VIII. — Erysiphe Cichoracearum D. C
Habitat. — L'espèce constitue un matériel d’étude des plus favorables à cause des dimensions des objets et de la netteté des aspects observés. Nous l’avons récoltée les 25 et 28 septembre 1933 à Saint-Seurin-de-Cadourne (Gironde) ; son hôte était Plantago major dont elle attaquait violemment la face inférieure des feuilles.
Si nous avons pu observer dans les asques de très jolies mitoses ; par contre, dans aucun de ces organes, nous n'avons pu trouver de spores définitivement formées, le stade où nous l'avons récoltée étant un peu trop précoce. L'absence de ces dernières, nous a privé d’un des caractères.
dont on tient le plus grand compte pour la détermination. Pour l’identifier, nous nous sommes appuyé sur la nature spécifique de la plante hospitalière et sur d’autres caractères décrits dans € Kryptogamen Flora » de Ra- BENHORST [138] et dans la très belle monographie de Léveizré [116] qui sert de base, depuis 80 ans, à la classification des Erysiphacées. Il s’agit bien de l’Erysiphe lamprocarpa devenu depuis Æ. Cichoracearum.
Le mycélium. — T1 forme une couche aranéeuse abondante à la face inférieure des feuilles du P. major. Les.
Fic. 23. — Erysiphe Cichoracearum. Mycélium ; conidie ; suçoir
(G.. 2.100) (Fixateur Bouin).
éléments constitutifs des hyphes sont des cellules placées. bout à bout, de 3 à 6 w de diamètre et d’une Fongueur très variable qui peut, dans les cas extrêmes, aller de 12 à 45 u. Ces éléments sont mononucléés, mais 1l s’en trouve exceptionnellement de binucléés. Les noyaux, volumineux, ont une structure conforme à celle des noyaux végétatifs des Erysiphées précédemment décrites (Fig. 23).
Le cytoplasme est très finement granuleux, peu abondant et pariétal. Le reste de la cavité cellulaire est occupé, outre le noyau, par de grandes vacuoles entre lesquelles on distingue de fines trabécules cytoplasmiques.