‹ Contribution à la dosimétrie en rontgenthérapie de voltage élevéChapitre 15 sur 63 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Sans en arriver à cet optimisme qui fait écrire à Guében et Dumont [121] : « Au point de vue des rayons X, la solution du problème de la dosimétrie est réalisée d’une manière satisfaisante », on peut cependant admettre que, pour la rœntgenthérapie dite « pénétrante », c’est-à-dire correspondant à un voltage de 200 KV. avec une filtration suffisante, l’ionométrie se présente comme une méthode à la fois pratique et d’une rigueur scientifique suffisante.

Pour les voltages au-dessus de 200 KV. va-t-il en être de même ? L’ionométrie va-t-elle conserver la prépondérance méritée qu’on lui réservait jusqu'ici? Va-t-elle céder le pas aux autres méthodes physiques (photométrique, photographique, …) sans parler des tests biologiques ?

Avant d'envisager rapidement quelques tentatives plus ou moins récentes sur ce terrain, souscrivons à l'opinion de Glocker [106], que l’on doit, nous semble-t-il, toujours avoir présente à l'esprit. « … Il y a indépendance de la longueur d'onde seulement quand le faisceau d'intensité initiale donnée, y compris les rayons secondaires produits, est complètement absorbé dans l’appareillage irradié », et Glocker ajoute : « condition qui ne peut être pratiquement réalisée qu'avec les méthodes basées sur l'effet thermique ».

METHODES PHOTOMETRIQUES

Reprenant le principe du vieux fluoroscope de Guilleminot, les Américains Du Mond et Hoyt [77] ont, en 1932, mis au point un « intensimètre fluorescent », constitué par une portion d'écran fluorescent, que l'œil compare à une autre portion irradiée par un foyer de 2 mmg. de radium. Peur létalonnage. avec établissement de courbes, on est obligé de passer par l'intermédiaire d’une chambre d'ionisation étalon.

Les auteurs signalent les avantages d’un tel dispositif : absence de circuits électriques, robustesse, etc. Les écarts d'appréciation, suivant les observateurs, ne dépasseraient pas SADr 00)

Plus récemment, Mallet [222, 225] a construit un photomètre à cellule à couche d’arrêt, donnant donc des indications indirectes sur le rayonnement X; il l’a utilisé en téléræœntgenthérapie. La cellule serait « insensible, ainsi que les conducteurs, à l'influence du champ électrique, si lon a eu soin de mettre tout le système à la terre ».

Certains, comme Denier {68}, utilisent, après abandon d'un ionomètre tel que Fappareil de Hammer, la cellule photovoltaique de Bernheim.

Enfin, en décembre 1936, Herz [146] expose les recherches faites par la firme Agla, afin d'utiliser l'effet photo-électrique pour le dosage rœntgen (. Plutôt que d’'exciter directement la cellule au sélénium (ancienne méthode de Fursteneau [3601). il semble qu’il y ait avantage à passer par l'intermédiaire d'un écran spécial, dont la brillance est ensuite mesurée.

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