Delchef, Scalpel, 1909-1910. Liège. Technique de Lorenz
et Œschner (1) qui, dans « l'immense majorité des cas» se contentent de faire descendre leur appareil jusqu’au niveau des condyles fémoraux. En général à un stade avancé de la coxalgie, et surtout en cas de tendance à la flexion, on devra faire descendre le plâtre au moins jusqu’à la moitié de la jambe : dans les appareils de coxalgie au début sans attitude vicieuse ou à la période de convalescence, on pourra se contenter de descendre
jusqu’au niveau des condyles fémoraux.
Un appareil plâtré est destiné à immobiliser absolu-
ment l'articulation : c’est son but et sa raison d’être.Il entraîne ainsi le repos de l’articulation etgrâce aux précautions prises en l'établissant, ilassure l’immobilisation générale du malade,ce que ne saurait faire d’une façon aussi absolue l’appareil à extension.
: De plus il fixe le membre inférieur par rapport au tronc dans une direction précise. Enfin, le traitement. immobilisateur dans des appareils plâtrés est à première vue très séduisant par sa simplicité. Les malades une fois placés en bonne position, dans l’appareil, « restent ainsi sans besoin de surveillance en quelque sorte pendant plusieurs mois » (2).
Voilà pour les avantages du plâtre:ils sont grands et l'appareil plâtréest suivant le mot de M. Calot (3) «l’ap-
1. OEschner. A short plâter spica in the treatment of hip disease (N. Orléans, méd. et Surg. Journ., 1907-1908).
2, Coudray. Revue de chirurgie, 1911. Coxo-tuberculose et son traitement.