‹ Contribution à la connaissance de la cellule nerveuse: La cellule nerveuse d'Helix pomatiaChapitre 15 sur 23 · Marchand. Revue «de Psychiatrie, juillet · texte numérisé non relu

Marchand. Revue «de Psychiatrie, juillet

Mes recherches personnelles ont porté sur des Chiens anesthésiés, insomniques, inanitiés, séniles, sur des Helix pomnatia bibernants, éveillés, nourris ou jeûnant, s’asphyxiant par immersion, en putréfaction; sur des Acera bullata placées dans l’eau douce ou empoisonnées par des brins de tabac, le cyanure de potassium, l'acide arsénieux, le chloral; des Bulla hydatis placées dans l’eau douce, mourant dans l'eau de mer non renouvelée, soumises au chloroforme; des Philine aperta transportées dans l’eau douce.

L'action de ces divers facteurs sur la cellule nerveuse a déjà été étudiée par de nombreux auteurs chez divers animaux, mais la bibliographie de ces questions est difficile à réunir, car les travaux qui en traitent sont dispersés dans les recueils les plus divers : revues physiologiques, médicales, psychiatriques où il est laborieux pour un histologiste de les rechercher. Je citerai dans les chapitres suivants ceux qui sont parvenus à ma connaissance sans toutefois espérer avoir réussi à être complet.

Pour faciliter l'exposition de ces recherches d'histo physiologie, je les diviserai en quatre chapitres : 4° nutrition, 2° fonctionnement; 3° pathologie et 4° mort de la cellule nerveuse; mais je dois dire que cette division est toute conventionnelle et que l’on ne saurait voir dans la cellule nerveuse des structures spécialement nutritives, d’autres spécialement fonctionnelles, etc.

NürRITION.

Nous avons déjà décrit diverses hypothèses émises sur le rôle nutrilif de telle ou telle partie de la cellule nerveuse. Nous avons signalé l'opinion de certains auteurs qui admettent que la névroolie ou les prolongements dendritiques ont un rôle exclusif de

nières sont les plus fines, les plus précises et ne pas admettre, ni vouloir prouver qu'à tout état nerveux ou mental morbide doit correspondre une lésion connue des centres nerveux. Puisque nos méthodes histologiques actuelles ne permettent pas de distinguer la veille du sommeil, la veille de l'anesthésie, faut-il compter sur elles pour connaitre les délires, les psychoses ?

nutrition ; la théorie de ceux qui voient dans la cellule des voies sanguines où lymphatiques; l'hypothèse qui fait de la substance chromatophile ou des grains pigmentaires un produit de réserve.

C'est une tendance très fréquente de dissocier les structures morphologiques en nutritives et fonctionnelles; on a même créé pour les différencier dans la cellule deux noms : trophoplasma, kinétoplasma. Malheureusement, s’il est facile de dire qu'une cellule contient deux sortes de cytoplasma, il est plus difficile de savoir dans quelle catégorie placer les structures que nous observons. La substance chromatophile, par exemple, que plusieurs auteurs nomment kinétoplasma et considèrent comme créatrice de l'énergie nerveuse, est interprétée par d'autres comme réserve alimentaire”.

Il semble donc bien que nutrition et fonctionnement sont intimement liés et que nous ne pouvons qu'insuffisamment distinguer, parmi les structures morphologiques que nous connaissons si mal, celles qui sont principalement nutritives (réserves, produits de déchet, etc.) de celles qui produisent surtout l'énergie nerveuse.

Non seulement, l'on ne peut nettement distinguer dans la cellule nerveuse des substances trophoplasmiques et d’autres kinétoplasmiques, mais encore on ne peut admettre des régions cellulaires trophiques et d'autres fonctionnelles. L'hypothèse de Golgi sur le rôle nutritif des dendrites a d’ailleurs été détruite par l'observation que les dendrites ont la même structure que le reste de la cellule, et que, dans la plupart des cas, ils servent évidemment à la conduction.

J'ai déjà parlé des voies nutritives intracellulaires et montré que l’examen attentif des faits ne confirme pas leur existence. La cellule nerveuse est celle qui présente la plus grande surface par rapport à son volume; le nombre de ses prolongements et

4. On est étonné de voir certains physiologistes, qui cependant confondent souvent la physiologie nerveuse et la psychologie, séparer la nutrition du fonctionnement des centres nerveux.

Quand, par exemple, on analyse les gaz du sang des artères allant au cerveau et des veines en revenant, peut-on connaître 11 part qui revient à la nutrition

cellulaire et celle qui revient au fonctionnement, dans la diminution de l’oxygène et l'augmentation de l’acide carbonique observés?

de leurs ramifications lui assure un immense contact avec le milieu qui la baigne; l’osmose et l’imbibition peuvent nous suffire pour comprendre le mécanisme de ses échanges sans admettre qu'elle a besoin d’être perforée, canaliculisée.

Toute la cellule est donc à la fois le siège de phénomènes nutritifs et fonctionnels. Si nous divisons leur étude en deux chapitres, c'est pour grouper les expériences d'inanition, d’embolie, de ligatures d’artère, ete., d’une part, celles d’excitation électrique, de fatigue, d’insomnie, etc., d'autre part, bien plus que pour distinguer ce qui dans la cellule est trophique ou fonctionnel. Cette division est, comme je l'ai déjà dit, toute conventionnelle et tel facteur, comme la température ou le sommeil hibernal que j'étudierai au chapitre IE, pourrait aussi bien trouver place au premier chapitre.

Le problème que nous examinons peut se poser ainsi : l'expérience physiologique nous apprend que le sang veineux provenant des centres nerveux renferme moins d'oxygène et plus d'acide carbonique que le sang artériel y arrivant; de plus, on a signalé dans le sang veineux des produits de déchet tels que l'acide sarco-lactique et la choline; pouvons-nous, histologiquement, constater quelque modification des cellules nerveuses en rapport avec ces échanges?

Les méthodes employées jusqu'ici pour étudier ces phénomènes ontété, chezles Vertébrés, le jeûne plus ou moins complet et prolongé, l'anémie par saignées répétées, la ligature d’artères, l'embolie, et, chez les Invertébrés, l'alimentation et l'inanition.

Aucune de ces méthodes ne produit seulement que des changements de nutrition des cellules nerveuses; toutes ont des effets complexes et mal connus : variations respiratoires, cireulatoires, sécrétoires, elc.

L'inanition à été le procédé de beaucoup le plus employé. Rosenbach (1884), Coen (1890), dans l'inanition aiguë, ont signalé l’atrophie des cellules. Peri (1892) a examiné le système nerveux de trois Lapins morts après trois à cinq jours d'inanition, deux Chats morts après quinze jours et ayant perdu 43 à 45 p. 100 de leur poids, deux Chiens ayant jeûné 24 et 3% jours, sans toutefois être privés d’eau et ayant perdu 43 à 4% p. 100 de

leur poids; il a constaté des lésions faibles chez les Lapins, plus grandes chez les Chats, plus grandes encore chez les Chiens. Les Chats présentaient seulement quelques cellules à plasma homowène; les Chiens montraient une dégénérescence hyaline plus élendue. A. Monti (1895) a expérimenté sur des Lapins morts ou sacrifiés du septième au quinzième jour, après jeûne absolu; le cerveau présentait des cellules normales et d’autres dont les extrémités des prolongements dendritiques étaient altérées, variqueuses, sans épines; Monti en conclut, comme Golgi, que les dendrites ont un rôle nutritif. Ganfini (1897), étudiant par la méthode de Nissl des Lapins tués après cinq à sept jours de jeûne, a vu un appauvrissement de la substance chromatophile, un grossissement des noyaux, le dédoublement des nucléoles. Lugaro et Chiazzi (1897) ont examiné des Chiens tués après 31, 42, 62, 64 jours de jeùne et des Lapins tués après 12 et 13 jours; ils ont observé des allérations tardives, variant individuellement de siège et d'intensité, commençant par la partie chromatophile du eytoplasma, la partie achromatique et le noyau n'étant atteints que dans les stades avancés; ces altérations, très différentes de l’atrophie, sont identiques à celles des empoisonnements et indiqueraient, non une simple insuffisance de nutrition, mais bien une auto-intoxication d'origine intestinale qui s’aggraverait rapidement dans les derniers jours de la vie. Schañffer (1897), soumettant des Lapins soit à l’inanition complète, soit au jeûne sans privation d’eau, a constaté que, dans le second cas, les lésions sont très faibles, landis que, dans le premier, il v a chromatolyse, vacuolisation, augmentation de colorahilité du noyau. Daddi (1897) a comparé des Chiens insomniques, les uns nourris, les autres jeùnant, et a constaté chez ces derniers des lésions plus graves : gonflement cellulaire, déplacement du noyau, chromatolyse, vacuolisation. Puglisi-Allegra (1900), étudiant des Chiens et des Cobayes après un jeûne plus ou moins prolongé, a vu des modifications semblables. Martinotti et Tirelli (1901), examinant des ganglions intervertébraux après 15 à 35 jours d'inanition, ont observé peu de modifications : certaines cellules sont peu colorables, ce qui serait dù à un changement qualitatif plutôt qu'à une réduction quantitative de la substance chroma-

tophile, quelques-unes sont très désagrégées, la zone d’origine du cylindraxe est souvent élargie. Geeraerd (1901) a constaté, par la méthode de Nissl, que l’inanition prolongée amène une diminution de la substance chromatophile moindre que celle produite par la fatigue. Marchand et Vurpas (1901) ont signalé la disparition précoce de la substance chromatophile et l’atrophie de Ia cellule et de son noyau. Riva (1905), chez un Chien tué à la période agonique de l'inanition, observa par la méthode de Donaggio des corpuscules intracytoplasmiques semblant en rapport avec des irrégularités du réseau neurofibrillaire et des vacuoles. Dans un second travail paru la même année, il examina des Lapins et des Chiens tués pendant la phase terminale de l’inanition; il constata que le réseau endocellulaire présente une grande résistance, même après Ja vacuolisation. Donaggio (1906) vérifia que le réseau fibrillaire est très résistant chez le Lapin adulte pendant l'inanition; comme il ne subit pas de modifications par le froid, Donaggio associa les deux facteurs, froid et inanilion, et constata qu'alors il présente de grandes altérations. Gourewitch (1906), par la même méthode, observa de faibles lésions du réseau neurofibrillaire dans le jeûne associé à l’intoxication tétanique. Marinesco (1906) observa, par la méthode de Cajal, dans des intoxications par la morphine ou la strychnine combinées avec l'inanition, des modifications considérables des neurofibrilles : coalescence, hypertrophie. Bali (1907) avant constaté que ni le jeûne, ni la thyro-parathyroïdectomie complète ne produisent de lésions du réseau, associa ces deux agents et, par la méthode de Donaggio, reconnut également des lésions graves du réseau neurofibrillaire.

Chez les Invertébrés, Cajal (1904) étudia par sa méthode des Sangsues ayant jeûné deux mois ou plus et d’autres ayant sucé un Chien quatre jours auparavant, les premières présentaient un réseau incomplet, fragmenté, localisé surtout versle cylindraxe, les secondes, au contraire, avaient un réseau complet, pâle et très fin. Dustin (1906) confirma ces observations.

L'anémie a été employée moins fréquemment. Massaro (1899), en faisant des saignées répétées à des Lapins, a observé des altérations de la substance chromatophile, l'atrophie variqueuse

des dendrites de cellules inégalement réparties suivant les organes et les régions. On pourrait en rapprocher les observations de Mourre (1904), qui a décrit chez deux Cobayes femelles épuisés par la lactation un aspect confus, peu différencié de la substance chromatophile, chez un Cobaye très maigre un aspect poussiéreux des corps de Nissl, chez un Cobaye mal nourri, ayant en dix-sept jours diminué de 261 grammes, un aspect un peu diffus de la même substance.

La ligature d'artères, et principalement celle de l'aorte primitive ou de l'aorte abdominale, a été employée par divers auteurs pour étudier l'influence de l'arrêt circulatoire sur les cellules nerveuses. Marinesco (1896) chez de jeunes Chats a observé, après ligature de l'aorte abdominale, une chromatolyse généralement périphérique. Ballet et Dutil (1897) signalèrent également une chromatolyse comparable à celle produite par section des nerfs périphériques. Righetti (1898) a observé, dans ces conditions, une diminution de taille et des modifications de colorabilité sans toutefois qu'il y ait véritable chromatolyse. Marinesco (1904), par ia méthode de Cajal, a constaté, quatre heures et demie après la ligature, des altérations de presque toutes les cellules consistant en dilatation du réseau neurofibrillaire dont les éléments sont granuleux, et en formation de vacuoles; chez un Lapin mort quatorze heures après ligature de l'aorte abdominale, il a vu l’'homogénéisation des noyaux, la rupture et la fragmentation des prolongements, la vacuolisation cytoplasmique ; Marinesco en conclut que les neurofibrilles sont encore plus sensibles que la substance chromatophile puisqu'elles ont disparu dans des cellules encore chromatophiles. Gentès et Bellot (1904), sacrifiant des Chiens vingt et une heures après ligature de la carotide primitive, ont constaté dans les cellules de l'écorce cérébrale une altération commençant dans la zone périnucléaire et s’étendant à tout le cytoplasma puis aux prolongements, altération consistant en épaississement, fragmentation, disparition des neurofibrilles, puis homogénéisation du noyau. Amato (1904) à observé chez le Lapin que les lésions apparaissent une heure après la ligature et se suivent ainsi : chromatolyse périphérique, colorabilité de la substance achromatique, vacuolisation, homo-

généisation et atrophie du noyau, état müriforme, parfois vacuolisé du nucléole; si la compression ne dure qu'une demiheure, les cellules nerveuses peuvent se séparer et l'on observe, à partir de la huitième heure, le retour à l'état normal qui débute par la périphérie. Cerletti et Sambalino (1905) ont étudié par la méthode de Donaggio l’état des cellules nerveuses 30 à 40 heures après occlusion de l'aorte abdominale, et ont vu quelques altérations du réseau neurofibrillaire : raréfaction, épaississement, varicosités des fibrilles. Dustin (1906), chez de jeunes Chats, a observé l’ectopie nucléaire, une chromatolyse périnucléaire ou un état apycnomorphe avec pulvérisation des corps de Nissl; chez de jeunes Lapins morts trois à cinq heures après la ligature, il n'y a pas d’altérations fibrillaires; chez de jeunes Chats ayant vécu plus longtemps, les fibrilles s’hypertrophient puis deviennent granuleuses, surtout dans le corps cellulaire: ces altéralions sont inégales dans les diverses cellules.

L'arrêt de la circulation dans un territoire nerveux peut être obtenu par embolie. A. Monti (1895) a injecté des substances pulvéralentes dans la carotide interne de Chiens et de Lapins; les cellules nerveuses des foyers emboliques ont des dendrites variqueux; la varicosité apparaît cinq heures après l'injection et commence par les ramifications les plus fines des dendrites; ce n'est que quarante-huit heures après que le corps cellulaire et le cylindraxe sont altérés. Monti voit dans ces faits un argument pour la théorie de Golgi sur le rôle nutritif des dendrites. Lamy (1897) a étudié les altérations de la moelle par le même procédé; les cellules nerveuses sont rapidement atteintes : les unes sont pâles, boursouflées, à contour peu net, d’autres sont ratatinées; toutes sont atteintes de nécrobiose et séparées de leurs prolongements.

Ces expériences sur la circulation n'ont pu être poursuivies chez les Invertébrés qui n’ont pas de système circulatoire clos.

J'ai examiné l'écorce cérébrale du lobe frontal d'un Chien!

1. L'observation de ce Chien, comme de tous ceux dont il sera question plus loin, fait partie d’une série de recherches entreprises en collaboration avec H. Piéron, (ont nous avons déjà publié quelques résultats et dont l'exposé d'ensemble paraîtra prochainement.

mäle de 41 kilogr., qui fut soumis à l’inanition complète depuis le 44 octobre 1907 au matin jusqu'à sa mort survenue le 10 novembre suivant dans la soirée. L’écorce de ce Chien, mort après 27 jours d’inanition, fut examinée par trois méthodes différentes : méthode ordinaire au glychémalun-éosine, méthode de Nissl modifiée par Lenhossék, méthode de Bielschowsky. Les altérations cellulaires étaient grandes; le noyau parfois diminué et très souvent excentrique, le nucléole excentrique, les vacuoles cytoplasmiques très fréquentes et souvent énormes, les dendrites variqueux (varicosités dues à la présence de vacuoles), la chromatolyse très fréquente, parfois totale, souvent périnucléaire .

Chez des Helix pomatia sortant du sommeil hibernal et par conséquent n'ayant pas mangé depuis plusieurs mois, les cellules nerveuses ont par contre un aspect normal ; mais dans ce cas l’inanition s'accompagne de léthargie et les conditions expérimentales ne sont pas comparables. Nous en reparlerons plus loin.

En résumé, de toutes ces observations se dégage cette conclusion : l'examen histologique des cellules nerveuses ne nous permet pas de constater leurs échanges nutritifs normaux. Nous ne voyons se produire de modifications que dans des états de dénutrition profonde : inanition prolongée, anémie grave, arrêt persistant de la circulation. Tous ces troubles ne sont pas simplement des états de dénatrition, mais s’'accompagnent de beaucoup d’autres réactions mal connues, si bien que les changements que nous observons alors dans les cellules nerveuses ne sont pas dus uniquement — ni peut-être ni même principalement — au manque de nourriture. Quel que soit le procédé employé pour produire le trouble cellulaire, les lésions sont toujours inégalement réparties dans les divers centres et dans les diverses cellules de chaque centre, sans que nous connaissions les causes de cette inégalité. Les changements cellulaires observés sont seulement ceux que des méthodes histologiques précises permet-

1. J'ai déjà dit pourquoi je ne parle pas ici des modifications du réseau neurofibrillaire ; ce sont justement ces recherches d’histo-physiologie qui m'ont montré

l'incertitude des méthodes d’imprégnation à l'argent pour l'étude des variations des fibrilles.

tent de connaître; ils sont d'autant plus certains queles méthodes sont plus sûres. Ils consistent surtout en chromatolyse périnucléaire ou totale, en vacuolisation du cytoplasma et des dendrites (d'où probablement leur aspect moniliforme), parfois en déplacement du noyau et du nucléole. Les lésions plus graves sont l’homogénéisation du noyau et la destruction de la cellule. Les lésions des neurofibrilles, observées fréquemment par la méthode de Cajal, rarement par celles de Donaggio, semblent par cela même difficiles à préciser. Toutes les structures de la cellule, substance chromatophile, neurofibrilles, qu'on à étudiées méthodiquement, subissent des modifications; on ne saurait donc parler de substances spécialement nutritives ou résiduelles.

IT

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