CHAPITRE III
Des lésions encéphaliques d'origine veineuse.
L'étude des thromboses et des congestions passives du système veineux nous a conduits à signaler des lésions en foyers qui naissent dans certains viscères de l'enfant sous l'influence de la gêne circulatoire. Les hémorrhagies et les ramollissements sont les plus importantes de ces lésions. Presque toujours l'eacéphale nous a servi d'exemple quand nous avons cherché à nous rendre compte de leur mécanisme, et cela parce que, dans le cerveau, elles sont plus nettes et plus fréquentes que partout ailleurs.
Les altérations causées par une thrombose sont, en général, plus graves que les désordres produits par une simple stase sanguine ; de plus, elles portent encore le cachet de leur origine. Le thrombus reste dans les vaisseaux comme une preuve matérielle du trouble circulatoire qui a déterminé l'apparition des lésions voisines. Les congestions, au contraire, peuvent disparaître à un certain moment; les désordres qu'elles ont fait naître se montrent alors isolés de leur cause, et peuvent sembler difficiles à interpréter.
Il nous paraît donc indispensable de commencer l'étude des lésions encéphaliques propres à l'enfant, par l'examen des thromboses des veines intra-crâniennes. Quand nous aurons fait une analyse complète des altérations qu'elles peuvent causer, nous chercherons quelles sont, chez l'enfant, les lésions d'origine vasculaire qui ont des caractères semblables, qui occupent les mêmes points, et qui peuvent être, rattachées à un même processus, la gêne de la circulation du sang dans les veines.