‹ Contribution à l’étude de la tuberculose dans ses relations avec la grossesse et les suites de couchesChapitre 14 sur 21 · DEUXIÈME OPINION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME OPINION

«La grossesse aggrave la marche de la maladie, Das. # Là celle-ci subit, dans les premiers mois de la grossesse, une £

amélioration notable ». De Cette opinion se dense Gardien, PRE Pidoux ef Pater Er IN er - & Nous ne disons rien au sujet de cette amélioration des 4 SR premiers mois que nous n'avons jamais eu l’occasion de : - constater. Cependant nous ne la nions pas, nous croyons va même qu elle doit se produire assez souvent.

a (a A voit parfois, dit Gardien, que les femmes chez 7208

ve

qui il existait avant la grossesse un vice organique du poumon se portent mieux et semblent guéries pendant les trois premiers mois de la gestation, mais, que, vers le quatrième et le cinquième, la toux, les douleurs, les crachements de sang, et les autres symptômes de la phtisie marchent avec plus de force ».

Pidoux est du même avis; pour lui on doit diviser la

grossesse en deux périodes : la première qui s'étend de la

conception jusqu’au quatrième mois, et la seconde qui

va jusqu’à l’accouchement : « j’ai un grand nombre d’ob-

servations, d’où il résulte que pendant les premiers mois de la grossesse la phtisie est enrayée et muette, il n’en est pas ainsi pendant la seconde période, il n’est pas rare de voir alors les symptômes de la phtisie, latente jusquelà, se réveiller et retrouver une activité plus grande qu ‘avant la grossesse ».

Peter exprime une opinion analogue : sans doute la gestation accélère le plus souvent la marche de la phtisie, mais ce qu'il y a d’intéressant, c'est que « cette aggravation se produit, non pas à un moment quelconque

de la gestation, mais spécialement à une époque que nous

avons vue être féconde en périls pour la femme atteinte de maladies du cœur, c’est-à-dire à partir du cinquième mois. Dès le début de la grossesse, il y à bien augmentation de la dyspnée, mais les accidents deviennent surtout graves à partir du cinquième mois )».

Ilest d’ailleurs évident que si la femme enceinte se trouve dans des conditions de milieu et d'hygiène qui lui

permettent de se soigner et d'éviter les fatigues, si elle a,

contrairement à ce qui arrive quelquefois, une excitation

dde bidiaiss À y lérééi

__=#— à RATES s fonctions digestives l'appétit deviendra plus vif, la di- CAVE ior n facile, et, dès lors, lafemmeenceinte, nesefatiguant | à en pas etse nourrissant mieux, bénéficiera d’une véritable 5 FE hypernutrition. Mais il ne faut pas perdre de vue que 13 A l'amélioration des premiers mois est un trompe l’œil, car LR | c'est en définitive à l’action générale de la grossesse qu'il à #2 ai faut accorder toute son attention, or ce qui se passe Si Je “3 souvent dans les derniers mois nous prouve que nous

1 | pouvons dire avec les auteurs de cette deuxième opinion : TES es ni La grossesse es ni la porpie de la maladie » D.

Gr OPINION a+ É , «Tantôt la grossesse NE etsemble arrèter la mar- # LA che de la malade, tantôt au contraire elle fins et Ja ccélèré CS Cette théorie a été soutenue par Portal, Daben Andral, Gendrin, Caillot, Cornil et Hérard. Pinard partage aussi cette manière de voir. « Dans la grande majorité des cas, : dit-il, Ja grossesse loin d’enrayer la phtisie pulmonaire : en accélère au contraire la marche. Mais il faut recon- naître aussi que quelquefois, la maladie n’est influencée

nie —

0) XEESS

de cas, les symptômes paraissent manifestement arrêtés ». se Nous sommes obligés de redire ici que. nous avons eu l’occasion de surprendre la grossesse comme élément d’aggravation, nous ne l'avons. jamais vu améliorer une a ue #

nien bien ni en mal et que même, dans un petit nombre

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