‹ Contribution à la Production d'un Lait Pur et SainChapitre 16 sur 28 · AO ES · texte numérisé non relu

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nombre de vétérinaires et de médecins ont relaté des. cas de cel ordre.

70 Grippe et influenza. — La présence du bacille de Grassberger dans le lait a été souvent constatée (Roeland, Rapp: Cons. Mun., 1924). IL n’est pas douteux qu’en période d’épidémie grippale le lait constitue un vecteur important; d'autant qu’il contient souvent des staphylocoques pyogènes, agents qui favorisent. l’évolution de la grippe.

80 Pneumonie. — Il n’est pas impossible que la présence accidentelle (d’ailleurs constatée) du pneumocoque dans le lait peut être l’origine d’affections diverses chez les consommateurs (pneumonie, méningite, ebCe A).

99 Charbon. — Le bacille anthracis de Davainé fut trouvé dans le lait par Nocard et la constatation chez les Jeunes bovidés de cas subaigus de charbon intestinal autorise à suspecter le lait.

109 Diarrhée infantile. —— [La diarrhée infantile, d’après Metchnikoff, tient le premier rang comme facteur de la mortalité humaine (Rennes, le lait qui tue, le lait qui sauve). En 1911, cette maladie a enlevé en France 53.283 enfants. Or il est prouvé que la maladie est surtout la conséquence du lait sale. Farmi les microbes dela diarrhée infantile on trouve le protéus en grand nombre. Or cet agent vit très bien en sapro-

phyte sur toutes les matières en décomposition que Î

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lon a la fâcheuse habitude d'abandonner en tous lieux.

En outre le bactérium coli et le streptocoque pyogène sont souvent très abondants dans le lait : les nom breuses affections causées parces microbes peuvent. donc être disséminées par le lait; érysipèle, ostéomyélite, pneumonie, méningite, endocardite, péricardite, angine, angiocholite, salpingite, entérite, inections urinaires, etc.

Ferminons en citant ce mot de Roéland : « L'eau est mauvaise, non potable dès qu’elle contient un coli: bacille par litre. À ce compte il n’y a pas un seul lait forain à Paris qui puisse être considéré comme potable (Roeland, Rap. au Cons. Mun. en 1924)

11° Scarlatine. — Les faits de transmission de la scarlatine par le lait ont été plus spécialement observés en Angleterre.

E. Hart, dans ses communications au Congrès d’Amsterdam et au Congrès de Londres,citait quatorze épidémies de cette maladie.

A l'étude de ce mode de transmission se trouvent attachés les noms de Bell, Airy, Klein, Poiver, Buchanan, H. Cooper, Winter Blyth, etc...

L'épidémie observée aux environs de New-York est très démonstrative. « En janvier 1920, la fille d’un laitier d’un village voisin de cette ville, en visite dans la cité, contracta la fièvre scarlatine. Deux semaines

après la guérison, elle regagna la maison paternelle.

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