‹ Contribution à la myologie des rongeursChapitre 77 sur 96 · ES · texte numérisé non relu

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Le fléchisseur péronier produit la flexion énergique et complète des orteils, avec adduction vers l’axe du pied, puis l'extension directe du pied.

Le fléchisseur tibial (1), assez grêle, naît de la face postérieure du tibia. Son tendon terminal passe derrière le tibial postérieur, se réfléchit derrière la malléole interne et s’unit (/g. XC VIZ, 4) au tendon que le fléchisseur péronier donne au deuxième doigt.

Mus decumanus (2). — Le fléchisseur péronier forme à lui seul la moitié interne de la couche profonde de la jambe, l’externe appartient aux péroniers (/g. XC VIII, 23).

Il naît de la tête du péroné, de la face postérieure de la partie libre de cet os, qui n’occupe que la moitié supérieure de la jambe, et des deux tiers supérieurs de la face postérieure du tibia. L'insertion atteint la partie interne du plateau tibial, en dehors du poplité dont la sépare le fléchisseur tibial. Le volume du corps charnu est d’autant plus grand qu'il remplit la concavité de la diaphyse tibiale, Une lame fibreuse, née par de courtes fibres charnues de la partie interne de la tête du péroné, occupe la partie moyenne du muscle, avant de former le tendon inférieur. Klle donne attache sur ses deux faces et sur ses bords, aux fibres charnues. Les superficielles viennent du tibia et du péroné par des lamelles fibreuses, tandis que les autres naissent directement des os.

Le tendon terminal (/g. XC VI, 23, p. 330) se divise à la plante du pied en cinq gros tendons digitaux, auxquels sont annexés quatre lombricaux ({ig. XC VI, 36), quise terminent à la partie externe des quatre premiers doigts. La flexion des doigts est énergique et complète.

L’accessoire du fléchisseur péronier est nul.

Le fléchisseur tibral (3) (/ig. XC VIIT, 22), beaucoup plus grêle, s’insère sur la face postérieure du tibia, le long de la ligne oblique, au-dessous du poplité, par une mince lamelle fibreuse qui contourne la face interne du tibial postérieur.

(1) Insertion sup.: LX VII, B, 14, p. 208.

(2) Insertion sup.: LX VIII, 23, p. 209. (3) Insertion sup.: LX VIII, 22.

Le corps charnu se place derrière le tibial postérieur, en dedans du fléchisseur péronier ; son tendon suit la coulisse qui est creusée sur la face postérieure de la mortaise tibiale et se réfléchit sons le scaphoïde. Il s’'épanouit (#g. XC' VIII, 25)et forme le fascia plantaire, qui se termine à la racine des doigts par des bandelettes fibreuses entre lesquelles passent les tendons fléchisseurs. Quelques tractus fibreux se perdent sur le bord externe du pied. Telle est la terminaison ordinaire du fléchisseur tibial chez les Myomorphes: cependant, Georychus et Bathyergus font exception, et chez eux, le fléchisseur tibial se fixe sous la base du premier métatarsien à un os que Parsons considère comme un rudiment du préhallux (1).

Sciurus vulgaris. — Les deux fléchisseurs sont bien développés et indépendants.

Le fléchisseur péronier (2) naît de la tête du péroné, du tiers supérieur du bord postérieur de l’os et du quart supérieur du bord externe du libia. Le muscle est gros et charnu jusqu’à la malléole. Son tendon terminal reçoit l'accessoire, petit faisceau charnu qui vient du bord externe de la gouttière calcanéenne, puis passe sous le tendon du fléchisseur tibial, dont il reste indépendant, et se divise en cinq tendons digitaux munis de quatre lombricaux.

Le fléchisseur tibial (3) occupe le bord interne de la jambe : il s’insère, suivant une zone étroite et allongée sur la face postérieure du tibia, sans atteindre le plateau tibial. Son tendon grêle, après avoir suivi le bord interne de la face plantaire, prend attache sur l'extrémité postérieure du premier métatarsien et sur le sésamoïde sous-jacent. Continuant son trajet le long du bord interne du pied, il s'insère à la base de la première phalange du pouce.

Dipus ægyptius. — Les deux fléchisseurs ont des dimensions réduites et sont unis par leurs tendons. Le fléchisseur

(1) PARSONS, loc. cit., 1896, p. 182.

(2) Insertion sup. : LXIX, 10, p. 209.

(3) Insertion sup. ; LXIX, 13.

péronier (1) se fixe à la moitié supérieure du tibia et du péroné. Son tendon se divise en trois tendons digitaux, auxquels sont annexés deux lombricaux. Pas d’accessoire.

Le fléchisseur tibial (2), très grèle, naït du tibia, suivant une ligne qui suit l'insertion du poplité et descend sur le bord de l’os. Son pelit tendon s’unit derrière le calcanéum au bord interne du tendon du fléchisseur péronier.

Lepus cuniculus (3). Lepus timidus (4). — Sauf quelques détails secondaires, la disposition des fléchisseurs est la même chez le Lièvre et chez le Lapin. Ils sont unis à leur origine qui forme une masse unique s’insérant : sur la tête du péroné, par implantation des fibres en dedans et audessous du tendon du poplité, quelques fibres vont jusqu’au condyle du tibia ; au bord postérieur de la portion libre du péroné ; sur la face postérieure du tibia au-dessous du poplité ; sur la moitié supérieure de l’aponévrose qui les sépare des péroniers.

Les fibres superficielles, d'origine surtout péronière, forment un Corps charnu qui se termine vers le milieu de la jambe sur un tendon plat : les fibres profondes constituent un second corps charnu, plus épais que le premier avec lequel il est d’abord fusionné. Il ne devient tendineux qu’au quart inférieur de la jambe. Au niveau du tarse les deux tendons s'unissent étroitement. Chez le Lapin, ils ne s’absorbent pas mutuellement : le superficiel ou péronier, devient externe et se rend au doigt externe, le profond ou tibial devient interne et se distribue aux autres doigts.

L’accessoire est nul.

Chez le Lièvre, la fusion des deux tendons est plus complète : il est impossible de suivre leur distribution. L'accessoire est bien marqué. Il forme un petit faisceau charnu mince et étroit qui naît de la lèvre externe de la gouttière calcanéenne et s’unit aux tendons des fléchisseurs au niveau

(1) Insertion sup. : LXX, 12, p. 210.

(2) Insertion sup. : LXX, 11.

(3) Insertion sup. : LXXI, B, 11, p. 211.

(4) {nsertion sup. : LXXII, B, 12, p. 212.

de leur union. Ils présentent un petit nodule fibro-cartilag'ineux.

Trois lombricaux grêles prennent naissance dans la bifurcation du tendon unique et se terminent à ia partie interne des 5°, 4 et 3° doigts.

Le conduit ostéo-fibreux dans lequel glisse chaque tendon digital est renforcé par trois fortes boucles fibreuses. La première siège sous la base dela première phalange : Ia seconde, sous la tête de la première phalange et la troisième sous la base dela seconde. Chaque tendon s’insère à la base de la 3° phalange et s’unit par des tractus peu résistants au fibro-cartilage de l'articulation des deux dernières phalanges.

Arctomys marmotta.— Le fléchisseur péronier (1) est gros : il s’insère sur les deux tiers supérieurs de la face postérieure du tibia, du péroné et du ligament interosseux qui est large par suite de l'écartement des deux os. Son tendon se divise en quatre portions destinées aux doigts. Trois petits lombricaux leur sont annexés.

L'accessoire est un faisceau charnu oblique en avant et en dedans, qui prend naissance sur la face inférieure du calcanéum et s’unit à la partie interne du tendon du fléchisseur péronier. Il est surtout destiné au deuxième doigt interne.

Le fléchisseur tibial (2) est petit. Il s'insère sur le tiers moyen du bord interne du tibia et donne un long tendon qui est situé plus superficiellement que celui du tibial postérieur. 11 se place en dehors de lui et s’insère à l’osselet (rudiment du pouce) qui est placé sous la base du 2° métatarsien.

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