ÉTUDE POTENTIOMÉTRIQUE DE LA PRÉCIPITATION DES ACIDES TUNGSTIQUES
La méthode employée est classique. On utilise un pH-mètre Jouan à électrode de verre, légèrement modifié pour permettre des mesures continues. À cet effet, le vase de mesure primitivement prévu pour l'appareil, de capacité trop petite, est remplacé par un petit bécher de 100 cm, isolé par un support en rhodoïd. Une agitation mécanique est prévue, et les réactifs sont ajoutés au moyen de burettes préalablement contrôlées.
Les mesures correspondent, sauf indications contraires, à 180 et à des volumes de solutions variant de 50 à 100 cm.
L'étude potentiométrique de l’acidification progressive des solutions de tungstate neutre de sodium TuO,Na: a déjà été effectuée par plusieurs auteurs. |
Britton (11) obtient une courbe avec un seul point d’inflexion, correspondant à un sel du type 4TuO;,.Na:0. Il remarque que le pH de la solution, après l’addition d’acide, n’atteint sa valeur stable que lentement.
D’autres auteurs en opérant plus lentement (Küntzel, Riess, Erdmann (12)), ou à chaud (Rosenheim et Wolff (13)), atteignent plus complètement l'équilibre.
Le point d’inflexion correspondant au sel 4TuO;Na20 est d’autant plus marqué, c’est-à-dire la variation du pH est d’autant plus brusque que l’équilibre est plus complètement atteint.
Dans les cas précédents, les solutions étaient relativement diluées, de l’ordre de 0,1 N. En opérant sur des solutions plus concentrées (i mol.-g./litre) Vallance et Pritchett (14) ont obtenu un deuxième point d’inflexion, mettant en évidence le paratungstate.
16 GUY BIEHLER
Souchay (10), opérant en présence d’ions étrangers (CI, S07) a mis de même en évidence deux points d’inflexion, un pour le paratungstate et un autre pour le sel 4TuO;.Na:0.
Remarque. — Dans la suite, le sel de composition 4TuO;NaO, est nommé tétratungstate et non pas métatungstate suivant son nom habituel, sans distinguer, pour le moment le métatungstate vrai et le pseudo-métatungstate, qui ont tous deux le même rapport acide/base.
Voici notre étude :