‹ Contribution à la thérapeutique de la Coxalgie: Extension continue combinée à l'immobilisation par appareils rigidesChapitre 24 sur 30 · TER · texte numérisé non relu

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Cet appareil va être construit suivant la méthode habituelle avec les quelques particularités suivantes. Et d'abord, il remontera très haut sur le thorax, car c’est à lui que je vais demander l’immobilité ; en second lieu il n'enveloppera que la cuisse, de facon à ne pas gêner, par son contact immédiat avec les saillies osseuses de cette région, l’abaissement du squelette ; en troisième lieu, afin d'éviter que le plâtre n'adhère aux bandelettes dé leucoplaste, j'enroule autour de la cuisse un simple double d’une bande de crêpe Valpeau ; et, cela fait, le malade étant en suspension, maintenant une légère traction à l'extrémité du membre, j'applique l'appareil plâtré.

« Lorsque la dessication est parfaite, l'enfant estiransporté de nouveau dans son lit et on rétablit une traction identique à celle qui existait auparavant. »

Telles sont les lignes générales de la technique habituellement employée.Par-dessus un appareil à extension classique, on construit un petit spica plâtré, haut du côté du thorax, atteignant à peine le genou du côlé de la cuisse. Il n’est plus en effet nécessaire, par une butée des condyles fémoraux contre une saillie du plätre, de chercher à empêcher ceux-ci de remonter sous l'influence de la contracture musculaire, puisque nous avons un poids tracteur qui non seulement joue ce rôle mais produit un abaissement du fémur lui-même.

Puisque l'appareil plâtré n’est plus appelé ici qu'à jouer un rôle d’immobilisation générale, puisqu'on nexige de lui, en quelque sorte, que de faciliter la surveïllance du malade, il est inutile de faire des plâtres

Madelaine 3

étroitement ajustés. C’est, dans cet ordre d'idées, que nous avons placé plusieurs fois des appareils à extension sous des silicates, des plâtres bivalves, des appareils en cuir moulé ou en celluloïd. Le mot plâtre doit donc être pris dans le sens général d'appareil rigide.

Voilà la méthode dans toute sa simplicité. Avant d’en indiquer les résultats éloignés, avant même de répondre aux différentes objections que nous nous sommes faites à nous-même et qui nous ont été présentées à maintes reprises, voyons quels en sont les résultats immédiats.

« Regardez votre petit malade (1): vous êtes assuré de l’immobilité de son tronc, il est incapable d'essayer, en tirant sur son pied de fléchir la jambe ; la direction générale de son membre restera forcément celle que vous lui avez donnée dès le début ; il n’y aura ni abduction, ni adduction ni surtout rotation en dedans ou en dehors. S'il commet quelque incartade, si, trompant la surveillance, il essaie de se placer sur le côté, s’il y parvient même, les mouvements de sa hanche seront, pour ainsi dire nuls et pour tout dire, vous aurez combiné les deux éléments de succès nécessaires, l’immobilité d'une part et de l'autre l’écartement des surfaces articulaires. »

L'’objection principale que soulève cette méthode est : la suivante: Comment expliquez-vous que l’appareil à traction puisse agir ?

Ce que nous avons dit, au cours de notre chapitre

1, D' Mayet. Même source,

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