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Pectiné et adducteurs

Le pectiné compte rationnellement parmi les adducteurs. C’est le premier adducteur superficiel de Cruveilhier (1). Tout en le décrivant avec ces muscles, je conserverai la terminologie adoptée aujourd’'huien anatomie humaine. Le plan superficiel comprend deux muscles, le pectiné et le moyen ou premier adducteur ; le plan profond comprend le petit ou second adducteur et le grand ou troisième adducteur.

La complexité que présente le grand adducteur de certains Rongeurs, car je crois pouvoir démontrer que c’est lui, du moins dans mes dissections, qui s’est trouvé soumis à des divisions plus ou moins étendues, cette complexité rend assez difficile l’'homologie des adducteurs des animaux avec ceux de l’homme (Parsons (2). Chez les Hystricomorphes, ces muscles sont généralement plus simples, mais chez les Sciuromorphes et certains Myomorphes, ils atteignent un degré de complexité dont Sciurus est un bon type (Parsons).

(1) Cruveilhier, Traité d'anatomie descriptive, 1871, p. 739, t. I. (2) Parsons, loc, cit.,, 1894, p. 287.

Outre le pectiné, on peut décrire chez cet animal cinq portions distinctes dans la masse des adducteurs.

Chez les sujets que J'ai disséqués, le pectiné et le moyen adducteur sont remarquables par leurs petites dimensions qui contrastent avec la puissance et souvent la complexité du grand adducteur. Ilest cependant des espèces chez lesquelles ils sont plus développés. Aïnsi Castor possède un gros pectiné qui se fixe à toute la longueur du corps fémoral.

Avant de discuter les diverses questions que peut suggérer l'étude des adducteurs il convient d'exposer leur description.

Cavia cobaya.— La disposition des adducteurs est assez régulière. Malgré la division du grand adducteur en deux portions indépendantes, l’une fémorale et l’autre condylienne ou muscle ischio-condylien, il estassez facile d'établir leur homologie avec ceux de l’homme. Sur un premier plan, audessous du droit interne, on trouve d'avant en arrière ({g. LXXIV,2, 3, 4,p. 218), le pectiné, le moyen adducteuret la portion fémorale du grand ; sur un plan profond, le petit adducteur et lischio-condylien.

Fig. LXXX.— Face interne «le la cuisse du Cobaye : couche profonde. 1, 1, Insertions de la portion antérieure du droit interne ; 1”, 1’, Insertions de la portion postérieure du droit interne ; ?, ?, Pectiné ; 3, 3, Moyen adducteur ; 4, 4, Grand adducteur ; 5, Ischio-condylien ; 6, Demi-membraneux ; 7, Demi-tendineux ; 8, Quadriceps fémoral ; 9, Psoas-iliaque ; 10, Petit adducteur ; 11, Obturateur externe ; 12, Nerf sciatique ; 13, Capsule de l'articulation coxo-fémorale ; 14, Ligament latéral interne du genou.

Pectiné (1). (fig. LXXIV, 2, p. 218). Lepectiné se fixe par un tendon étroit à l’éminence ilio-pectinée. Cette insertion, qui seretrouve chez Ceredon rupestris, constituerait d’après Parsons (2) une exception parmi les Rongeurs. Les Caviidés seraient les seuls chez lesquels le pectiné ne s'étend pas le long de la branche pectinéale sous le droit interne antérieur. Cette disposition est cependant moins rare que le dit l’auteur anglais : elle se retrouve chez Mus decumanus.

Le corps charnu triangulaire est recouvert par le bord antérieur du droit interne ; il descend le long du fémur et après avoir croisé la partie antérieure de l'articulation coxofémorale et l’insertion du psoas-iliaque, il s’élargit en subissant une torsion. La face, qui au niveau de l'insertion pelvienne regarde en bas, devient interne ; celle qui est supérieure devient externe. Le bord antérieur, qui côtoie le psoas-iliaque, devient inférieur ; le bord postérieur devient supérieur.

Le pectiné s’insère par de courtes fibres aponévrotiques au bord interne du fémur depuis le petit trochanter jusqu'au milieu de la diaphyse, (/g. LXXX, 2, p. 258).

Moyen adducteur (3). (/ig. LXXIV, 3, p. 218). Plus large que le pectiné derrière lequelilest placé, le moyen adducteur se fixe par implantation sur la crête pectinéale, au-dessous du droit interne antérieur. L'insertion commence à une petite distance du pectiné et se termine au niveau de l'angle du pubis. Aplati de dedans en dehors dans sa moitié proximale, il s'aplatit d'avant en arrière dans sa moitié distale, qui s'insère derrière le pectiné aux deux quarts moyens de la face postérieure du fémur. Il est parfois dédoublé en deux plans superposés dont l'insertion est juxtaposée comme dans la figure LX, 12, 12. Les vaisseaux fémoraux contournent son extrémité inférieure pour devenir poplités.

Petit adducteur (4). (fig. LXXIV, 10). De forme triangulaire, il est en partie recouvert par le moyen et le grand

(1) Insertions sup. : LILI, 23, p. 190, inf. : LX, A, 3, p. 198. (2) PARSONS, loc. cit., 1894.

(3) Insertions sup. : LIII, 22 ; inf.: LX, 12, 13.

(4) Insertions sup. : LIIT, 18 ; inf.; LX, 3.

nie

adducteur (fig. LXXIV, 3, 4). Ses fibres s’implantent en demi-cercle sur la face externe de la branche du pubis et de la branche ischio-pubienne, entourant la moitié inférieure du trou sous-pubien suivant une ligne concentrique à l'insertion du grand adducteur. Elles commencent un peu au-devant du bord postérieur de ce muscle et s'étendent jusqu'au milieu du moyen adducteur.

Les fibres se portent en arrière et en haut, les supérieures passant obliquement vers le sommet du muscle en dehors des inférieures. La couche musculaire, assez amincie, recouvre l’'obturateur externe (/g. LXXIV, 11) et se termine sur un petit tendon qui se fixe derrière le petit trochanter après avoir croisé le bord postérieur du carré crural (voir aussi la figure LXXVIIT, 6, 10, p. 241. L'insertion siège à la partie la plus élevée de la crête externe du fémur entre le carré crural et le moyen fessier en haut, le grand addueteur en bas et le psoasiliaque en avant (/ig. LXXXT, 5).

Grand adducteur. Les deux portions fémorale et condylienne sont toujours indépendantes chez le Cobaye. La portion fémorale (1) (/ig. LXXIV, 4) s'insère par implantation des fibres charnues sur la face externe de la branche horizontale du pubis et de la branche ischio-pubienne entre le droit interne postérieur et le petit adducteur. L'insertion, devenue un instant superficielle au niveau de l’angle du pubis s'enfonce sous le demi-membraneux le long de la branche ischio-pubienne. Elle décrit dans son ensemble un croissant dont la concavité tournée en avant embrasse l'insertion du petit adducteur. L'insertion, charnue dans toute son étendue, présente superficiellement, au niveau de l’angle sous-pubien, un long tendon nacré. Le corps charnu, qui est épais et obliquement dirigé, derrière le moyen adducteur,en bas, en dehors et un peuen avant, se décompose en deux portions. L'une plus importante vient des fibres à implantation directe sur l’osiliaque, l’autre du tendon nacré. La première s’amincit et s'étale en se portant vers le fémur; elle se fixe à la plus

(1) Znsertion sup.; LVIL, 16, 17, p. 192; änf:LX/ A5 2)0;0p."1198;

grande étendue de la diaphyse au-dessous du petit addueteur.

On peut voir sur la figure LXXXI cette insertion empiéter largement sur la face postérieure de l'os et décrire une courbe à convexité externe dont le sommet répond au 3° trochanter, c’est-à-dire au milieu de le hauteur de l'os. La portion inférieure ou tendineuse forme un faisceau plus oblique que la portion supérieure qui la recouvre en partie. Il s'élargit en se rapprochant de la partie inférieure du bord interne de l'os sur lequel il se fixe au-dessus de l’ischiocondylien.

Fig. LXXXI.— Face postérieure du fémur chez le Cobaye : muscles adducr teurs. Grandeur naturelle. 1,Insertion du moyen fessier, faisceaux antérieurs ; ?, Son tendon supérieur ou principal ; 3, Sesfaisceaux postérieurs > 4, Carré crural ; 5, Petit adducteur ; 6, Grand adducteur, faisceau supérieur de la portion fémorale ; 7, Faisceau inférieur ou tendineux de cette même portion ; 8, Ischio-condylien ; 9, Crural ; 10, Tendon du grand fessier ; 11, Vaste externe ; 12, Tendon du scansorius.

Les figures LX et LXXXI (pages 198 et 261) montrent que ces deux faisceaux de la portion fémorale du grand adducteur n’ont pas toujours la même étendue relative. Leur indépendance est du reste également variable : il est des sujets chez lesquels elle est artificielle quoique le plus

souvent elle soit possible.

La portion condylienne (1) ou #Auscle ischio-condylien à

(1) Insertion sup.: LVIT, 11, p. 192; inf. LX, A, 10, p. 198.

une insertion commune avec le chef ischiatique: du biceps (9.2 LXX WII 18 pe 22410)

Parsons lui donne, comme chez Hystrix, une origine indépendante sur la face externe de la tubérosité de l'ischion. Une étude attentive de ce point d'anatomie m'a démontré que le demi-tendineux et l’ischio-condylien naissaient sur les bords opposés du tendon du biceps, obliquement implantés, celui-ci sur le bord postérieur et celui-là sur le bord antérieur. Il est nécessaire, pour saisir les détails de cette insertion, de renverser, comme on l’a fait dans la figure LXX VII, le chef ischiatique du biceps. Le filet du sciatique qui se rend au biceps passe entre l’ischio-condylien et le demi-membraneux dont les insertions sont tout à fait distinctes. L’ischio-condylien confine en avant au carré crural (fig. LXX VIIT, 11); il se place entre le biceps et le bord antérieur du demi-membraneux, puis descend presque verticalement vers le condyle interne du fémur et s’y insère au-dessous de la portion tendineuse dont le séparent les vaisseaux fémoraux qui deviennent à ce niveau poplités.

Mus decumanus. — Chez la plupart des Myomorphes, comme chez les Sciuromorphes, ‘les adducteurs sont compliqués. Il est cependant des Myomorphes, comme Mus decumanus, chez lesquels la complexité est moindre.

On trouve d'abord le pectiné (1) qui prend naissance, quoi qu’en dise Parsons, chez ce Myomorphe comme chez Cavia, par un chef étroit et plat sur l’éminence ilio-pectinée. Le corps musculaire, assez épais, se porte en bas et en dehors : son bord supérieur contourne l'insertion du psoas. Il s’aplatit et se fixe par une lame fibreuse au tiers moyen du bord interne du fémur.

Le moyen ou premier adducteur (2) est plus mince que le pectiné. Il est triangulaire et s’insère par sa base au bord pectinéal en se coudant pour se prolonger sur la partie antérieure du droit interne le long de la symphyse pubienne. Le

(1) Insertion sup.: LIV, 44, p. 191; ini. LXI B, 44, p. 198. (2) Insertion sup.: LIV, 43 ; inf.; LXI, 43,

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sommet se termine sur un petit tendon plat qui s’insère sous le bord inférieur du pectiné vers le milieu du bord interne du fémur.

On trouve ensuite trois masses charnues que l’on peut rattacher au grand adducteur. L’une d'elles forme l‘ischiocondylien (jig. LXXX VIII, 10,p. 290) qui naît non pas de l'ischion, mais, comme chez d’autres Rongeurs, des premières vertèbres coccygiennes par une lamelle fibreuse sousjacente au bord postérieur du grand fessier et au chef sacré du biceps. Il descend en dedans de l'ischion, du tendon du biceps et du nerf sciatique. Cette lame charnue assez épaisse se fixe sur le condyle interne au-dessus du jumeau interne 19 XCNTIT, 10, p°: 336).

Les deux autres masses constituent, commme chez Cavia, la portion fémorale du grand adducteur, mais ici elles sont unies par une anastomose charnue. Klles sont représentées dans la figureLXX X VIIT, (p.290) par les fibres obliques que lon voit sous lPischio-condylien.

La portion inférieure (1) naît par de courtes fibres tendineuses, et non par un long tendon comme chez Cavia, du bord de la symphyse pubienne et du bord postérieur de la branche descendante de l’ischion. Elle forme une grosse lame charnue oblique en bas et en dehors qui s’insère à la moitié inférieure de la face postérieure du fémur. L'insertion s’élargit de haut en bas et finit par occuper toute la face postérieure de la diaphyse, jusqu'au-dessus des condyles (/g. XC VIII,19,p.336). Elle reçoit sur son bord interne l’anastomose charnue qui lui vient de la porticn supérieure. De l'extrémité inférieure de ce bord se détache un faisceau assez large, que je désignerai en raison de son insertion terminale, sous le nom de faisceau tibial. Cefaisceau, qui est séparé du reste du grand adducteur par les vaisseaux fémoraux, passe sur l'insertion de l’ischio-condylien dont il est bien distinct, sur la partie interne du genou et se fixe au bord antérieur du plateau tibial.

(1) Insertions sup.: LIV, 40, p. 191 ; inf.; LXI, 19, p. 198.

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Chez Hydromys, ce faisceau a été signalé par Windle (1) qui décrit le grand adducteur comme descendant jusqu’à la tête du tibia.

La portion Supérieure (2) du grand adducteur s'implante sur la partie latérale de la symphyse, sous le droit interne. Le corps charnu est surtout épais au niveau du bord antérieur qui longe l’obturateur externe. Les fibres, très obliques en dehors, croisent la face profonde de la portion inférieure et se fixent près du bord externe à la moitié supérieure de la face postérieure du fémur jusqu'au niveau du petit trochanter. Le faisceau anastomotique se détache du bord inférieur près de l'insertion.

Le petit adducteur fait défaut. On peut le considérer comme fusionné au bord proximal de la portion supérieure du grand adducteur. Nous avons vu que cette portion du muscle était en effet épaissie et que son insertion s'élevait à peu prés jusqu'au niveau du petit trochanter.

Sciurus vulgaris. -— Les adducteurs de l’Ecureuil sont compliqués et développés.

Le pectiné (3) ({ig.LXXXIT, 20), relativement assez gros, se fixe par un petit tendon plat au bord pectinéal, en dedans du petit psoas. Il se porte en bas et en dehors en s'amincissant et se fixe à la partie supérieure du bord interne du fémur, au-dessous du petit trochanter.

L'adducteur moyen (4) (jig. LXXXTII, 5) a des dimensions très réduites. Triangulaire, plus étroit et plus mince que le pectiné, en dedans duquel il s’insère sur le bord pectinéal jusqu'à l'angle du pubis, il se termine sur un long tendon plat qui se fixe au milieu du bord interne du fémur.

Grand adducteur. — Ie grand addueteur est formé de quatre portions distinctes sur toute leur étendue. L’une d'elles occupant la partie postérieure du muscle représente un ischio-condylien volumineux qui est recouvert à son

(1) WiINDLE. Proc. Zool. Society, 1887, p. 58.

(2) Insertions sup.: LIV, 19, p. 191 ; inf.; LXI, 40, p. 198. (3) Insertions sup: "LV, 16, p- 191% nt: EX 15% p.109 (4) Insertions sup.: LV, 8; inf.: LXII, 14.

origine par le demi-membraneux. Des trois autres, deux sont superficielles et placées l’une au-devant de l’autre sur la face interne de la cuisse; la dernière naît des côtés de l’angle sous-pubien par un long tendon et chemine sous les précédentes. Je les décrirai sous le nom de portions superficielles antérieure et postérieure et portion tendineuse du grand adducteur.

La portion antérieure et superficielle (1) du grand adducteur (/#g. LXXXIJ, 17, 6), est une masse épaisse qui s’insère sur la branche horizontale du pubis, le long de la symphyse depuis le bord externe du moyen adducteur jusqu’à l'angle du pubis. Son origine est recouverte par le droit interne. Les fibres se dirigent en bas et en dehors et s’im-

Fig. LXXXIL — Face interne de la cuisse gauche de l'Ecureuil. Grandeur naturelle. 1, Psoas-iliaque ; ?, Pectiné ; 3, Vaste interne ; 4, Droit antérieur ;5, Adducteur moyen ; 6, Portion superficielle antérieure du grand adducteur ; 7, Portion superficielle postérieure du grand adducteur ; 8, Ischio-condylien ; 9, Tibial antérieur; 10, Jumeau interne ; 11, Droit interne : 12, Demi-tendineux ; 13, Demi-membraneux ; 14, Portion tendineuse du grand addueteur ; 15, Petit adducteur ; 16, Partie supérieure du n° 7 ; 17, Partie supérieure du n° 6 ; 18, Partie supérieure du n° 11; 19, Partie supérieure du n° 5 ; 20, Partie supérieure du n° ? ; 21, Tendon du petit psoas.

(1) Insertions sup.: LV, 10, p. 191 ; in£.: ENTRE

plantent sur le tiers moyen du bord interne et de la face postérieure du fémur. Le bord antérieur est longé par le tendon du moyen adducteur : les vaisseaux fémoraux contournent l'extrémité inférieure du bord postérieur.

La portion postérieure et superficielle (1) (fig. LX XXII, 16, 7) est une lame charnue plus étroite et plus longue que la précédente dont elle suit le bord postérieur. Elle naît par implantation de ses fibres sur les côtés de langle souspubien, en partie recouverte par le bord postérieur du droit interne. Après avoir gagné le bord interne du fémur dont la rapproche sa direction oblique en bas et en dehors, elle s'engage vers l'extrémité inférieure de la portion précédente entre l'os et l’ischio-condylien, puis entre les deux branches de ce dernier muscle (/g. LXXXIITF, 2) et se fixe à la face postérieure du fémur, au-dessus de l’espace intercondylien, entre les chefs supérieurs des jumeaux. Quelques-unes de ses fibres s’insèrent à la capsule articulaire du genou.

La portion tendineuse (2) (fig. LXXXIT, 14) naît par un long tendon plat de l'angle sous-pubien, sous la portion postérieure superficielle. Le corps charnu se forme vers le tiers moyen de la cuisse, s’aplatit de dedans en dehors et se fixe sur la ligne médiane de la surface postérieure du fémur au niveau du tiers moyen.

L'ischio-condylien (3) (/ig. LXXXII, 8) est une masse ” épaisse, la plus volumineuse de toutes les fractions du grand adducteur, qui s’insère largement sur la face externe de l’ischion et de sa branche descendante, entre le demii-membraneux en arrière et le carré crural en avant. L'insertion ischiatique reçoit un filament fibreux qui naît des vertèbres rachidiennes sous le chef du biceps, et décrit une petite arcade sous laquelle passe le filet profond du nerf sciatique. Cette origine vertébrale, tout à fait rudimentaire chez l’Ecureuil, coexiste chez lui, comme chez Cricetus (Myomorphe), avec l'origine ischiatique. Dès son origine, le corps musculaire s’élargit et descend sur la face postérieure de la

(Miinsertions sup: EX 42 np. 198 ni? pe 10

(2) Insertions sup.: LV, 13, p. 191 ; inf.: LXII, 6. (3) Insertions sup.: LV, 17; inf.: LXII, 7,11.

one

cuisse, accolé en dehors au biceps, recouvert en arrière par le demi-membraneux. La plupart des fibres viennent directement de los iliaque, d’autres naissent des deux faces d’un tendon plat qui se prolonge comme une cloison antéro-postérieure dans le tiers supérieur du muscle. Il se divise en deux portions inégales qui se fixent: l’interne (#9. LX XXII, 6), qui est la plus grosse, au-dessus du condyle interne, l’autre

Fig. LXXXIIL. — Face postérieure . la cuisse gauche de l'Ecureuil en flexion forcée : muscle ischio-condylien. Grandeur naturelle.— 1, Branche ischio-pubienne ; 2, Grand adducteur ; 3, Sa portion tendineuse ; 4, Jumeaux cruraux ; 5, Ischio-condylien, faisceau externe ; 6, Ischiocondylien, faisceau interne ; 7, Petit adducteur ; 8, Grand fessier ; 9, Carré crural.

suivant une ligne verticale plus étendue, le long du bord externe du fémur au-dessus du condyle. Entre ces deux faisceaux se place la terminaison de la portion postérieure superficielle.

Petit adducteur (2)(jig. LX XXII, 6).— Assez volumineux,

(2) Insertions sup.: LV,9, p. 191 ; inf.: LXEIT, 5. p. 199,

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il s’insère profondément sous la branche horizontale du pubis entre l’obturateur externe et les portions superficielles du crand adducteur. Son insertion remonte un peu sur la branche ischio-pubienne de lischion. D'abord aplati d'avant enarrière, il s’aplatit ensuite de dehors en dedans et se porte derrière le petit trochanter. Il se termine sur une ligne qui du orand trochanter descend un peu obliquement en bas et en dedans jusqu'au milieu du fémur, au-dessus de la portion tendineuse du grand adducteur.

Dipus ægyptius. — Chez Dipus æyyptius, la complexité des adducteurs est encore plus grande que chez Sciurus.

Les deux premiers muscles, le pectiné (1) et le moyen adducteur (2), sont relativement encore plus réduits de volume que dans les espèces précédentes, eu égard surtout au grand développement que présente le grand adducteur.

Le premier (/ig. LXXXIV, 1) est une petite bandelette rectangulaire, aplatie et tordue sur elle-même, qui s’insère d'une part à l’éminence ilio-pectinée et de l'autre au bord postérieur du fémur, au-dessous du petit trochanter, par une petite lame fibreuse.

Le second (fig. LXXXI V, 2),petit et triangulaire, s’insère par sa base au bord pectinéal depuis l’angle du pubis jusqu'au pectiné. Il recouvre en arrière l'insertion du droit interne tandis qu’en avant il s’avance un peu sur le pectiné.

Le corps charnu se termine sur un tendon plat et assez long qui descend derrière le pectiné dont il est distinct et se fixe au bord interne du fémur, un peu au-dessus du milieu de la diaphyse.

Le grand adducteur comprend quatre portions :

La couche superficielle (3) (/ig. LXXXIV, 3) forme une lame épaisse, bien distincte des autres portions du muscle au-devant desquelles elle est placée. Elle naît de la face externe de la branche antérieure du pubis, sous le pectiné et l’adducteur moyen qui couvrent son bord supé-

(1) Insertions sup.: LVI, 17, p. 192; inf.; LXIIT, 16, p. 260. (2?) Insertions sup.: LVI, 16; inf.: LXIII, 15. (3) Insertions sup.: LVI, 15; inf.: LXIII, 14,

rieur. La plupart de ses fibres, obliques en bas et en dehors, viennent s’insérer sur la face postérieure du fémur, suivant une zone oblique qui commence au niveau du bord supérieur du pectiné et atteint le bord interne de la diaphyse, audessous de son milieu. Les fibres inférieures du muscle forment une bandelette aplatie (9. LXXXIV, 7), qui des-

Fig. LXXXIV. — Face interne du membre peltien gauche de la Gerboise. Grandeur naturelle. — 1, Pectiné ; ?, Moyen adducteur ; 3, Portion superficielle du grand adducteur ; 4, Droit antérieur; 5, Tendon du vaste externe; 6, Vaste interne ; 7, Faisceau inférieur de la portion superficielle du grand adducteur ; 8, Tendon du demi-membraneux ; 9, Tendon rotulien ; 10, Tendon du droit interne ; 11, Bride fibreuse l’unissant au tendon d'Achille; 12, Tibial antérieur ; 13, Tibia; 14, Tendon d'Achille ; 15, Jumeau interne ; 16, Demi-tendineux ; 17, Bride fibreuse unissant le grand adducteur et l'ischio-condylien au tendon d'Achille ; 18, Demi-membraneux ; 19, 20, Grand adducteur, portion profonde postérieure ; 21, Sa portion profonde antérieure ; 22, Droit interne ; 22, Carré crural ; 24, Obturateur externe; 25, Psoas-iliaque,

cend le long du bord interne du fémur derrière le vaste interne (gg. LXXX1 V, 6) et s'implante sur le bord interne de la rotule. Quelques fibres tendineuses arrivent au ligament rotulien. Les vaisseaux fémoraux passent entre ce faisceau rotulien et la portion supérieure du muscle.

La portion profonde antérieure (1) (fig. LXXXIV, 21) forme une masse très volumineuse qui s'implante sur la partie postérieure de la branche horizontale du pubis et s'élève sur la branche ischio-pubienne en contournant la partie postérieure du trou sous-pubien. L'insertion répond en bas à celle du droit interne et s'enfonce en haut sous l'origine du demi-membraneux. Les fibres charnues se dirigent vers la face postérieure du fémur, les supérieures presque horizontalement, les inférieures plus obliques en bas et en dehors. La masse charnue recouverte par la portion superficielle, adossée à la portion profonde postérieure, s'insère à la face postérieure du fémur, sur une surface oblique en haut et en dehors, qui commence près du bord interne au-dessous de la précédente et s'élève en dehors d’elle jusqu'au milieu de sa hauteur.

La portion profonde postérieure (2) (fig. LXXXIV, 19, 20) se confond à son origine avec l’ischio-condylien et le demi-membraneux. Ces trois muscles s implantent sur une large surface triangulaire à base supérieure qui occupe presque toute la branche ischio-pubienne. Les trois muscles ne tardent pas à se séparer. La portion profonde postérieure du grand adducteur, plus volumineuse que lantérieure dont la sépare un interstice peu apparent, elle-même d'aspect feuilleté (3), et susceptible de se décomposer facilement en lamelles superposées, s'insère à la partie inférieure de la face postérieure du fémur. Oblique en bas et en dedans, cette insertion s'arrête au-dessus du condyle interne.

(1) Insertion sup.: LVI, 12, p. 192; inf. LXIII, 5, p. 200.

(2) Insertions sup.: LVI, 10 ; inf.: LXIIT.

(3) Un interstice plus apparent que les autres a été figuré sur la figure LXXXIV,et sépare les portions 19 et 20 ; mais en réalité, il est peu profond et l’une et l’autre portions appartiennent au même muscle. On peut aussi consulter pour le grand adducteur de la Gerboise, la fig. XCIIT, p. 314.

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