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C. — Ouverture du faisceau irradiant. Son homogénéité

Nous avons utilisé la méthode photographique, irradiant un film radiographique de dimensions 30 x 40 cm. à une distance focale de 100 cm.; puis le traitant (développement, fixation.) avec les précautions que nous avons déjà énumérées.

Le rœntgengramme ainsi obtenu a une forme circulaire (section d’un cône par un plan perpendiculaire à l'axe), avec cependant amputation, du côté cathodique, d’un secteur de petites dimensions (hauteur, 3 cm., corde, 9 cm.); cette particularité est à noter, sinon pour les irradiations de rœntgenthérapie localisée, tout au moins pour la téléræntgenthérapie (nous avons constaté que la cause en est une dissymétrie de l'orilice de sortie).

Le rayon du cercle d'irradiation est égal à 26 em. 5, soit un diamètre D de 53 cm. et une surface irradiée d'environ 2.200 cm°.

Cette mesure, à 100 cm. de distance, permet de prévoir la dimension du champ à des distances plus importantes, en vue de la télérœntgenthérapie :

Distance focale : 200 cm. D=t00: cr:

Distance focale : 250 cm. DS Cm

Ces résultats sont de l'ordre de ceux de Cottenot, Cabesas et Massiot [37] qui ont trouvé un diamètre de champ de 146 cm. pour une distance focale de 3 m. 34.

Ces auteurs remarquent, d’ailleurs, que Fintensité du champ diminue considérablement pour D > 140 cm.

D'autre part, Mallet [221] signale que « angle solide du cône de rayons, permettant une irradiation sensiblement homogène, est d'environ 40° ».

La question de lhomogénéité de la tranche du faisceau rœæntgen est envisagée, en particulier, par Bouwers et Diepenhorst [30] qui montrent limperfection existant du côté cathodique, due, sans doute, à la source non ponctuelle et à l'émission imparfaite des électrons par le filament.

Kayve et Binks [191] ont bien mis en évidence ce phénomène en irradiant un film par un faisceau ponctuel de rayons rœæntgen, et en examinant le cliché au microphotomètre enregistreur : le diaphragme d'enregistrement montre très nettement l’irrégularité du côté cathodique (déjà cité p. 44).

Il est évident qu’une telle constatation : hétérogénéité de la zone périphérique annulaire du faisceau, du fait de l'émission cathodique et du diaphragme de sortie, particulièrement importante en télérœntgenthérapie, n’est pas à retenir en ce qui concerne nos mesures : grande distance focale en général > 80 cm. et appareil de mesure placé sur laxe du faisceau

conique de rayons.

D. — Les fantômes.

Les substances habituellement employées sont :

— l'eau (Faiïlla [93)):

— la paraîline (Destriau [721); — le riz (Cottenot, Cabesas et Massiot [57]; Belot et de Vulpian [21]; Gunsett [125/|): — la cire (Rees et Clark [294], Henshaw [138], Quimby [282, 283]) est couramment utilisée à Bordeaux (professeurs Réchou -et Wangermez), sous la présentation de pâte Colombia (Laboratoires Bruneau).

OS

Le fantôme d'eau pose le problème particulièrement délicat de la protection de l'appareil de mesure vis-à-vis de l’eau.

Le fantôme de paraîline présente, selon nous, l'inconvénient de ne permettre des mesures en profondeur qu’à des niveaux bien déterminés, et peu nombreux, et nous savons cependant l'importance d'explorer les couches intermédiaires entre 0 et 10 cm. de profondeur, en particulier pour l'étude du rayonnement diffusé.

De plus, la masse de paraïifine est contenue (Destriau, déjà cité) dans une caisse en bois qui rompt, à la périphérie, lhomogénéité du fantôme.

Le fantôme de riz, qui paraît vraiment intéressant en télérœntgenthérapie pour obtenir un fantôme de vastes dimensions, assimilable au corps humain (Cottenot, déjà cité), semble présenter dans son sein une proportion d’air relativement importante.

Le fantôme de pâte Colombia nous 2 donné pleine satisfaction : de dimensions bien déterminées, sans matériel hétérogène pour contenir la cire, avec la possibilité d’immerger à moitié la chambre ionométrique en surface. Nous avons, suivant les directives du professeur Wangermez, moulé deux demi-valves de pâte Colombia, sorte d’étui de la chambre ionométrique, dont la paroi extérieure s'adapte intimement aux angles vifs des plaques constitutives du fantôme, ce qui permet d'éliminer, autant qué possible, la présence d’air et de conserver une homogénéité aussi satisfaisante que possible.

D'un autre point. de vue, quel est le fantôme qui paraît le mieux rendre compte des phénomènes au sein du corps humain, qui se rapproche le plus des tissus vivants ? Il est bien difficile de répondre.

Gunsett [125| a comparé les fantômes d'eau et de riz, trouvant en moyenne une dose profonde de 20 p. 100 plus élevée avec le riz qu'avec l’eau; cette différence, faible à 200 KV. croîtrait avec le voltage.

Rees et Clark [294] sont d'avis que la cire est plus inté-

L'OASE

ressante que l’eau, surtout avec de larges champs. Quimby [282]

pense de même, et nous-même également (p. 108).

E. — Position de la chambre ionométrique en surface.

C'est là une question qui semble sans doute négligeable pour certains expérimentateurs, puisqu'ils ne mentionnent pas la solution adoptée par eux. Au contraire, Weatherwax et Leddy [373] et, à leur suite, Failla [93] puis Gunsett [125], v insistent

a) On peut simplement poser la chambre sur la surface du fantôme.

Reinhard [296] craint que, dans cette position, la mesure ne rende compte que du rayonnement diffusé de direction celle du faisceau incident, et ignore tout ou partie du rayonnement diffusé de directions plus ou moins latérales;

b) On peut immerger complètement la chambre dans le milieu. C’est la solution adoptée par Failla pour des raisons de convenances techniques (faisceau rœntgen horizontal et fantôme d’eau);

c) On peut enfin placer la chambre « demi-immergée », de façon que son axe soit dans le plan horizontal de surface du fantôme (Gunsett [125], Quimby [283], nous-même). C’est la solution la plus rationnelle, nous semble-t-il, facilement réalisable, nous le répétons, avec le fantôme de cire.

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