BASSE
Il serait intéressant de trancher cette question et de faire des recherches du côté bactériologique, afin de découvrir si possible l’agent infectieux présumé. Les. recherches faites à ce sujet, en ce qui concerne les papillomes en général, ont donné quelques résultats. Majocchi, Cornil et Babès ont signalé la présence d’une bactérie spéciale dans les papillomes des bovidés, le « Bactérium porri », avec lequel ïils ont reproduit la lésion.
Kulmann l’a cultivé et inoculé avec succès ; Variot l’a également inoculé d’un sujet à un autre. C’est donc une affection contagieuse et inoculable.
Donc, pour ce qui nous intéresse, nous reconnaîtrons, dans le papillome labial du chat, une néoplasie inflammatoire, et jusqu’à plus ample informé, nous admettrons son origine microbienne, bien que nous ayons observé certaines particularités qui ne plaident pas en faveur de cette étiologie : le peu de contagiosité de cette lésion, dont nous reparlerons. Il est admis qu’en général, en effet, les verrues, les papillomes sont beaucoup plus fréquents chez des jeunes et qu’il suffit parfois de laisser l’animal sans aucun traitement pour les voir disparaître à l’âge adulte. Contrairement à ces faits, nos observations nous ont permis de constater que les animaux atteints du papillome labial étaient pour la plupart des sujets adultes.
Le ‘papillome labial du chat n’a pas été observé à l’état congénital, alors que des papillomes cutanés de cette origine ont été observés par divers auteurs : Pirl, Koiranski, Moussu, etc, chez le poulain,