Piéry, la Tuberculose pulmonaire. 0. Doin, Paris, 4M
forcément à la lésion nouvelle et il ne faut pas trop compter sur les données de l'inspection pour établir notre diagnostic différentiel.
La percussion révèle dans le pneumothorax une hypersonorité constante ; dans la caverne elle donne soit de la matité, soit du pot fêlé, soit du tympanisme suivant les cas.
La percussion est souvent douloureuse lorsqu'il s'agit de caverne pulmonaire alors qu’elle est habituellement indolore dans le pneumothorax.
En résumé, la percussion ne nous fournit que des élé- - ments peu nombreux de diagnostic.
La palpation Va nous donner des renseignements beaucoup plus précis : dans le pneumothorax les vibrations vocales sont abolies ; elles sont conservées ou exagérées s’il y a caverne pulmonaire. La physiologie pathologique de ce phénomène est aisée à comprendre : dans le cas de pneumothorax, la collection gazeuse est immédiatement en contact avec la paroi thoracique ; dans la caverne pulmonaire, cette collection gazeuse est séparée de la paroï par une languette de tissu pulmonaire. Presque toujours ce tissu est condensé et les vibrations vocales qu'il transmet sont exagérées. Une précision séméiologique est utile ici et nous le tirons du manuel de pathologie du professeur Dieulafoy. A propos de l’état des vibrations thoraciques dans les épanchements pleuraux, il fait remarquer que leur recherche doit être pratiquée, très doucement, à voix peu élevée, sans quoi
on détruit les nuances et l’on reste hésitant dans les
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cas qui ne sont pas absolument tranchés. Cette remarque
s'applique également à la recherche des vibrâtions en présence d’une caverne pulmonaire ou d’un pneumothorax partiel et nous l'avons pour notre part, bien souvent vérifiée. :
Ajoutons que ces vibrations peuvent parfois être abolies dans certaines cavernes pulmonaires ; c'est là un cas très particulier sur lequel nous insisterons plus loin.
L'auscultation nous indique nettement l'existence d’une caverne lorsqu'il y a du gargouillement ; mais si elle fait entendre des bruits amphoro-métalliques avec parfois une ébauche de succussion, le diagnostique vient difficile entre une grande caverne et un pneumothorax partiel. Presque toujours on diagnostique pneumothorax et on est fort étonné à l’autopsie de trouver une collection gazeuse non pas extra-pulmonaire mais intra-pulmonaire et séparée de la: paroi thoracique par cette languette plus ou moins épaisse de parenchyme pulimonaire condensé dont nous parlions plus haut. C’est elle en effet qui règle la symptomatologie au point de vue du diagnostic différentiel. Elle conserve ou exagère les vibrations vocales ; elle va nous fournir un signe d'auscultation que nous considérons comme de première importance. En effet. tandis que dans le pneumothorax, l’auscultation de la voix révèle une résonnance métallique et diffuse, dans la caverne nous constatons le signe très net indiqué par Laënnec : /a pectoriloquie. Comme nous l’avons vu, la pectoriloquie n’existe pas
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