dernier, nous voyons que la totalité d’hydrazobenzène s’est transposée quantitativement en chlorhydrates (CHNH),2HCI et en azobenzène.

Séparation des chlorhydrates :

On dissout les chlorhydrates dans le moins d’eau possible additionnée de quelques gouttes d’acide chlorhydrique en chauffant à environ 60°. Lorsque la dissolution est faite,

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