RELATION ENTRE
le coefficient de la chaleur spâcifique d'électricité et le point neutre
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ABAQUE LXXYIII
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et l'aluminium sont un peu en dehors de celte courbe. Le palladium donne un point nettement isolé.
La courbe est d'allure exponentielle, et l'on pourrait cbercher à la représenter par une équation de la forme :
A log {1 + BKT„) = K.
Mais la recbercbe d'une semblable équïition, à, coefficients fixes, ne nous a pas paru présenter d'intérêt, et voici pourquoi :
Bien que la courbe passe par 7 points sur H, et que 3 des 4 autres points en soient peu éloignés, nous pensons qu'elle n'est qu'une traduction graphique approchée d'une loi rigoureuse dans laquelle entrent, outre le point neutre et la chaleur spécifique d'électricité, certaines caractéristiques physiques des mé- ■ taux, "en particulier la résistance et la conductibilité électriques. L'introduction de ces caractéristiques doit être faite de façon à amener rigoureusement sur une même courbe les points figura-, tifs des divers métaux.
Nous ne saurions nous proposer ici de chercher une telle loi; il nous sufBt de montrer comment la Nomographie nous a conduit à en soupçonner l'existence.
223. -^ Loi des œnsommations théoriques de la machine à vapeur (Abaques LXXIX et LXXX). — Cette loi a été récemment découverte par M. A. Râteau, Ingénieur des Mines (1), et par le professeur Mollier (2). La priorité revient, d'ailleurs, à M. Râteau, qui a trouvé la loi par le mode de transformation indiqué cidessus.
Soit N l'énergie qu'il est possible de retirer d'un kilogramme de vapeur saturée et sèche fonctionnant dans une machine parfaite entre la pression initiale Pet la pression finale p, avec détente adiabatique complète poussée jusqu'à la pression p, c'està-dire suivant le cycle de Rankine. On a, en kilogrammètres :
K = 425 ['■^^^-^ ^ £'<^ '^^<iTJ,
ï, et Tj étant les températures absolues correspondant aux pressions absolues P et p, G et r étant la cfealeur spécifique et la chaleur de vaporisation du liquide à la température T,
dbyGOOglC
Pour les machines à vapeur, qu'il s'agisse de maeiiines à pistons ou de turbines, les tables de Regnault permettent de calculer N d'après l'expression ci-dessus; on peut donc avoir ain&i la consommation théorique en kilogrammes par cheval -heure ^, 270000
, pour des valeurs données de P et de p.
M. Râteau a eu l'intuition de construire les lignes d'égale consommation en les rapportant à deux réseaux :
X = log p, y = log P.
Il obtint ainsi un réseau de droites (K) qui semblaient concourantes. La transformation de cet abaque LXXIX en un abaque à points alignés lui donna effectivement «ne droite [K] (Abaque LXXX).
Il existe donc une loi de la forme K = /" (log p, log P). Pour la trouver, il faut exprimer la loi de répartition des cotes sur la droite [K], ce que nous allons faire très facilement avec les coordonnées cartésiennes.
Prenons pour origines des échelles «^ = l log p, Up ^ — / log P
RgSI.
les points A et B cotés 1 (fig, 3i). L'alignement AB détermine sur [K] le point coté oo, car, pour toutes les valeurs p := P, K est infini, par la nature même du problème. En chaque point de l'échelle [K] menons une parallèle CD à OA, de longueur proportionnelle à sa cote; nous obtenons évidemment une courbe asymptote à OA : M. Râteau, a vérifié que c'est une branche d'hyperbole équilatère.