LAON
rasant la face profonde du derme. Incision du muscle droit et décollement du péritoine pour rejoindre par cette voie l’anneau crural.
Le greffon est suturé au ligament de Gimbernat, au ligament de Cooper, et à l’arcade crurale.
Pour fermer l’incision du muscle droit qui livre passage au greffon, on lie au catgut les bords supérieur et inférieur du pédicule du greffon, avec les bords correspondants du muscle droit. :
On rapproche les bords de la plaie d'emprunt du greffon, et on suture aux erins.
Ce procédé n’est indiqué que pour les hernies à anneau très large, et pour celles qui présentent de la tendance à la récidive.
MYoPLASTIES
Beaucoup d’auteurs se sont servis des muscles pour obturer l’anneau crural.
Salzer (1892) propose de fermer l'anneau crural au moyen d'un lambeau taillé dans l’aponévrose du muscle pectiné. Il dissèque ce lambeau aponévrotique jusqu’à son insertion à la crète pectinéale, et le suture à l’arcade de Fallope.
Cheyne se sert d'un lambeau comprenant toute l'épaisseur du muscle pectiné recouvert de son aponévrose.
Schwartz a décrit, dans les thèses de Geslard et Bufnoir, un procédé qui consiste à prendre un lambeau musculaire dans le moyen adducteur. :Ce lambeau, à base inférieure et à large pédicule supérieur, est relevé contre l'anneau et suturé à l’arcade de Fallope et à l’aponévrose pectinéale.
De Garay emploie le couturier ; et Pouchet le premier adducteur.
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Nous rangeons à côlé de ces procédés, les myopathies par glissement, qui utilisent les muscles de la paroi abdominale attirés dans le trajet herniaire sans seclion.
Codivilla (1898) désinsère du pubis les insertions de l’arcade crurale, ce qui permet de lier le sac plus haut. Dans un premier temps, il suture au pectiné, la partie inférieure des muscles transverse et petit oblique, accrochés à travers l'anneau : dans un second temps, il suture de même l’arcade crurale au pectiné.
Guibé et Proust (1904) sectionnent horizontalement le ligament de Gimbernat ; puis ils suturent de même le petit oblique et le transverse au ligament de Cooper et réunissent l’arcade au pectiné.
Nous placerons à côté des procédés autoplastiques ceux qui ferment l'anneau, uniquement avec le moignon du sac et de l’épiploon.
Kocher utilise le sac. Après réduction de son contenu el après l'avoir isolé et tordu, il Je fait passer par une petite ouverture pratiquée au-dessus de l’arcade fémorale, à travers l’aponévrose du grand oblique, à laquelle il le fixe ; il réunit ensuite le ligament de Poupart à l'aponévrose pectinéale. Les autres procédés analogues (torsion du sac de Ball, reploiement en haut de Buchanan), ne sont que des variantes “de celui de Kocher. Tous ces procédés ont un grand inconvénient : le sphacèle possible et la suppuration conséculive.
ND
3° Procédés utilisant l’'abaissement de l’arcade crurale