‹ Contribution à la Production d'un Lait Pur et SainChapitre 6 sur 28 · A), PE · texte numérisé non relu

A), PE

ln quelqués années à Nimègue, le nombre des falsi-

lications a été réduit de 40 % à 0,70 % et le nombre, des laits malpropres de 70 % à 7 %.

(Renseignements empruntés à la revue

BeLart orne p670);

En France, depuis la guerre, la mortalité infantile émeut de plus en plus les hygiénistes et le mauvais lait subit des assauts de plus en plus nombreux.

En 1922 sur l'initiative du Professeur Vallée (d’Alfort), le Conseil Supérieur d'Hygiène publique de France adopte à l’unanimité les vœux suivants dont nous devons donner les considérants :

Le Conseil supérieur d'Hygiène publique de France :

Considérant

19 Que les mammites sont fréquentes chez la vache et que toutes n’entraînent pas une altération immédiate du lait :

20 Que chezla vache laitière la mamelle, alors même qu’elle demeure indemne en apparence, représente, au cours de divers états morbides un véritable émonctoire pour les germes microbiens et leurs poisons:

30 Que des souillures microbiennes accidentelles, d'origines diverses, polluent le lait récolté au cours d’in-fections variées n’intéressant pas la mamelle elle-même.

49 Qu’aucune disposition légale ne permet actuellement de parer à d’aussi fâcheux inconvénients.

Emet le vœu :

LA

Que soit interdite, dans des conditions à prévoir par un règlement d'administration publique, la mise ‘en vente de lait provenant de vaches malades.

Mais la lutte la plus pre qui a été engagée contre le mauvais lait est celle que conduit le Docteur Vétérinaire Roeland, Conseiller municipal de Paris. Ce savant confrère qui a fondé depuis la guerre la Ligue du lait et la Revue Le Lail el la Santé mène une campagne pour le contrôle hygiénique du lait, campagne qui sera sous peu couronnée de succès.

Rapport Roeland.

Article premier. — Les laits destinés à l’alimentation humaine dans NOT Le parisienne sont divisés en trois catégories :

a) Lait pouvant être consommé cru par les enfants :

« Il devra répondre à la définition adoptée par le [> Congrès international pour la répression des fraudes (Genève, 1908).

.« Le lait est le produit intégral de la traite totale «et ininterrompue d’une femelle laitière, bien por- «tante, bien nourrie et non surmenée. Il doit être «recueilli proprement et ne pas contenir décolostrum. « La dénomination de lait tout court ne PRPRNNE « qu’au lait de vache... »

et provenir d’exploitations qui appliqueront strictement toutes les mesures d'hygiène nécessaires, notamment :

LOS T7 RRe

& Etables propres, vastes, bien éclairées, bien aérées;

€ Vaches en parfait état de santé et de propreté, ne réagissant pas à la tuberculine:

€ Alimentation choisie; eau de boisson propre et saine ; |

« Personnel sain, soigneux et propre;

« Récipients propres, stérilisés et séchés avant l’emploi:

« Traite exécutée avec la plus rigoureuse propreté, dans un local indépendant de la vacherie ou à la machine.

« Lait refroidi immédiatement après la traite à 4%, mis en bouteilles stériles, hermétiquement bouchées, munies d’une étiquette indiquant l'origine et la date de la traite. Le lait sera maintenu à basse température jusque chez le consommateur. ,

« Ce lait ne devra contenir ni souillures, ni germes pathogènes, sa teneur en microbes ne devra pas dépasser 10.000 par centimètre cube.

b) Lait recueilli aussi proprement que possible, ne contenant pas plus d’un million de germes au centimètre cube.

« Le lait catégorie B ne pourra être vendu que pasteurisé ou stérilisé.

:) Lait ordinaire vendu sans garantie.

Roeland, sur sa proposition, a été nommé le 30 décembre 1920 rapporteur de la question.

Le 31 janvier 1922 il déposait au Conseil Municipal un projet de délibération qui selon lui était de nature à faciliter l’approvisionnement de Paris en lait.

Malvezin 2

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