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attendait à son poste que la maladie vienne le surprendre. Elles étendent son œuvre bien au-delà des liraites de l’usine, véritable trait d'union entre l’entreprise et la famille, elles vont découvrir chez lui les misères qui expliquent si souvent le comportement de l’homme à son travail.
Le médecin d’usine et la lutte antituberculeuse.
Le médecin d’usine occupe une situation particulièrement privilégiée pour lutter efficacement contre la tuberculose. Surtout médecin de prévention, il soumet d’une part les travailleurs à des examens périodiques fréquents. D’autre part, il examine systématiquement tous les ouvriers qui après maladie désirent reprendre leur travail. Parmi ces fatigués et ces débilités, il lui arrive fréquemment de rencontrer des tuberculeux.
Pour mener cette recherche avec le maximum d’efficacité, 1l est indispensable que toutes les industries employant un personnel nombreux créent un dispensaire bien outillé permettant de faire rapidement tous les examens nécessaires au diagnostic.
Mais ce dépistage ne constitue pas toute la solution au problème que pose la lutte antituberculeuse. Le diagnostic posé, il faut envisager le traitement au plus tôt.
Il est évident que la maison ne saurait obligatoirement contribuer aux frais de la cure sanatoriale, dont se chargent de nombreux offices antituberculeux, mais encore est-il nécessaire d'orienter l’ouvrier malade vers ces centres.
La troisième partie de ce problème, et non la moindre, se pose pour le médecin d’usine lorsqu’après sa cure sanatoriale, apparemment guéri, le tuberculeux désire reprendre son travail. Cette question de la réadaptation au travail des tuberculeux est le grand problème, celui auquel il est difficile de trouver une réponse valable pour toutes les entreprises. De nombreuses réponses y ont été données sans qu'aucune d’elles soit universelle.