‹ Contribution à la Sémiologie et au Diagnostic Différentiel des Cavernes Pulmonaires TuberculeusesChapitre 10 sur 40 · MT · texte numérisé non relu

MT

paroi sont plus lisses ; l’incision les montre formées de gros vaisseaux veineux périlobulaires, respectées au milieu de l’éflondrement des lobules. Très souvent, la perte de substance s'arrête brusquement, à pic, au milieu du parenchyme. Sa limite est représentée par une mince bande fibroïde, anthracosique, régulière, peu plis- sée. Autourle parenchyme pulmonaire apparait couturé de sillons cicatriciels. Il est exceptionnel que la caverne la plus superficielle, dans la plus grande étendue de sa surface externe, ne demeure pas séparée encore de la

plèvre viscécale par une certaine épaisseur de poumon

- infiltré de charbon (1) ».

M. Bard a repris avec beaucoup de talent, la classification anatomo-clinique de la phtisie ; il s'élève vivement et M. Piéry (2) le suit dans cette voie, contre la classification trop schématique des anciens auteurs en trois périodes : période de crudité (phtisis inci- piens): période d'état: période cavitaire (phtisis desperata). Il ne faut pas se baser exclusivement sur la constatation d’une caverne pour porter chez ua tuberculeux un pronostic fatal à bref délai. Un malade qui a commencé sa phtisie par une phase caséeuse suffisante pour entrainer une perte de substance parfois assez marquée, peut faire secondairement de la sclérose, enrayer le processus tuberculeux actifet sileresie du parenchyme pulmonaire demeure relativement inctact,

conserver un état général satisfaisant. Le processus a

Page 1