‹ Contribution à la Sémiologie et au Diagnostic Différentiel des Cavernes Pulmonaires TuberculeusesChapitre 15 sur 40 · PENSE S PNR PR CONTRE · texte numérisé non relu

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pleurale. Rendu m'a montré une phtisique chez qui, ayant diagnostiqué un pneumothorax inféro-dorsal à gauche, il recherchait en vain le bruit de succussion. L’autopsie montra que le p vopneumothorax partiel coïncidait chez cette femme avec une caverne du lobe inférieur gauche » (1).

Si le tympanisme est rare dans les cavernes (on a plus souvent le bruit de pot fêlé) le bruit d’airain ne nous à pas semblé aussi exceptionnel que le dit M. Galliard. Nous le notons douze fois dans nos observations. « Quant au bruit de succussion, dit M. Galliard, ül n'existe jamais dans les cavernes ». Cependant, d'après Grisolle on l'a observé quelquefois « dans de vastes excavations du poumon » et d'après Jaccoud, les cavernes tuberculeuses si elles sont très considérables penvent présenter ce signe (cas de Weber, de Wintrich, de Jaccoud). ;

. ADLER (2) estime que le signe n’est pas pathognomonique du pneumothorax. « La succussion hippocratique peut se rencontrer en dehors de l'hydro ou du pyopneumothorax. On peut la rencontrer dans certaines cavernes spacieuses quoique généralement Ie pus soit très épais, en trop petite abondance et la caisse de résonnance trop pelite pour donner lieu à sa production; néanmoins elle a été notée. »

Pour notre part, nous l’avons trouvé à l'état d'ébauche

4. Galliard.. Traité de Médecine. Brouardel et Gilbert, €. VIN, p. 240. 2. Adler. Du Pneumothorax silencieux. Thèse de Lyon, 1907-1908, » 122.

re me dans quelques cas mais jamais neltement. M. Paillard nous a rapporté l'histoire d'une malade de soixante ans qu'il a observée dans le service du Professeur Dieulafoy, à 1 Hôtel Dieu, en 1905, et dont le cas peut-être superposé à l'observation X d'Itard citée par M. Galliard. L’autopsie montra une caverne totale du poumon gauche avec quelques débris de parenchyme pulmonaïre soudés à la paroi costale; au poumon droit il y avait une caverne du’sommet du volume du poing. Du côté gauche,l'examen physique donnait les signes d’un pneumothorax : Lympanisme et silence complet. Il n'y avait pas de succussion hippocratique et à l’aulopsie on a trouvé quelques cuillerées de pus dans l'immense caverne ; 1l est évident que cette faible quantité de liquide pouvait passer inaperçue. 3 :; M. Chauffard et M. Vaquez (1) dans ces dernières

années ont bien montré que le signe de succussion

pouvait manquer dans certains cas où l'existence.

d'hydro ou de pyopneumothorax ne pouvait faire de

doute ; il y a là une question d'abondance de liquide, de :

pression du gaz et de manière de pratiquer la succussion.

BERGÉ. « Une très grande caverne, tuberculeuse, hydatique, etc., peut simuler un pneumothorax partiel supérieur ou inférieur. Dans ces cas, le bruit de succussion etle lintement sont exceptionnels, la paroi thoracique est plutôt affaissée que dilatée ; les vibrations thoraciques sont généralement conservées ou exagérées,

1. Voir Bulletins et Mémoires de la société médicale des Hôpitaux. Chauf- . fard 4 mai 1906. Vaquez 11 mai 4906,

AE de plus l’évolution du mal, son début surtout, sont tout à fait différents (1) ».

A l'aide des symptômes précédents il est évidemment possible de faire le diagnostic dans les cas les plus faciles ; mais ils ne nous ‘fournissent aucune lumière pour les faits les plus délicats de diagnostic entre une grande caverne sèche et un pneumothorax. A propos des lignes précédentes de M. Bergé, nous voudrions seulement discuter un point de détail: « La paroi thoracique est plutôt affaissée que dilatée » dans la caverne, cela est certain et nul ne le contredit, mais nous ajouterons que souvent il en est de même dans certains pneumothorax chroniques. M. Galliard (2) rapporte l'observation d’un malade chez lequel un pyopneumothorax droit amena des phénomènes de rétraclion suffisants pour entrainer une dextrocardie, et rappelle les nombreux fails analogues signalés antérieurement. Or, en pareil cas. nous dira t on, il faut quelque chose de plus qu’un pneumothorax, une lésion pleurale, une symphyse qui soit l'agent de la rétraction ; la chose est évidente mais cette symphyse existe du moment qu'il y a pneumothorax partiel sans quoi il y aurait pneumothorax total. On peut donc observer à la fois un épan- i chement gazeux dans la plèvre et de la rétraction thoracique de ce côté. C'est là simplement un détail que

nous voulions préciser et qui n’a pas une extrême impor-

A. Enriquez, Laffite, Bergé, Lamy. Traité de Médecine, t. 3 pa, A. Bergé, p. 1446.

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