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nichent sur eux et se nourrissent de fruits », les Marmottes (Arctomys), « qui vivent en société dans des trous profonds (1). »
Certains tvpes atteignent une différenciation fonctionnelle plus avancée que d'autres qui peuvent être considérés comme mixles. Ainsi parmi les types que j'ai choisis, la Gerboise, le Lièvre sont exclusivement des sauteurs, tandis que le Rat grimpe en même temps qu'il court, le Lapin fouit en même temps qu'il saute. Les types mixtes ou les types auxquels, comme le Cobaye, on ne peut reconnaître aucune spécialité fonctionnelle, sont utiles dans le dessein que je me propose, pour donner plus de relief aux caractères qu'offrent les types mieux différenciés.
L'étude myologique que je présente porte sur le Cobaye, qui n’est ni un grimpeur, ni un fouisseur, ni un sauteur, qui est à peine un coureur; Sur le Rat et la Souris, qui sont des coureurs et un peu des grimpeurs; sur l'Écureuil, qui est un type de grimpeur; Sur la Gerboise, quiest un type de sauteur; sur le Lapin, qui est un fouisseur et un sauteur; sur le Lièvre qui est un type de coureur et de sauteur ; sur la Marmotte, qui est un type de fouisseur.
Rongeurs disséqués
Cobaye (Cavia cobaya, PALLAS)............: 50 sujets Rat (Mus decumanus, PALLAS).............. Eu Souris (Mus musculus, PALLAS)........ D OL Ecureuil (Sciurus vulgaris, LINNÉ).......... 4 — Gerboise (Dipus ægyptius, HASSELQUIST)..... du — Lapin (Lepus cuniculus, LINNÉ)............ 6 — Lièvre (Lepus timidus, LINNÉ)..........:.:. — Marmotte (Arctomys marmolta, SCHREB).... ? —
(1) Guvier. Ib., p. 231.
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Les descriptions sur lesquelles j'ai basé mon étude me sont toutes personnelles, condition favorable, comme le fait observer Remy Saint-Loup, (1) on pourrait même dire indispensable pour obtenir des faits comparables et des conclusions valables. « Les essais de comparaison myologique, dit cet anatomiste, sont plus instructifs, si l'étude des animaux est faite par le même auteur. Il est difficile que plusieurs anatomistes puissent toujours se trouver d'accord pour les descriptions myologiques un peu détaillées, et cela non seulement à cause des différences d'interprétation que les dissections différentes peuvent fournir, mais aussi à cause de l’éventualité des anomalies musculaires imdividuelles. »
Jenesaurais cependant me dissimuler que le champ de mes observations est restreint et malgré l’homosénéité de mon étude, des généralisations trop hâtives ou des conclusions trop absolues ne seraient point justifiées par le petit nombre de types que j'ai pu examiner.
J'ai eu recours pour contrôler et compléter mes descriptions surtout aux travaux de Parsons et à la grande Anatomie comparée de Bronn. Ge sont les ouvrages les plus récents et qui résument les publications antérieures sur la myologie des Rongeurs.
Remy Saint-Loup (2) a bien consacré en 1898 une monographie à Dolichotis patagonica, mais la myologie est tout entière empruntée à Franck Beddard (3) et remonte à 1891.
Du reste, aucun des travaux que j'ai consultés n’envisage la myologie des Rongeurs au point de vue de l’influence fonctionnelle.
(1) REMY SantT-Loup, loc. cit., p. 304.
(2) Remy Sait-Loup. Le Dolichotis patagonica. Annales des Sciences naturelles. Zoologie, 8° série, t. VI, 1898, p. 304.
(3) FRANCK BEDDART. Notes of anatomy, 1891. Myology of Dolichotis.
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Parsons(1) dans les études myologiques qu'il a poursuivies pendant plusieurs années sur les Sciuromorphes, les Hystricomorpheset les Myomorphes, donne peu de descriptions. Il suit, dans les différentes classes d'animaux qu'il étudie, les caractères tirés d’une insertion ou d’une conformation musculaire dont il cherche à faire un moyen de groupement. Il oppose les uns aux autres les traits qui lui paraissent les plus spéciaux à chaque famille. Ses travaux sont surtout dirigés en vue de la classification.
L'Anatomie de Bronn(?) est une œuvre d'ensemble magistrale dont les détails descriptifs qui abondent au sujet des principaux groupes d'animaux, sont relevés par l'esprit philosophique des auteurs : mais les vastes dimensions de l’ouvrage ne permettaient pas de donner aux détails descriptifs l'importance nécessaire pour mettre en relief les influences que je recherche.
Je crois donc faire œuvre utile en me proposant de rechercher dans une classe bien déterminée d'animaux les relations qui unissent la morphologie musculaire à la fonction. Mon objectif est l'influence de la fonction sur l'organe. Comment un système locomoteur, abstraction faite de toute autre influence, se transforme-t-il pour se prêter à des modes variés de fonctionnement ? Mais, contrairement à Parsons, je laisse volontairement dans l’ombre toute recherche d’affinités biologiques. Sur le terrain morphologique où je me place je serais dans des conditions défectueuses pour essayer de saisir des parentés ou des rapprochements. Les tentatives souvent
(1) PARSONS. 1° On the myology of the sciuromorphine and hystricomorphine Rodents. Proceedings of the Zoological Society. London, 1894, p. 251-296. — 2° On the myology of the myomorphine Rodents, P. Z.,S. 1896.
(2) BrRonw’s Klassen und Ordnungen des Thier-Reichs, Leipzig.
Je doisà mon regretté ami le D' Hagenmüller, chef des travaux d'anatomie pathologique à l'Ecole de Médecine de Marseille, de nombreuses traduc-
tions allemandes qui m'ont été d’un précieux secours. Sa mort a été un deuil cruel pour ses amis et une perte réelle pour la science.