‹ Contribution à la Médecine Industrielle: Le Médecin d'UsineChapitre 11 sur 18 · SAN À ER · texte numérisé non relu

SAN À ER

Quoi qu'il en soit, dans tous les cas le médecin fera part de ses conclusions à la Direction qui prendra toutes les mesures légales qui s'imposent. De l'accident, il s’attachera encore à détacher la cause, et s’il y a lieu il se mettra en rapport avec je service responsable pour lui suggérer l’installation ou le perfectionnement de dispositifs de sécurité.

Les maladies professionnelles.

Spécialiste des maladies professionnelles, le médecin d’usine se doit : de dépister précocement ces affections. Des examens minutieux, des visites fréquentes permettront souvent de déceler certaines intoxications lentes, alors que les lésions sont encore facilement curables.

Deux formules de dépistage précoce sont possibles, toutes deux compatibles doivent se juxtaposer. La découverte de ces affections pouvant être faite par le médecin, soit :

1° Au cours de visites fortuites, l’ouvrier étant venu consulter spontanément pour des troubles qu'il croit pouvoir imputer à son genre de travail. Ce n’est qu'après un examen méthodique et consciencieux, en faisant appel au besoin à tous les moyens que la science met à sa disposition que le praticien retiendra ou écartera l’hypothèse d’une affection professionnelle.

2° Soit au cours de visites systématiques et périodiques (la fréquence de ces visites étant fonction du syndrome redouté) ie médecin se basant dans la plupart des cas sur ce qu’il pense être le mieux.

L'importance prophylactique de ces visites est considérable, ia plupart des grandes intoxications étant précédée d’une courte phase prodromique durant laquelle le poison encore bien supporté ne manifeste sa presence dans l’organisme que par de petits signes cliniques ou biologiques. Il est évident qu'il faut s’efforcer de dépister les affections à cette phase initiale.

C'est ainsi que l’on est en droit de penser que l’on ne devrait plus voir aujourd’hui des accidents saturnins graves. En effet toute uné série de petits signes prémonitoires caractéristiques, surtout hématologiques faciles à mettre en évi-

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dence, rendent sans excuses le fait de laisser évoluer une intoxication par le plomb jusqu'aux accidents graves.

De même le benzénisme comporte des signes cliniques et hématologiques qui doivent donner l'alerte le plus précocement possible; c’est ainsi que l’examen du sang montrant un début de rupture d’équilibre de la formule sanguine, est un signe d’alarme qui doit permettre d’éviter des accidents plus sévères.

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