HEURES
Fig. 6.
dans ces conditions un mélange plus ou moins jaune d’hémihydrate et de monohydrate; ce fait explique la différenciation de couleur présentée
par « l’acide tungstique », dont il est si souvent question dans les mémoires.
L'hémihydrate pur est blanc. Il décante très mal.
On l'isole facilement par évaporation, au bain-marie, de l’eau qui le baigne, suivie de dessiccation à 1000, On obtient ainsi une poudre blanche très fine.
Ce produit est
{ —HEURES— à
—MOL, H2 Oo— \ \ % \
Fig 7,
soluble lentement dans la soude normale, plus difficilement et partiellement dans l’ammoniaque. Il est très stable et ne se modifie pas après contact de 24 heures, dans HCI concentré à 100°.
L'analyse donne une teneur en eau de 4 0/0, nombre légèrement
12 GUY BIEHLER
supérieur à la valeur théorique (3,6 0/0) pour TuO;.0,5H20, ce qui peut être impliqué à de l’eau d’adsorption.
La quantité de sodium présent apparaît comme négligeable (inférieure à 1 o/o), ce qui élimine l'hypothèse que ce corps blanc serait un tungstate très acide.
La courbe de déshydratation de ce composé blanc (20° à l'heure), montre (fig. 7) un palier P un peu irrégulier, dû à une légère quantité d’eau fortement adsorbée, fait qui s'explique par la très grande finesse du produit; vers 2500 seulement, on remarque un départ d’eau, mais assez lent.
Cette expérience confirme la formule TuO;, 0,5H:0 du corps et sa stabilité particulière.
B. — DÉSHYDRATATION À TEMPÉRATURE CONSTANTE
Les différents composés décelés par les courbes de perte de poids en température linéairement croissante, ont été maintenus à température fixe pendant 3 à 5 jours (2 g. environ par essai).
Fig. 8.
Dans cette épreuve, chaque composé défini doit garder un poids constant à deux températures au moins, suffisamment distantes. Les résultats correspondent aux figures 8 et 9.
Le passage de l’hydrate jaune à 2H,0 à l’oxyde se fait par l’intermédiaire du monohydrate (fig. 8).
Le produit gélatineux se déshydrate par l’intermédiaire d’un hémihydrate (fig. 9).
OP ——m————— os WO3
O5 CerémwQwmrQrg 2 WOQ3,H2 0
Fig. 9.
En résumé, l’étude de la déshydratation des hydrates de l’oxyde TuO; met en évidence (température linéairement croissante) et confirme (température constante) l'existence de trois hydrates et d’un produit gélatineux mal défini.