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niquent largement (Fig. 3 et 4, PL XXXI) grâce à ce pont d’anastomose. Dans la région moyenne, du pont, ou un peu au-dessus, s'établit une cloison (Fig. 3 et 4, PT XXXI). Les choses peuvent en rester là, ou bien la partie inférieure de la boucle reliée à la cellule-pied, émet un processus (Fig. 8, PL XXXI) dans lequel passent et le noyau de la cellule-pied et celui de la cellule terminale anastomosées. Le processus devient un long rameau latéral qui évolue en asque à la suite d’une caryogamie des noyaux (Fig. 9, PL X XXI).
Ce mode de multiplication du nombre des asques dans un conceptacle donné, par suite d’une transformation secondaire de l’antépénultième cellule de la crosse, comme il vient d’être dit, est comparable à celui que nous avons noté plus haut dans G. succosa. Or, il n’est pas le seul. Des branches latérales peuvent naître, en effet, non plus de l’article sur lequel repose immédiatement l’asque primaire terminant l’hyphe, mais d’un article plus inférieur bouclé (Fig. 10, PI XXXI). Dans ce cas, le rameau latéral, après avoir acquis une certaine longueur, recourbe son extrémité en crochet; les deux noyaux placés dans la courbure s’y divisent simultanément, des cloisons s’édifient entre les noyaux-fils, et de l’avant-dernière cellule binucléée, s'élève un asque. Dans notre Figure 10, Planche XXXI, on voit très bien ce dernier renfermant encore ses deux noyaux rapprochés et non encore fusionnés ; mais la cellule terminale se trouve presque complètement cachée par l’article qui sert de ptdoncule à l’asque terminal primaire de l’'hyphe. Nous retrouvons, en somme, dans ce type, le même processus que celui que CLaussen [33] décrivit et figura dans Pyronema confluens.
Les mitoses dans l’asque -— La caryogamie peut être précoce ou bien très tardive. Dans le noyau de fusion, les nucléoles provenant des deux noyaux primaires, peuvent conserver quelque temps leur indépendance. C’est le cas
représenté par la Figure 11, Planche XXXI. Dans les nucléoplasmes mélangés, on voit un début d’individualisation du matériel chromatique sous forme de filaments, dont certains viennent au contact des nucléoles.
La première mitose.—- Nous interprétons l'aspect ci-dessus noté, comme correspondant au leptonema des auteurs. Il caractérise le début de la prophase hétérotypique.
Il s'établit ensuite une disposition en réseau (Fig. 12 et 13, PL XX XI), où nous sommes arrivé à reconnaître, non sans difficulté, le parallélisme de certains tronçons. C’est le stade zygotène. La substance chromatique ne tarde pas à se condenser en petits amas, très souvent périphériques, avee une tendance à lPappariement (Fig. 13, PL XXXI) certaine, quoique bien moins évidente que chez G. succosa.
Dans bien des cas, nous constatons, dès ce stade, la disparition du nucléole sans que nous puissions dire ce qu'il devient. Les faits observés sembleraient confirmer la manière de voir de certains auteurs, LEenoïr [114] en particulier, qui pensent que la substance nucléolaire sert à édifier les chromosomes. Cependant, nous nous garderons de conclure d’après un fait qui reste isolé. Chez les Ascomycètes, en général, le nucléole ne change ni de forme ni de volume au cours des phénomènes cinétiques ; 1l peut pâsser tôt ou tard dans le eyloplasme, mais on l’y retrouve à peu près inchangé (Voir Fig. 3 et 4, PL XL), sauf dans quelques cas (Fig. 1, 2, 3, PL XLIT), où on ne l’aperçoit plus.
Au cours de la prophase, de bonne heure ou tardivement, la membrane disparaît. Ce fait, assez exceptionnel chez les Ascomycètes, doit être noté. Les mitoses se déroulent donc au sein d’une masse nucléoplasmique qui, à la périphérie, arrive à se confondre graduellement avec le eytoplasme (Fig. 14, 15, 16, PI XXXI).
La petitesse des objets et la rareté des divisions ne nous ont pas permis de nous rendre compte de la façon dont le
fuseau s'organise. Mais, nous avons pu mettre clairement en évidence des stades de métaphase montrant quatre chromosomes bivalents (Fig. 14, PI. XXXI) groupés dans la région moyenne du fuseau, sans qu'il y ait de plaque équatoriale parfaitement définie. Les centrosomes sont très nets, mais nous ne pouvons préciser leur origine intra.ou extranucléaire. Si le nucléole est encore présent dans le noyau en métaphase que nous avons figuré, sous forme d’une lentille dans la partie inférieure de la masse du nucléoplasma; dans les cas’ les plus fréquents, nous ne trouvons plus trace de cet élément.
La seconde mitose. — Nous ne l’avons observée, avec netteté, que bien rarement dans nos coupes. La Figure 15, Planche XX XI, représente deux métaphases avec fuseaux dirigés à peu près parallèlement à l’axe de l’asque. Les centrosomes, comme des points minuscules, sont à la limite incertaine du nucléo. et du cytoplasma. Ici encore, nous avons pu compter, dans la région moyenne des fuseaux, quatre chromosomes de grosseur naturellement moindre que celle des chromosomes vus à la prenuère
mitose.
La troisième «mitose. — Presque constamment, les chromosomes métaphasiques sont en contact, ce qui rend à peu près impossible leur comptage. Dans la Figure 16, Planche XXXI, où l’on ne voit que trois fuseaux sur quatre, le fuseau supérieur porte des chromosomes séparés et que l’on peut, par conséquent, compter ; or, ceux-ci sont encore au nombre de quatre.
Pas plus dans cette figure que dans la précédente, nous n’observons de nueléole ni de démarcation nette entre le noyau et le cytoplasme environnant.
Les ascospores. — Les huit noyaux formés à la suite de la troisième cinèse, occupent une position latérale dans
l’asque (Fig. 17, PL XXXI). Ils sont distincts, quoique d’une extrème petitesse.
L’ascospore adulte étant tétracellulaire, chacun des noyaux précédents subit deux mitoses successives. Nous n'avons pu étudier, dans cette espèce, le mode de formation des ascospores. Nos préparations ne nous montrent, tout d’abord, que des embryons fusiformes (Fig. 19, PI XXXI) ne possédant encore qu’un noyau. Ces éléments embryonnaires mesurent 10-114 X 1,2-2,2 uw. Le cytoplasme y est très dense, quelquefois de structure réticulée, finement granuleux et très chromophile.
La première division des noyaux est indirecte, comme nous avons pu le constater malgré l’exiguïté des objets ; elle aboutit, par suite de la constitution d’une cloison transversale, à la formation d’une spore bicellulaire, souvent un peu incurvée, et entourée d’une membrane épaisse (Fig. 18, PL XXXI; à gauche).
Chaque noyau se divise encore une fois, sans doute par voie indirecte, pour donner finalement une ascospore tétracellulaire dont nous figurons quelques spécimens (F. 18,
PI. XXXI, à droite).
En résumé, nous trouvons chez A. Aurelra :
19 Des hyphes ascogènes à articles binucléés avec boucles d’anastomose au niveau des cloisons transversales.
20 Des asques terminaux formés aux dépens de la pénultième cellule des hyphes, et des asques latéraux formés aux dépens de l’article servant de pédoncule à lasque terminal, ou d’articles plus inférieurs, exactement comme dans Pyronema conjluens [33], Helvella elastica Hotte:
39 Un nombre de chromosomes constant et égal à quatre
pour chacune des trois mitoses dans l’asque.