LES CONDITIONS GENERALES DES MESURES
Nous désirons envisager, sous ce titre, et préalablement à l'exposé de nos mesures, quelques points qu'il nous à paru utile de préciser, pour assurer, d’une manière générale, la correction de lexpérimentation.
A. — Constance de l'alimentation.
Une source de courant électrique d’une constance rigoureuse — accumulateurs, par exemple — est encore, on le sait, du domaine d’un avenir plus ou moins utopique.
Il reste, en attendant, à utiliser l'alimentation par secteur, en évitant, dans la mesure du possible, les causes d'irrégularités, les « à-coups ».
L'expérience nous a montré qu'il y avait intérêt à éviter les mesures diurnes. À ce moment, en effet, on note des variations de courant, nettement visibles à l’observation du milliampèremètre de chauffage des kénotrons, soit lentes (à l'heure de « pointe » des usines utilisant le courant élec-
trique), soit brusques, et ayant alors leur cause à l’intérieur du Centre anticancéreux lui-même :
__ mise en marche ou arrêt d’un poste de rœntgenthérapie VOISIN; — surtout, départ ou arrêt de l’ascenseur desservant les sept
étages du Centre.
Nous nous sommes donc efforcé de faire nos mesures la nuit, à partir de 21 heures (heure d’arrêt de l'ascenseur), et, de ce fait, nous avons obtenu une alimentation régulière, mise À part une saute de courant vers minuit (due sans doute à la fermeture des salles de cinéma).
Ajoutons, d’ailleurs, que ce travail de nuit nous a paru présenter les plus grands avantages, non seulement du fait de la constance de l’alimentation, mais encore
— du fait que le poste à utiliser doit être réservé au traitement des malades durant la journée ();
— du fait également que, le jour, il est parois difficile d’utiliser les ionomètres des différents modèles, en service pour les traitements;
— du fait, enfin, qu'il nous a paru intéressant de ne pas trop fractionner les séances de mesures et que nous aimons disposer, dans certains cas, d'une marge de temps de 4 à 3 heures en moyenne (y compris la mise en marche du tube), pour une série de mesures.
Nous nous excusons de ces précisions, qui ne paraîtront pas sans doute superîlues à ceux qui sont accoutumés à faire des mesures de rayonnement dans un centre de traitement.
B. — « Stabilisation » du tube.
Certains (Gross [116[, Taylor et Stoneburner [340]) ont souligné le fait que, au début d'une séance de rœntgenthérapie, on constate une augmentation progressive du rendement, en
(1) Les jours non ouvrables, l'ascenseur fonctionne.
roi
corrélation avec l'augmentation gradueile de la température du tube rœntgen.
Nous avons nous-même constaté ce phénomène, qui peut provoquer de regrettables erreurs dans les premières mesures faites, qui sont justement, le plus souvent, les doses en surlace du fantôme.
(A titre d'exemple : Tube n° 2. — T. C. = 350 kV.
Rendement, dès la tension atteinte : 6,6 r/min.; Rendement, 10 minutes après : 7,2 r/min.).
Comme conséquence, nous nous sommes astreint à faire fonctionner le tube — une fois son « chaulfage » terminé et la tension maxima de mesure atteinte — 3) minutes en moyenne avant de commencer nos mesures.