‹ Contribution à la cure des fistules vésico-vaginalesChapitre 22 sur 35 · ER · texte numérisé non relu

ER

part des auteurs, pour ne pas dire par {ous les auteurs, tant en France (Legueu, J.-L. Faure, Gayet, Michon, Toupet, Lagoutte) qu'en Amérique, où elle compte les plus chauds partisans (Child, Emett, Mayo, Ward), et en Allemagne (von Franqué).

Le modèle le plus employé est la sonde de Pezzer ou celle de Malécot, à ailettes, celle de Lebreton, à bout souple; certains (Chevassu) préfèrent une sonde

en gomme qui irrite moins la vessie; les auteurs recommandent de veiller au bon fonctionnement de

la sonde, soit par’ des lavages biquotidiens (Gaumé), soit par le changement quotidien du cathéter (Legueu, Emett, Waldo). à

Telle est la méthode de drainage qui fut tout d’abord suivie par M. Marion (obs. I à XXXIV); une sonde de Pezzer à demeure était mise en place ét n'était jamais touchée que pour de petits lavages espacés, destinés à en assurer la perméabilité : si la sonde se bouchait, elle était remplacée. Or, dans deux cas successifs (XXXIII, XXXIV), il fut nettement mis en évidence que la sonde à demeure nuisait à la réparation de la fistule vésico-vaginale. II s'agissait de deux malades opérées à l'hôpital! Lariboisière, Service Civiale, pour des fistules avoisinant le col. Chez les deux malades, l'opération avait élé très facile et les fistules auraient dû se fermer; la fermeture complète de la vessie fut pratiquée et une sonde de Pezzer placée dans l’urètre; chez les deux malades, l'échec fut complet. Quelque temps après, une nouvelle .opération était tentée et, après ferme-

ture des fistules, par voie haute, un drainage hypogastrique était laissé; or, malgré des tissus cicatriciels et une opération plus difficile, ce furent cette fois deux très beaux succès.

En effet, beaucoup de fistules vésico-vaginales, les obstétricales en particulier, siègent. presque immédiatèément au niveau du col; ceci a pu être constaté à maintes reprises, quand on aborde des fistules par voie haute; et, lorsqu'on place une sonde de Pezzer, pour faire écouler l'urine après l'opération, le pavillon de la sonde de Pezzer appuie obligatoirement sur la plaie vésico-vaginale réparée; on comprend que, dans ces conditions, la suture tienne mal.

b) La dérivation sus-pubienne des urines, dans la cure des fistules vésico-vaginales, est pour -M. Marion d’une importance capitale; à tel point que nous avons pu voir notre maître, opérant une malade par voie basse, en raison de la situation de la fistule;, dériver les urines par l’hypogastre au moyen d’une cystostomie (XXXXIV); à tel point aussi que, réussissant à fermer d'emblée une fistule, déjà opérée trois fois sans succès par un professeur de clinique chirurgicale, il n'hésite pas à attribuer son succès à la suppression de toute sonde urétrale et à la dérivation des urines par une sonde hypogastrique (XLVIL)-: :

c) Le cathétérisme double urétéral permanent est employé avec succès par Cathelin (LV); la vessie est ainsi complètement asséchée pendant quinze

jours, ce qui facilite la réunion per primam. C'est

une ‘bonne méthode ; il semble tot telois au P par la. dérivation or on sse s uretères, qui risq

ere #

fist

| provoquer de Lemps | en à Lemps : une infection ascen- dante, d autant me que By

Page 1