Deutsche Ktinik, 1858, ne
nn fo xièie degré, ‘avec de la rétraction des paupières, ‘du lagophtalmos. Dans une autre observation où vingt per: SOnnes furent brilées par l'explosion du laboratoire d’un ärtificier, il en pérdit sept quelques joûrs après l’accident ; et sur les treize restantes, sept sont prises ultérieuremént d’affections pulmonaires « résultant de l’étendue de ja brûlure » et périrent, quelques-unes de ces derniéres n'ayant que des brûlures insignifiantes. Ce qui » emnpêche pas Passavant de dire : « Les douleurs se calmé- + rént bientôt, et lès malades devinrent tranquilles ; la «réaction était modérée ; l’exfoliation de toutes les par- « ties mortifiées se faisait peu à peu; les plaies restaient ‘propres ; aucun cas de résorption purulent ne fut observè… Ces applications permanentes avaient encoré
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un résultat favorable sur les cicatrices : elles se ramol-
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€ Jissaient, devenaient plus extensibles et permettaient « d'obtenir des allongements inespèrés. »
Le traitement des brûlures par la balnéation continue n’était da reste pas nouveau ; en 1812, Haïlé, Guilbert et
Nysien (1) le recommandaient déjà :
“€ Sila brûlure est bornéé é à l'irritation de la peau sans « détâchement de l’épiderme, le eau froide arrête le dév ë- « Joppement des phénomènes inflammatoires, ét lors « même que action du feu aurait détérminé dés phlye- : tènes, il faudrait encore employ er lé bain froid qui : « très. souvent préviendra l'ülcération et bornerä Pacci-
dent à la simple dénudation de quelques portions du
4. Dict. des Sciences mé “icertes, 1812, tome Il, article Bains, page 555. |
« derrüe. Dans ces différents cas, l'eau doit être la plus « froide possible : dans les brûlures superficielles, in "est <-pas nécessaire que le bain soit de longue durée. »
Dans le même ordre d'idées rappelons les applications de glace pilée préconisée par Jobert (1). | -__ Sur les trois observations qu'il donne, il n'indique la
durée totale du traitement que pour une seule où F eschare mit trois mois À s’éliminer et à se cicatricer ; ce qui Raissé supposer que le résultat ne fut pas très brillant.
Ee traitement des brûlures par la balnéation fut repris plus tard par Hébra, en 1868 (2). En employant le béin prolongé danses brûlures, cet a teur se proposait : {5 d'ob2" tenir là macérationdeseschares;2° d'empêcher l'influeñce’ fâcheuse sur l'organisme dx pus et dés eschares putréz fiées ; 3° de diminuer peut-être la déperdition de chaleur amenée par la perte de l’épiderme ; 4 de diminuer les douleurs occasionnées par les appareils et le contact de ai r. Toutes ces considérations du savant clinicien furent, paraît-il, réalisées.
L’année précédente Pitha (3), entre autres observations, avait rapporté l’histoire absolument navrante de la princesse Mathilde brûlée sur toute la partie postérieure du corps et traitée par le bain continu.
Depuis cette époque, et malgré ces déplorables résultats, le traitement des brülures par le bain continu est indiqué par un grand nombre de traités classiques, surtout en
1. In Journal des connaissances médico-chirurg., 1818, page 90.
2, Trailé des maladies de la peau, 1868.
Wiener med. Presse, 1867, p. 612.
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Allemagne, mais nulle part on ne trouve d’observation favorable à cette méthode. Le seul avantage de ce traitement paraît d’être calmant et de permettre, comme dit Mme Nageotte, aux grands brûlès de mourir plus doucement. | |
Que l’on nous permette de nous arrêter ici dans l'exposé des différents traitements employès contre les brûlures. Nous avons passé en revue les plus intéressants parmi ceux préconisés avant l’antisepsie. Nous pourrions remplir des volumes à rapporter, examiner et discuter les traitements proposés depuis l’antisepsie. Contentons-nous de dire que tous les antiseptiques, tous sans exception ont êté essayés, tous ont donné des résultats favorables entre les mains de leurs préconisateurs, et presque tous-également ont échoué entre les mains des autres praticiens.