FAT
AD ne
.: En 1841, Rhind (1) avait déjà proposé le traitement
occlusif des brûlures avec de la gomme arabique. Mais il
ne rapporte pas d’observations concluantes à l’appui. En 1859 Swain rapporte trois observations de brûlures
au deuxième et au troisième degré, traitées par les appli-
-Cations de collodion ricinèé (une partie d’huile sur deux
de collodion). On renouvelle la couche de collodion deux ou trois fois par jour jusqu’à ce que la suppuration soit franchement établie; puis on applique des cataplasmes jusqu’à ce que les surfaces suppurantes soient complètement détergées, et l’on panse au liniment oléo-calcaire jusqu’à cicatrisation complète.
Ce traitement expérimenté sur une large échelle au King’s collège hospital a donné des résultats très avantageux. Le collodion préserve les parties brûlèes du contact de l'air sans les dérober à la vue et son odeur mitige les émanations désagréables des brûlures. Il calme ordinairement les douleurs en quelques instants ; dans tous les cas où il a été mis en usage, les eschares ont paru être beaucoup moins profondes que d'habitude.
En 1858, Passavant (3) de Francfort préconise le traitement des brûlures par le bain d’eau chaude permanent. Et pourtant les observations qu'il publie ne sont guère coneluantes : une jeune fille brûlée aux mains et aux
‘avant-bras qu'il traita par ce procédé, resta huit mois à
l'hôpital et en sortit avec des cicatrices rétractiles partout, même là où les brûlures n’avaient atteint que le deu-
1. Edinburgh med. and.surg. Journal, juillet 1891. . British médical Journ. Octobre 1850.