‹ Contribution à la myologie des rongeursChapitre 65 sur 96 · JU · texte numérisé non relu

JU

Hystricomorphes et les Myomorphes (1), l’'antérieur couvrant chez ces derniers une partie du postérieur, et simple chez les Sciuromorphes, sauf le Castor, chez lequel il est double.

Cavia cobaya (2). — Quand on enlève la peau de la région interne de la cuisse, on trouve étalées sur les adducteurs et une partie des muscles postérieurs, deux bandes musculaires larges et indépendantes qui vont du pubis à la partie interne du genou. Le droit interne antérieur (fig. LXXI V, 1, p. 218) plus large que le postérieur, s’insère sur la crête pectinéale, depuis l’éminence ilio-pectinée jusqu’à l’angle du pubis. L'extrémité proximale du musele est en rapport avec les muscles de l'abdomen, qui tombent sur sa face superficielle dont les sépare un tissu cellulaire làche : l'extrémité distale est croisée par la veine et le nerf saphènes internes. Le bord antérieur, tendineux près de l’origine pubienne, répond au psoas-iliaque et au quadriceps ; il couvre le pectiné. Le bord postérieur, d’abord accolé à la portion postérieure du muscle, s’en éloigne bientôt et laisse voir le demi-membraneux (7/9. LXXIV, 6).

Le muscle se termine sur un tendon lamelleux qui se fixe au bord interne de la rotule, au ligament rotulien et à la partie supérieure du plateau interne du tibia. Cette large insertion membraneuse couvre l'extrémité du vaste interne, la partie latérale interne de Particulation du genou, auquel elle forme une membrane de renforcement, le tendon de l’extenseur commun des orteils et la partie supérieure de l'insertion du demi-membraneux.

Le droitinterne postérieur (fig. LXXIV, 1), plus étroit, s'insère sur le bord inférieur de la branche ischio-pubienne. Au niveau de l’angle du pubis il recouvre la terminaison du droit interne antérieur. Le corps charnu couvre le demitendineux et le demi-membraneux qui ne tardent pas à apparaitre sur ses bords, et il s’insère par de courtes fibres

(1) Ilest simple cependant chez Aulacodus, Myoxus, Rhizomys, Heteromys (Parsons).

(2) Insertion sup.: LIII, 20, 21, p. 190 ; inf. LXVII, A. 4, 6, p. 208.

tendineuses à la tubérosité antérieure du tibia. Le bord postérieur du droit interne adhère près du mollet à l’expansion aponévrotique envoyée par le demi-tendineux à la jambe.

Mus decumanus (1). — Deux portions, assez petites, partiellement fusionnées, rejetées vers le bord postérieur de la cuisse. Le chef antérieur, mince, triangulaire, se fixe par sa base à la partie antérieure de la branche horizontale du pubis, en dehors de la symphyse; le chef postérieur s’insère à l'union de la branche ischio-pubienne et de la branche horizontale du pubis, en dehors du tubercule destiné au grand droit de l'abdomen. Le premier est recouvert par le bord postérieur du moyen adducteur. Il ne tarde pas à s'unir au second et ils s’insèrent tous les deux par un tendon plat à la partie moyenne de la crête antérieure du tibia.

Sciurus vulgaris (2) — Le droit interne est simple (/ig. LXXXII, 18, p. 265). 11 s’insère par un tendon platet court sur les parties latérales de la symphyse jusqu’à l'angle sous-pubien. Le corps charnu, lamelleux, assez épais, suit le bord postérieur de la face interne de la cuisse. Au niveau de la jambe il se termine sur un tendon d’insertion qui reçoit le couturier et se fixe à la partie supérieure de la crête du tibia et au ligament rotulien. Ce tendon (fig. LXXXII, Il), couvre la moitié supérieure du tendon du demi-tendineux et envoie une expansion fibreuse au-devant du genou.

Dipus ægyptius (3). — Droit interne unique formant une lame mince qui s'applique sur la partie postérieure de la face interne de la cuisse (#g. LXXXIV, 22, 10, p. 269). Elle s’insère sur la branche horizontale du pubis, le long de la symphyse, recouverte en avant par l’adducteur moyen. Un petit tendon plat se fixe à la crête du tibia, au-dessus du demi-tendineux.

(1) Insertion sup.: LIV, 42, p. 191; LX VIII, 42, p.209. (2) Insertion sup.: LV, 11, p. 191 ; LXIX, A. 4, p. 209. (3) Insertion sup.: LVII, 14, p. 192 ; LXX, 7, p. 210.

Au niveau de la face interne de la jambe, le bord postérieur du muscle donne une expansion fibreuse en forme de tendinet (/g. LXXXIV, 11), qui descend sur le demitendineux et le jumeau interne et s’unit à la bride fibreuse (/ig. LXXXIV, 17), que le grand adducteur envoie au tendon d'Achille.

Lepus cuniculus (4). — Le muscle, simple et large (fig. LXXX VI, 6, p. 273, et XCIV, 10, p.317), s'étale sur la moitié postérieure de la face interne de la cuisse. Il s’insère par de courtes fibres tendineuses aux deux tiers postérieurs de la branche horizontale du pubis et à l’angle souspubien. Sa face superficielle est croisée près de la jambe par le nerf et les vaisseaux saphènes internes. Le tendon terminal lamelleux reçoit le couturier, et s’insère à la partie inférieure du côté interne du ligament rotulien et sur la tubérosité antérieure du tibia. Il envoie une large expansion à l’aponévrose jambière.

Au niveau du jumeau interne, son bord postérieur adhère à la partie supérieure dela lame fibreuse que le demi-tendineux envoie au tendon d'Achille. Tandis que chez la Gerboise, cette connexion est réduite à un long tendinet grêle, chez le Lapin l'adhérence est solide et mesure un demi-centimètre de longueur. Elle est beaucoup plus forte que chez Cavia.

Chez Lepus timidus (1), le droit interne est épais: son tendon terminal couvre presque entièrement celui du demitendineux. Sur la face interne de la jambe se détache de son bord postérieur un fort tendon vertical qui va s'unir à celui que le demi-tendineux envoie à la partie interne et antérieure du tendon d'Achille.

Chez Arctomys marmotta (2), lamelle charnue assez mince, née de la partielatérale et postérieure de la symphyse,

(4) Insertion sup.’ LVII, 13, p. 192; LXXI, A. 8, p. 211. (1) Insertion sup.: LVIII, { 12, p. 193; LXXII, A. 4, p. 212. (2) Insertion sup.: LIX, 12, p. 194; LXXIIT, À, 9, p. 215.

unie au couturier par l'aponévrose fémorale : se termine sur letiers supérieur de la crête du tibia.

Le droit interne est un fléchisseur en même temps qu’un rotateur interne du tibia, surtout en raison de l'expansion aponévrotique étendue qu'il envoie sur la faceinterne du tibia.

Il est innervé par l’obturateur. L’innervation, je le repète sert à déterminer les faisceaux qui constituent ce muscle. Ainsi chez Cavia, on peut dire avec certitude qu'il est formé de deux portions, car elles reçoivent toutes les deux un filet de l’obturateur. Le filet qui est destiné à la portion antérieure traverse le moyen adducteur : un filet distinct se jette sur le bord antérieur de la portion postérieure. Chez Lepus au contraire, quoiqu'on observe deux faisceaux charnus venant converger vers l'insertion tibiale, on peut dire que le postérieur représente seul le droit interne, car il est seul innervé par l’obturateur. L’antérieur est innervé par le saphène interne, branche du crural,et constitue le couturier.

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