‹ Contribution à l’étude de la tuberculose dans ses relations avec la grossesse et les suites de couchesChapitre 17 sur 21 · PE · texte numérisé non relu

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terrain, si bien mise en relief par le professeur Grancher. Nous allons emprunter, avec Ribemont-Dessaignes et Lepage, les éléments de l’étude qui va suivre aux tra-

vaux d'Aviragnet. Fa transmission directe de la tubercu-

lose de la mère au fœtus est prouvée par la clinique et

par l’expérimentation.

Etude clinique: Charrin (1873), Berty (1882), Mer-

kel (1884) ont rapporté des cas de tuberculose congéni-

. tale chez des fœtus issus de femmes tuberculeuses. En

1891, Jacobi de New-York a publié, lui aussi, un cas de tuberculose congénitale. L'une des observations les plus

intéressantes est celle de Sabouraud, Société de Biologie

décembre 1891), qui a trouvé les bacilles de Koch dans les lésions tuberculeuses du foie et de la rate d'un nouveau-né mort onze jours après la naissance.

Depuis Baumgarten et Roloff (1892), Lehmann (1893), Schmorle et Kockel (1893) ont publié différents cas de tuberculose fœtale chez les fœtus mort-nés, où chez des

enfants qui ont succombé quelques jours après la nais-

sance. Bien qu’exceptionnelles, les observations de tuber-

culose congénitale chez les animaux avec examen bacté-

riologique sont plus nombreuses ; nous pouvons citer

celles de Johne de Dresde (1885), Malvoze et Brouvier

(1889), Bang (1890), Mac, Faydeau (1891).

Expérimentation : Landouzy et Martin ont fait les premières recherches à une époque où, comme le fait remarquer Aviragnet, le bacille de Koch n'était pas encore Connu ce qui amoindrit la valeur de leurs expériences. Ces auteurs rendaient tuberculeux des cobayes en leur inoculant des fragments de placenta de femmes

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phtisiques, ou des fragments d'organes sains en apparence (foie, poumons), provenant de fœtus issus de

femmes tuberculeuses. Depuis l'ère bactériologique on à multiplié ces recherches, et les inoculations ont été faites de diverses manières.

1° Avec des fœtus en apparence sains provenant de

mères tuberculeuses : Londe, Thiercelin (1893) ont fait

des inoculations positives avec des organes, sains en apparence, de fœtus nés de mères tuberculeuses. Ainsi, « dans certaines circonstances les fœtus nés de mères tuberculeuses peuvent donner la tuberculose chez des animaux, bien qu'à l'œil nu leurs organes paraissent sains. Les fœtus contiennent des bacilles ; mais ils n’ont pas eu le temps d'organiser des granulations tuberculeuses ».

20 Avec des fragments de placenta, de phtisiques, par

ce dernier moyen plusieurs expérimentateurs ont obtenu

des résultats positifs (Landouzy et Martin, Bolognesi) : Aviragnet, en s’entourant de toutes les précautions d’asepsie usitées actuellement en bactériologie, a produit chez les cobayes la tuberculose en leur inoculant du placenta provenant d’une mére tuberculeuse.

Lehmann a constaté dans plusieurs placentas des lésions tuberculeuses ; c’est dans la caduque que se développeraient d’abord les tubercules pour envahir ensuite Île chorion. | |

Schmorle et Kockel ont donné de la tuberculose une étude assez complète au point de vue de l’histogénése.

Ils ont décrit deux formes. Dans la première c’est à la

surface des villosités, dans les espaces intervilleux, que débutent les altérations.

tuberculose se développe d'emblée, dans le tissu me

une certaine quantité de sang, s’écoulant par le bout pla

-ilsemble qu'entre la gravité de l'affection et les résultats

abdominaux et thoraciques, et une tuberculose miliaire

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