‹ Contribution à la thérapeutique de la Coxalgie: Extension continue combinée à l'immobilisation par appareils rigidesChapitre 27 sur 30 · PA · texte numérisé non relu

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on Cond

Le diagnostic de coxalgie est fait et l’enfant envoyé à la radiographie. Celle-ci ne montre qu'un léger point sur le bord supérieur de la tête fémorale.

L'enfant est alors mis en appareil : extension et plâtre.

Ce premier appareil doit être changé deux fois dans le premier mois, l'enfant, mal surveillé, n'étant pas propre la nuit. Le troisième appareil, après une sévère admonestation adressée aux parents, peut rester trois mois en place. |

A la fin du quatrième mois de traitement, l'examen de Ja hanche montre la disparition des ganglions inguinaux, Les douleurs spontanées de la hanche et du genou ont cessé dès les premiers jours du traitement.

L'enfant est remis dans un plâtre avec extension pendant trois nouveaux mois. Au bout de ce temps (7° mois du traitement) on ne trouve plus, à part l’atrophie musculaire, aucun signe de coxalgie. L’abduction elle-même est redevenue nor-

male.

On laisse l’entant au lit pendant un mois, puis on autorise la

. marche progressive. L'enfant, très joueur, outrepasse la hoite

permise. Malgré cela, quatre mois après la suppression de ses

appareils, ilne se plaint nullement, n’éprouve plus de fatigue et ne boite jamais, même à la fin de la journée.

Observation VI (personnelle)

Garçon de 12 ans.

Se présente à la consultation de l’hôpital Marie Lannelongue en mai 1910 avec, à la face postéro-externe de la cuisse, une

tumeur rouge violacée, molle. De plus il boite depuis plusieurs

Dre ee mois, Les parents attribuaient cette claudication à une « fatigue de croissance ».

L’enfant examiné, nous notons ce qui suit:

La tumeur est fluctuante; ponctionnée avec une aiguille de Pravaz, on en retire un liquide séro-purulent pathognomonique d’abcès froid. La hanche présente en outre des mouvements très limités, notamment d’abduction. Il y a une tendance à la flexion permanente de la cuisse sur le bassin. Légère ensellure lombaire. Atrophie musculaire et douleur à la pression de là région trochantérienne. Ganglions inguinaux.

Le malade est traité suivant le mode habituel : appareil plâtré avec extension. L’appareil est fenêtré de façon à permettre de surveiller et ponctionner l’abcès trochantérien. Chaque quinzaine, le malade est ramené à l’hôpital pour y subir une injection d’éther iodé.

Au bout de trois mois (fin juillet 1910) changement de plâtre. Pas de modifications apparentes.

En octobre, nouveau plâtre ; l’abcès est guéri, 1l reste seulement de l’empâtement profond de la région. Les douleurs à la pression et à la percussion sont disparues.

Le nouveau plâtre est laissé jusqu’en mars 1911 et c’est seulement en octobre 1911 que l’enfant est libéré : on supprimé d’abord l’extension puis un mois après le plâtre.

Le petit malade est maintenu un mois au lit sans appareil et c’est seulement en janvier 1912 qu’on autorise la marche,

A cette époque, la hanche a conservé une mobilité sensiblement équivalente à celle enregistrée au début du traitement. Tous les mouvements existent, mais l’abduction reste limitée au deux tiers de sa valeur habituelle. Pas de raccourcissement.

La hanche n’est plus douloureuse, l’empâtement de la région

de l'abcès est disparu. La guérison peut êt

un fait acquis. RUE

Rire (

AA . L'enfant revu trois mois après marche sans béquille mais

bre légèrement, probablement sans doute par infiance

| musculaire, l'atrophie des muscles restant très considérable.

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