LEE
Avivement et décollement des deux collerettes vaginale et vésicale. Suture de chacune. Drain coudé vésical et sonde de Pezzer à demeure. Re
Suiles opératoires. — Tout à fait normales. Mais un fait intéressant est à signaler : l'écoulement d’urine persistant après l'opération et après ablation du drain vésical et de la sonde ; on croit à un échec bpératoire. |
Le 15 février, on pratique un examen vésical complet : la vessie est garnie de liquide, mais, malgré la distension, l'écoulement vaginal n’augmente pas. On recommence l’expérience avec un liquide coloré de bleu de méthylène: le liquide qui s'écoule est incolore. On fait une piqûre d’indigo-carmin puis une cystoscopie et l’on constate en effet que l’orifice urétéral droit donne lieu à une éjaculation régulière et bien colorée (après dix minutes) alors que l’orifice gauche est absent et remplacé par une zone sclérosée. Il s’agit donc d’une fistule urétéro-vaginale associée,
Comme le rein droit est parfait au point de vue fonctionnel, on fait une néphrectomie gauche le 25#février 1913,
* Ogs. VII. Marion, 1913. — Mme P... Fistule vésicovaginale, Suite d'accouchement, en mars 1913.
Opération transvésicale en juin 1913, rue de la Chaise.
La fistule est petite : rune toute petite lentille, située un peu en arrière du col, sur la ligne médiane.
Technique habituelle, drainage sus-pubien.
Suites simples : guérison.
La malade sort en août, et revient un certain temps à la maison de santé pour des instillations de nitrate nécessitées par de la cystite,
Revue en octobre complètement guérie.
* Les observations marquées d’un astérisque proviennent de la clientèle privée de M. le Dr Marion.
Os. VIII. Marion, 1913. — Mme P..., 40 ans, ménagère,
entre salle Lailler, no 13, le 3 juin 1913, pour une large
fistule vésico-vaginale consécutive à ne hyslérectomie pour rupture utérine, faite dans un service d'accouchement trois semaines auparavant. |
- À l'examen, on constate l’existence d’ulcérations multiples au niveau de la vulve. Une valve placée dans le vagin montre l'existence d’une fistule très large, où l’on pourrait introduire deux doigts. Mais, avant de prendre aucune dé-termination, il convient d’altendre la cicatrisation complète de cette plaie et l’on met une sonde à demeure (Pezzer) qui est laissée en place, tout en la renouvelant, pendant un bon mois, Les ulcérations vulvaires guérissent.
Opération transvésicale le 8 juillet. — Taille vésicale. On découvre facilement la fistule, frès petite, située au milieu d’une cicatrice linéaire, entre les deux orifices urétéraux. Dédoublement. Suture en bourse du vagin. Suture en deux plans par points séparés de la vessie. Tube vésical coudé et sonde urétrale (Pezzer). :
Suites opératoires. — Normales au point de vue de la fistule qui guérit complètement. Mais l'apparition d’une phlébite retarde la sortie de la malade de l'hôpital jusqu’au
9 octobre,
Os. IX. Marion, 1914. — Mme L..., 55 ans, entre salle Lailler, lit no 13, le 12 février 1914, pour une fistule vési-
co-vaginale consécutive à une hystéreclomie pour cancer
de l'utérus.
Au spéculum, on voit l’urine sortir par une fistule, située très haut, sur la paroi antérieure du vagin, près de la ligne
médiane. Opération le 17 février. — On découvre facilement la
fistule dont lé pourtour est avivé, puis dédoublé sans difficulté. Suture en bourse sur le vagin (lin) et points séparés sur la muqueuse vésicale (catguts). Tube coudé vésical. Pas de sonde à demeure urétrale. <
Suites opératoires. — Très simples. La malade quitte le service, le 17 mars, complètement guérie.
Ogs. X. Marion, 1914. — Mme ‘M..., 24 ans, entre salle Lailler, lit no 10, le 16 février 1914. La nationalité russe
de la (malade, qui ne sait pas le français, rend l’interroga-
toire difficile:
En octobre 1910, accouchement laborieux avec forceps, suivi de fistule vésico-vaginale qui est réparée, par voie vaginale, en février 1911. Deux mois après cette intervention, apparaissent des phénomènes de cystite: polla-
kiurie, douleurs à la miction, qui sont traités par des ins-
tillations au nitrate d'argent.
Au moment où la malade entre (dans le service, les symptômes vésicaux, quoique amendés, persistent.
A la cystoscopie, on trouve des incrustations de la paroi vésicale, et, après avoir rempli la vessie, on remarque que le liquide s'écoule par le vagin.
Opération transvésicale le 28 février. — La vessie est rétractée ; l'abord est difficile. On aperçoit la fistule siégeant à deux millimètres en dedans de l’uretère droit, dont la proximité est très gênante. Le décollement largement poussé jà gauche, l’est peu à droite, limité par l’uretère. Suture en bourse du vagin. Points séparés sur la vessie, Tube coudé vésical,
Suites opératoires. — Dans lé courant de mars, on constate à nouveau l'écoulement d'urine par le vagin. Cet
ATP UT er A
HÉAbahieaiacr hdi
ENT écoulement est très faible mais persiste. Le tube- vésical est maintenu et donne issue à d’abondantes décharges.
Lie 2 imai, on intervient de nouveau par voie vaginale et on suture la fistule, de dimensions très petites, après simple avivement de la muqueuse. |
Le 12 imai, suivant le désir de la malade, on retire le tube sus-pubien, et on place une sonde de Pezzer urétrale, Les jours suivants, la malade est mouillée.
Le 30 mai, on retire la sonde de Pezzer. Les mictions se font tous les quarts d'heure le jour, et la nuit un peu moins fréquemment.
La malade sort dans cet état le 8 juin 1914.
Ogs XI. Marion, 1914. — Mme L..…., 30 ans, blanchisseuse, entre salle Lailler, lit no 16, le 10 mars 1914 pour une /istule vésico-vaginale post-puerpérale datant de cinq semaines. |
Opération le 4 ‘auril 1914. — Voie transvésicale. Opération facile, la fistule siège dans le bas-fond. Surjet en bourse sur le vagin après dédoublement des bords de la fistule, Points séparés sur la muqueuse vésicale. Tube coudé ivésical et sonde de Pezzer à demeure dans l’urètre,
Suites opératoires. — Très simples. Plus rien ne s'écoule par le vagin. On retire le tube abdominal le vingtième jour et la sonde urétrale cinq jours après.
La malade sort le 2 mai complètement guérie,
Ogs. XII. Marion, 1914. — Mme T.…, 36 ans, entre salle Laïiller, lit no 20, le 24 avril 1914 pour une fis{ule vésico-vaginale consécutive àune liystérectomie totale. Elle se plaint, outre son incontinence complète d'urine, de douleurs : vésicales violentes l’empêchant de se lever.
P. Viollet 6
‘février 1917 à Reims.
Au spéculum, on voit facilement la fistule, large comme une pièce de cinquante centimes, dans le fond du vagin,
juste en face de la cicatrice vaginale.
Opération le 2? mai 1914. — Voie transvésicale. Avivement et dédoublement des bords de la fistule, Suture en
deux plans. Tube coudé vésical et sonde urétrale. Aucun incident opératoire. Anesthésie générale à l’éther.
Suites opératoires. — Normales. Les urines ne passent
plus par le vagin. Mais des accidents uréniques et chloru-
rémiques se déclarent et la malade meurt le 24 juin malgré le traitement médical qui a été institué. L’autopsie
n’a pu être pratiquée.
* Oss. XIII. Marion, 1918. — Mme A... Fistule vésicovaginale suite d’'hystérectomie abdominale PrAMTIeS en Fistule large comme une pièce de un trade située au fond du vagin, à droite. .
Opération transvésicale, rue de la Chaise *le 22 mars 1918. Technique habituelle. Drainage sus-pubien.
Suites très simples, Guérison.
La malade sort le 4 mai. Revue en juillet en parfait
état,
O8s. XIV. Marion, 1918. — Mme M... 46 ans, entré salle Lailler, lit no 13, le 3, décembre 1917, pour une fisluleé vésico-vaginale consécutive à une hystérectomie totale pour cancer du col utérin.
Fistule, de dimension d’une pièce de un franc, siégeant
à la partie supérieure du vagin, ayant tendance à s’agrandir
dans les jours qui suivent l’entrée de la malade dans le:
service. Urines infectées. Oscillations de température.
£ NOEST ET à POP ON CPE PT
bise ss d'a bhé à 1,
bé diet din pal le
Se
l'EPFL
Opération de 23 juin 1918. — Cystostomie sus-pubienne. Avivement de l’orifice fistuleux dont on résèque les bords. Technique habituelle. Drain sus- PUBIEn et sonde urétrale à demeure. : | |
Suites opératoires. — La malade sort le 17 février. Il reste un petit pertuis presque invisible (tête d’épingle) qui
est fermé par voie vaginale un mois après. La malade
sort définitivement guérie le 18 avril.
O8s. XV. Marion, 1918. — Mme B..., 44 ans, entre
salle Lailler, lit no 30, le 29 octobre 1917 pour une fistule
vésico-vaginale, consécutive à une ablation de col utérin, par voie vaginale, pour métrite persistante après hystérec-
tomie subtotale.
La fistule, de la dimension d’une pièce de un franc, est siluée près du cul-de-sac gauche, en avant.
Opération transvésicale lé 6 février. — Technique habituelle. On répare, en même temps, une éventration abdominale consécutive à l'opération antérieure. Pas de drain abdominal, Sonde urétrale à demeure.
Suites opératoires, — La malade sort guérie le 10 mars.
O8s. XVI. Marion, 1918. — Mme M.., 50 ans, entre salle Lailler,‘lit no 4, le 18 février 1918, pour une fistule vésico-vaginale post-opératoire (hystérectomie lotale).
La fistule, plus large qu'une piècé de un franc, est située profondément sur la ligne médiane.
Opération transvésicale le 27 février. — Technique habituelle, Fermeture de la vessie et de la paroi. Petite mèche sous-cutanée, Sonde urétrale.
Suites opératoires. —, Satisfaisantes. La malade sort
guérie le 13 mars, Revue en parfait état en mai 1924.
M ren
Ogs. XVII. Marion, 1918. — Mme R.., 31 ans, entré salle Lailler, lit no 26, le 11 mars 1918, pour une /istule
vésico-vaginale consécutive à une ‘hystéreclomie vaginale,
pour cancer de l'utérus. La malade a déjà été traitée par le”
radium.
Opération transvésicale le 13 mars. — La vessie ouverte et écartée, on voit un orifice large, ovalaire, grand comme une pièce de "un franc, divisé par une bride large de un demi-centimètre, dont le fond paraît fapissé par la muqueuse vaginale. On emploie la technique habituelle. Fermeture complète de la vessie et de la paroi. Sonde urétrale à demeure, :
Suites opératoires. — Guérison complète. La malade sort le 27 mars 1918 et nous écrit le 20 mars 1924 qu’elle est restée depuis parfaitement continente.
O8s. XVIII. Marion, 1918. — Mme D.…., entre salle Lailler le 22 mars 1918 pour une petité fistule vésicovaginale, de la grandeur d’une lentille, consétulive à une hystérectomie totale.
Opération transvésicale le 27 mars. — Technique habituelle. | $
La malade sort guérie le 18 avril.
Ogs. XIX. Marion, 1918. — Mme V:…., 53 ans, entre salle Lailler, lit no 10, le 17 mai 1918, pour une fistule vésico-vaginale post-opératoire. La malade a subi en 1914 une hystérectomie totale pour « ulcère à la matrice ». Depuis ce moment, elle perd ses urines d’une façon presque continuelle, surtout dans la station debout. L’écoulement de l'urine serait plus abondant depuis un an. Deux tentatives de fermeture de la fistule ont été faites déjà lune le
Esors.
19 mars, l’autre le 13 juin 1914, par voie vaginale, et sans succès.
Au spéculum, on voit une fistule de la largeur d'une pièce de cinquante centimes, en arrière du bas-fond vésical,
Opération transvésicale le 25 mai 1918. — Ouverture de la vessie sur Béniqué. Mise en place de l’écarteur de Legueu à l’intérieur de la cavité. Découverte de la fistule ovalaire, entre les deux uretères. -
Dédoublement des bords jusqu'à une étendue de deux centimètres environ. Trois fils de lin sont passés et liés en bourse sur la portion vagihale, La muqueuse vésicale est suturée par quatre fils de catgut séparés, Fermeture complète de la vessie et de la paroi. Pas de drain intravésical. Sonde de Pezzer à demeure.
Suiles opératoires. — La malade reste pendant cinq jours dans le décubitus latéral. La sonde, laissée à demeure, est vérifiée fréquemment, puis retirée au bout de quinze jours. :
La malade quitte le service le 21 juin, ne perdant plus ses urines.
Revue le 28 mars 1924, la malade est restée parfaitement guérie, Au cystoscope ,on ne voit plus, à côté de l’orifice urétéral gauche béant, qu’une bride cicatricielle blan-
châtre tirant un peu ce dernier.
OBs. XX. Marion, 1918. — Mme M..., 52 ans, journalière, entre salle Lailler, lit no 15, le 10 juillet 1918, pour une fistale vésico-urélro-vaginale pratiquée par la malade même par manœuvre traumatique insuffisamment expliquie. La malade ne retient aucune goutte d'urine dans sa vessie.
Opération transvésicale le 13 juillet, — Incision de la
vessie qui est largement étalée par mise en place de V'écar- 3 teur de Legueu. On aperçoit alors une brèche large comme
une pièce de un franc, Décollement étendu. des muqueuses et suture en bourse, par trois fils de lin successifs, de Ja portion vaginale, ou de ce que l’on peut de la portion
vaginale, Suture au catgut fin de la muqueuse ES
après mise en place d’une sonde de Pezzer.
Fermeture de la vessie et de la paroi sans drainage suspubien. On se propose, dans un temps -ultérieur, de refermer la brèche urétrale par voie vaginale.
Suites opératoires. — Normales. Néanmoins, au bout : ‘de six semaines, il persiste une petite fistule, située sur la paroi antérieure du vagin, à 4 ou 5 centimètres du méat urétral. Cette fistule est réparée par voie vaginale le 7 septembre ; après avivement et enfouissemient par deux bourses au fil de lin, et suture de la muqueuse vaginale au crin.
La malade sort guérie le 7 octobre.
O8s. XXI. Marion, 1918. — Mme V...," 39 ans, entre salle Lailler, lit no 19, le 27 août 1918 pour une /isl{ule evésico-vaginale post-obstétricale (GTR
La fistule, de la dimension d'une pièce de cinquante centimes, et siégeant près du col vésical, a déjà été Pobjet de deux tentatives de fermeture par voie vaginale, faites à Rouen.
Opération transvésicale le 9 octobre, — Après ouverture large de la vessie, le col est marqu£ par un large orilice, pouvant admettre le petit doigt ei limité par une va'vule d'aspect cicatriciel. Dans l’orifice aboutissent à la fois Je canal et la fistu'e petite, laissant passer l’extrémité d’une
sonde cannelée.
On comm:nte par déorider la valvule à gauche, puis, on
We émis \ PE haie