‹ Contribution à la Sémiologie et au Diagnostic Différentiel des Cavernes Pulmonaires TuberculeusesChapitre 8 sur 40 · Laënnec, loc. cit, p. 85 et · texte numérisé non relu

Laënnec, loc. cit, p. 85 et

2. Hérard et Cornil, De la phtisie pulmonaire. Paris, 4867, p. 388.

nous croyons au contraire que cette différenciation est très bien établie et nous en avons donné les caractères plus haut; qu'il y ait des cas où la pecloriloquie soit douteuse, nous croyons qu’on peut l’affirmer sans conteste, mais: à l'inverse de Skoda, nous n€ trouverons pas surprenant qu'un signe soit ébauché avant d’être tout à fait nel et même que ce signe puisse demeurer à l'état d’ébauche. Loïsqu'un tuberculeux arrive à la période cavitaire, il passe au point de vue anatomique d'un stade de condensation (qui produit la bronchophonie) à un stade d’excavation (qui produit la pectoriloquie). Pas plus-que la lésion. anatomique, les symptômes cliniques ne s'installent brusquement et sans transition : il y a une phase intermédiaire, et c’est là la clé du problème.

Ce ne sont pas ces derniers cas qu’il faut choisir pour apprendre à connaître la pectoriloquie, pas plus qu’il ne faut apprendre à connaître la fluctuation sur une tumeur inflammatoire qui, nettement dure la veille, commence seulement à se ramollir.

Aran prétend que la pectoriloquie est simplement une variété de, bronchophonie; variété, si l’on veut, . mais variété distincte, cela ne fait pas de doute.

M. Faisaxs (1) admet l'autonomie de la pectoriloquie quoiqu'elle n'existe pas dans toutes les cavernes.

Aussi bien, les critiques adressées à Laënnec n’ont point subsislé et nous pouvons citer en manière de

1. Faisans, Maladies des organes respiratoires. — Gauthier-Villars et Masson.

on conclusion cette phrase du professeur Dieulafoy (1) e : « L'égophonie, la pectoriloquie et la bronchophonie A sont trois phénomènes physiques caractérisés par le retentissement de la voix, mais dans l'égophonie- la \ voix est chevrotante, elle est diffuse dans la bronchophonie et nettement articulée dans la pectoriloquie ».

L'éminent clinicien de l'Hôtel-Dieu confirme donc les

faits avancés par Laënnec.

Dans le chapitre suivant nous nous sommes efforcé . de montrer quelles conditions sont susceptibles de réa- D

liser la pectoriloquie.

1. Diculafoy, Manuel de pathologie interne, 13° édition, t. I, p. 452.

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