‹ Contribution à la dosimétrie en rontgenthérapie de voltage élevéChapitre 10 sur 63 · PREMIÈRE PARTIE L’APPAREILLAGE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE L’APPAREILLAGE

La technique des hautes tensions comporte la résolution de deux problèmes, d’inégale difficulté.

Il y a, d’une part, la question du générateur de courant : en Amérique, des tensions de l’ordre de 1.500.000 volts sont obte-

nues [266].

Mais il y à surtout la question du tube émetteur de rayons rœntgen, dont la construction et la mise au point sont particulièrement délicates ©).

A. — En Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada). Les premiers chercheurs, nous l'avons dit, sont Américains.

1° L'un des premiers postes, sinon le premier en date, est celui monté par Lauritsen [206, 1411, dès 1930, au California Institute of Technology (Pasadena) 6).

Tension : 550 à 600 KV. pulsatoire (« peak »).

(4) Le nombre entre [| est le numéro d'ordre dans la classification bibliographique par ordre alphabétique.

(2) La question des hautes tensions est également à lordre du jour dans un autre domaine, celui de la métallo-ræntgengraphie, où des tensions de 220.000 à 500.000 volts sont actuellement exigées (par exemple pour étudier, pour « sonder » un bloc d'acier de 10 cm. d'épaisseur).

Le problème technique est d’ailleurs différent et se rapproche de celui de la rœntgengraphie médicale. Il faut

— d'assez fortes intensités : 20 mA., par exemple;

— des temps d'irradiation, relativement courts, se chiffrant par minutes, et non par heures. (Un tube de 220.000 V., 20 mA., est, par exemple, en fonctionnement dans les Laboratoires du ministère de l'Air, à Paris. En Amérique, dès septembre 1935 [117], 400.000 volts étaient atteints.)

(3) Dès 1928, un tube était en essai.

En juin 1933, on aurait atteint 750 kV., puis en août de la même année, 1.000 KV.

Pour donner une idée des dimensions et de la complexité de tels tubes, nous reproduisons (fig. 1) le schéma du tube à

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