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sur les appareils rigides, des mouvements qui persistent malgré la perfection des appareils pourrait jusqu’à un certain point répondre à cette question. Mais il n’est pas nécessaire de supposer que tels mouvements existent sous le plâtre pour justifier la présence de l’application d’un appareil à extension sur la cuisse malade. En admettant même que la jambe soit bien immobilisée au moment de la mise en plâtre du malade, il est évident que notre extension aurait, ultérieurement, tout au moins lutilité sinon d’abaiïsser réellement le fémur, tout au moins de s'opposer au mouvement d'ascension de cet os et cela d’une façon beaucoup plus efficace que les dépressions sus-condyliennes avec lesquelles on a la prétention d’enrayer l’action de la contracture musculaire : et la traction sous l'appareil plâtré n’auraitelle que ce seul résultat, qu'il serait largement suffisant à justifier sa présence. | Mais elle agit d’une façon beaucoup plus efficace | Grâce au moyen de contrôle que nous apporte la radio graphie, nous savons que la traction abaisse réellement le fémur, qu’elle produit un entre-bâillement dans l’interligne articulaire. Outre une série de radiographies prises à des époques différentes chez plusieurs malades, nous en avons eu au cours du traitement d’une malade dont nous publions plus loin l’observation une preuve absolument éclatante (obs. Il).
Au début de son traitement la malade subit un redressement manuel et est placée dans un plâtre; quinze jours après, première radiographie : la tête chevauche à
ce moment au-dessus d’un ressaut qui représente le reste
EN pou du soureil cotyloïdien. On applique alors l’extension qu'on recouvre d’un appareil plâtré. Cinq mois plus tard, à l’occasion du changement de plâtre, nouvelle radiographie qui montre la tête fémorale en place au fond du cotyle, c’est-à-dire ayant subi un abaissemeht certain et notable.
Cette observation plus encore que la série de radiographie que possède le D° Mayet, donne une preuve non seulement de la réalité mais encore de l’efficacité de la traction telle que nous la défendons ici. Ainsi donc la traction continue, même gènée par l'existence d’un plâtre agit suffisamment pour ramener en place une tête fémorale déjà en état de subluxation.
Comment alors se refuserait-on à croire que cette même traction serait incapable de produire l’entrebaillement de quelques millimètres, qui est suffisant pour éviter la pression des deux surfaces osseuses et empêcher ainsi la naissance et le développement de l’ulcération. compressive.
Une autre preuve de son action réside en ce fait que chez un malade placé dansun plâtre sans extension, le résultat sera toujours l’ankylose. Chez nos malades au contraire, la règle est : mobilité de la hanche, mobilité plus ou moins étendue il est vrai, mais toujours suffisant pour permettre au malade de n'être pas un infirme. C’est donc que le facteur nouveau, puisque nos plâtres sont les mêmes, c’est donc que ce facteur a agi et c'est ce ‘que nous voulions démontrer,
Quels sont les résultats obtenus avec notre méthode Nous en avons déjà indiqué quelques-uns :
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Comme avec l’extension, cessation rapide et absolue des douleurs, disparition de la contracture voilà les premiers en date.
Comme tonséquence, absence d’ulcération compressive, de subluxation et à plus forte raison de luxation véritable, donc jamais de raccourcissement. Enfin le malade guérit presque toujours avecune hanche présentant une mobilité suffisante pour lui permettre une mar. che absolument normale. Sans doute l’abduction et la flexion restent parfois limitées, mais leur limite dépassera toujours l’angle nécessaire à assurer un fonctionnement normal du membre dans les occupations habituelles de l’existence.