LE ROLE HUMAIN DU MEDECIN D’USINE
La médecine d’usine, tout comme la médecine de pratique privée, comporte la même série d’obligations et de devoirs; tout comme pour celle-ci l’accomplissement de la tâche librement consentie, apporte à l’homme de cœur les joies les plus pures, les satisfactions les plus grandes.
Le médecin apprendra à connaître l’ouvrier, connaissant l'individu physique, il s’efforcera de percer sa psychologie afin de mieux comprendre ses aspirations et ses besoins. Le travailieur doit être assuré que tous les examens qu’il subit sont entourés du maximum de garanties pour la conservation stricte du secret professionnel. Aussi le praticien devra-t-il garder à sa consultation le caractère d’ « acte singulier », en refusant d'examiner son patient en présence d’un tiers, quel qu’il soit.
Ce n’est que progressivement que la confiance gagnera l’ouvrier d’abord enclin à la méfiance. Il saura bientôt trouver dans le médecin de l’usine quelqu'un disposé à faire valoir son bon droit sans avoir besoin pour cela de passer par tous les échelons de la hiérarchie. Il comprendra aussi, que même dans ses préoccupations personnelles, il trouvera toujours dans le médecin un conseil sûr et désintéressé, prêt à le diriger dans le choix d’un traitement, prêt à le renseigner sur l’opportunité d’une opération chirurgicale le concernant lui-même ou l’un des siens.
Tel est sur le plan individuel le rôle du médecin d’usine, mais son action serait nécessairement limitée et incomplète s’il ne lui était adjoint un service social. Dévouées et attentives, les assistantes sociales multiplient sa vigilance, elles savent découvrir et drainer vers lui tout ce qui ne rentre pas dans le cadre des visites périodiques. C’est ainsi qu’elles sauront dépister le travailleur fatigué, « qui n’osait pas aller consulter », et