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Mammite à streptocoque. — « Il n’y a pas de mam

mite sans infection; à son tour l'infection appelle la défense phagocytaire; de plus elle trouble la cellule noble qui est ici la cellule mammaire spécifique. Le trouble physiologique de cette cellule entraîne une altération chimique du produit sécrété ». :(Porcher. Conférence. Bulletin de la Slé des Se. Vél. de Lyon, 14 déc. 1924). De plus lorsqu'il y a infection mammaire, la traite est moins régulière et moins complète et il se produit une rétention lactée. Le lait stagnant ainsi dans la mamelle est appelé à recevoir en grand nombre les produits de réaction de la mamelle à l'infection.

Le lait provenant d’une mamelle atteinte tourne rapidement puis devient visqueux, jaunâtre, avec des coagulats;.sa saveur est salée, sa réaction acide; il est

répugnant.

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Le staphylocoque qu'il contient, isolé en 1884 par Nocard et Mollereau détermine chez l’homme un catarrhe intestinal comme en témoignent Les observations de Axel Holst de Christania en 1895; Rosenau, Herrica, Thompson, Smith, Brown, Smillie Kielley, rapportent des cas d’angine due à ce streptocoque. Les hygiénistes savent d'autre part que l’entérite provoquée par ces agents peut être mortelle. D'après Porcher ce streptocoque fabriquerait plus d’acide lactique que les streptocoques pyogènes de l’homme.

Benson et Sears rapportent le cas d’une épidémie humaine d’angine septique sur les nourrissons de Portland (E. U.) survenue par ingestion du lait d’une vache atteinte d’une mammite à streptocoque, ellemême infectée par une vache atteinte d’angine à streptocoque hémolytique (Journal A. M. A., Benson et Séars,. Php.)

Dans tous les cas, les mammites, quelles qu’en soient leurs causes, entraînent des troubles si graves dans la

composition et l'aspect du lait qu’il faut avoir perdu toute espèce de sens moral pour oser mettre en vente un produit aussi altéré ». (Bouchet, Le lait, son hygiène, 1914).

29 Fièvre aphteuse. —- La transmission de la fièvre aphteuse des animaux à l’homme est démontrée depuis longtemps. Il n’est pas permis de la nier. Elle fut affirmée pour la première fois en 1765 par Michel Sagor. En 1873 Bouley en avait signalé des cas, et sur sa

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demande Schantyr retransmit aux bovins la maladie constatée chez l’homme. Bouley en 1876 enregistrait une véritable épidémie. Les Allemands Bussémius et Siegel établissaient jusqu’en 1896 une statistique de

1500 cas de contagion. Le Pr Cadiot (d’Alfort), dans une étude de la question s'exprime ainsi : « À moins de fermer les yeux à l’évidence ou de dédaigner les enseignements de l’observation, on ne saurait ne pas conclure, de l’ensemble des faits, que la contagion aphteuse de l’animal à l’homme est nettement établie depuis longtemps. » Enfin David, Pancera, Arthaud, Levy, Walkowoki, Chauveau, ont fait des constatations analogues. Hartwig, Mann, Villain en 1834 expérimentent sur eux-mêmes et contractent la stomatite aphteuse en buvant du lait malade. Des cas de contagion certaine furent enregistrés par un grand nombre d’autres praticiens : Hildebrandt, Chauveau, Hullin, Ohe, Buhrmann, Nichrdorf, de Weigel, Noock, de Bligh, Haaraficx, de Hupe, de Glaister, Hartenstein, Frohner. Et un cas très grave fut rapporté par Lejeune et Dechamme (Soc. méd. des Hôp. de Lyon. 31 octobre 1922).

L'homme est moins sensible au virus que l’animal; chez lui la maladie est rarement grave et peut passer inaperçue, mais les complications qu’elle entraîne peuvent, surtout chez l’enfant, masquer aux yeux du médecin l’origine véritable des troubles constatés, el la fièvre aphteuse ainsi ignorée peut faire beaucoup

de mal.

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Des travaux récents de Wallin (juin 1921), Vallin ‘et Carri, Setrein (Ac. des Sc. janvier 1922), Blier (Société de Pathol. comp., 5 mai 1922) établissent la pluralité des virus aphteux dont certains seulement seraient transmissibles à l’homme. Ceci explique l’échec de certains essais de transmissions.

Ajoutons encore que le beurre de lait aphteux na-, turel renferme une matière grasse semblable à la margarine et qui peut être confondue avec elle. Cette anomalie naturelle peut faire croire à une falsification et en imposer aux chimistes experts non avertis.

3° Maladies typhoïdes.

des maladies appelées thyphoïdes parceque les symp-

« Il existe chez les animaux

tomes observés sont analogues à ceux de la maladie chez l’homme, mais on n’y trouve pas le bacille d’Eberth. On serait donc porté à penser que ces maladies ne sont pas transmissibles à l’homme ». 'Roeland, Rapport au Conseil municipal de Paris, 1924. Pourtant il n’est pas prouvé que, dans certaines conditions, ces affections ne soient pas capables de causer des troubles intestinaux chez l’homme.

49 Trypanosomiases. -— [D’après Naltan-Lancer, le schirotrypanum Cruzi passe constamment dans Île lait des femelles infectées. Or cet agent pathogène infécte parfaitement les animaux qui l’ingèrent. Ceci est très important, car on sait que la trypanosomiase américaine due à cet agent sévit avec gravité sur les enfants de moins de trois ans.

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