T, hirtum ALL
A8. — T, CherderiL, A9. — T'. lappaceum L.
Il est fort intéressant de comparer ce groupement des espèces avec celui très différent auquel on arrive par l’étude morphologique des graines. Toutefois, pour ne citer qu'un exemple, on
1. Le T. alpinum L. est la seulé espèce française de la section Lupinaster Mveu. Le 7. Lupinaster L. habitant la Pologne et la Russie viendrait se ranger auprès de lui (Cf. Roux, F4. Fr., V, 97, Ganpocer, Vov. Consp. Fi. Eur., p. 116, nos 72 et 73 et Nymax, Consp. I, p. 179, nos 94 et 95).
trouve une analogie, dans le voisinage de T. agrarium (X.) Aux. et de T. patens Scares., d'une part, de T. campestre Scares. et de Teminus Rezn. d'autre part. On verra aux conclusions finales ce qu'on peut penser de l'analogie ou de la dissemblance des groupements auxquels conduisent ces deux méthodes bien différentes : la morphologie générale et la morphologie séminologique.
Je donnerai maintenant une courte diagnose de chacune des espèces étudiées, en indiquant les caractères distinctifs — si tant est qu'ils’en trouve — qui permettent de les reconnaitre.
T. agrarium (L..) ALL. (fig. 237 et 238). — Petite espèce mesurant environ un millimètre de longueur, ovoïde, subglobuleuse, roulant facilement sur le papier; tégument lisse, jaune cire ou jaune paille clair, luisant. Saillie radiculaire à peine indiquée sur le corps de la graine par une faible ligne blanchàtre. Surplomb radiculaire à peu près nul. Région hilo-micropylaire présentant peu de caractères distincts. Le hile se révèle comme une minuscule tache sombre, entourée d'une petite collerette blanchâtre, fibreuse, vestiges des tissus funiculaires. La région raphéale ne se trahit par aucun signe extérieur, mi bosse, ni plage colorée. Le rayon de courbure au sommet de la graine est très faible, à l'endroit où l'axe hypocotylé s'attache aux cotylédons. Cela confère au sommet de la graine, une forme plus ou moins nettement en pain de sucre, Cette graine ressemble à celles du 7. Bocconii Savi, et du T. manus ReLn., mais tandis que cette dernière est piquetée de blanc, comme si on avait donné sur la surface du tégument une multitude de coups d'aiguilles qui seraient restés indiqués par autant de petits points d'impact blanes, les deux autres espèces n'offrent pas ce caractère. Chez Le T, Boccont, le surplomb radiculaire est assez prononcé, ici il est presque nul. Toutefois, vu la taille excessivement petite de ces trois graines l'usage du binoculaire, avec Le plus fort jeu d'objectifs est indispensable. Encore faut-il réaliser un éclairage opportun, pour apercevoir ces détails, surtout les piquetages du T. minus, car ces faibles marques sont difficiles à apercevoir,
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T. albidum Rerz. (fig. 191 et 192). — Graines moyennes, mesurant environ 1,7 à 1,8 millimètre, jaune d'ocre ou jaune cire, doucies ou mates, subtranslucides. Saillie radiculaire formant une proéminence assez nette, brusquement tronquée au-dessus de la région hilo-micropylaire. Vue de face cette saillie est assez trapue et de la même largeur que le reste de la graine qui est assez épaisse et subglobuleuse. Par l'ensemble de ses caractères morphologiques, cette espèce se range à côté du 7. Cherleri L., mais tandis que ce dernier à des graines ovoïdes, Jaune cire pâle, à région ombilicale presque basilaire, le 7. albidum Retz. a l’ombilic subéquatorial. Enfin, la région raphéale et les surfaces tégunientaires voisines de la région hilo-micropylaire, qui forment une plage arrondie tout autour de celle-ci, sont d'un jaune de corne subtransparent. La tache raphéale est à peu près rectangulaire.
T. album Law. (fig. 207 et 208). — Cette espèce, de petite taille (1), puisqu'elle ne mesure en moyenne que 0,9 à 1,1 millimètre, vient se ranger à côté des 7. resupinatum L., T. hybridum L., T. lappaceum L., T. Johnstoni Ouver, T. repens L., qui sont tous caractérisés à la fois par la petitesse de leur graine et par sa forme en mitre plus ou moins nette. Ainsi que le représente la figure 203, cette forme en mitre est ici nettement accusée : elle possède un plan de base (région radiculo-raphéale) assez large, à une saillie radiculaire qui se distingue très facilement à l'œil nu du reste de la graine, car elle est très saillante, très nettement en bourrelet, et qu'elle se sépare du reste de la graine par un sillon profond. La hauteur de cette saillie, fait très remarquable, et qui se rencontre rarement chez les 7rfolium, est d'environ 50 0/0 du reste de l'épaisseur transversale de la graine, soit environ 35 0/0 du petit diamètre total. Cette espèce présente quelque analogie d'aspectavec le T. repens L., var. minus Gis. et Beuur, mais s’en distingue aisément par sa
1. Sa taille atteint quelquefois 1,3 à 1,4 millimètre de longueur. Elle vient alors se ranger à côté du 7’. fragiferum L., et l'on trouvera la comparaison des deux espèces à l'étude spéciale de cette dernière.
couleur beaucoup plus foncée, et sa taille nettement plus grande, comme on peuts'en rendre compte en comparant les figures 208 et 222. Le tégument lisse est subluisant. Vue de face, la région ombilicale ne présente aucune particularité bien digne de remarque. Les régions hilo-micropylaire et raphéale se traduisent à peine parune coloration différente du reste du tégument : elles sont plus sombres : brunes sur les individus brun-rouge, brunvert sur les autres. Cette différence de teinte est toujours très faible. Le hile a la forme d’une minuscule tache sombre entourée d'une fine collerette blanchâtre, vestiges des tissus funiculaires. Cela d’ailleurs se produit sur presque tous les Trifolium et sur un grand nombre d'autres graines.
T. Alexandrinum 1. (fig. 201 et 202). — (Graines assez grosses mesurant environ 2,2 millimètres de longueur en moyenne. Cette espèce, facile à distinguer par sa taille et sa couleur se range à côté du T. Lupinaster L., avec laquelle cependant on ne peut pas la confondre. De couleur brun-rosâtre, assez clair, elle est nettement ovoide, à tégument lisse et un peu luisant. Cette graine possède un caractère qui la rend aisément reconnaissable : la région ombilicale est située très au-dessous du plan équatorial (1) environ au quart inférieur, comme le représente la figure 201. Saillie radiculaire peu sensible, séparée du reste de la graine par une très faible dépression et indiquée vaguement par une ligne plus claire, jaunâtre. Le surplomb radiculaire est très faible, d'où il résulte que la région ombilicale est peu échancrée, comme le montre là figure 201. Le hile se présente, comme d'habitude, sous forme d'une tache sombre entourée d'une collerette blanchâtre, fibreuse ; le tout est ceint d’une zone en bourrelet de couleur plus sombre qui s'étend sur la région raphéale, rappelant par sa forme les miroirs à main dont on se servait au xvuit siècle, Tandis que chez T. Alexandrinium L., la région ombilicale est située très bas, chez sa voisine 7, Lupinaster L. elle est subéquatoriale ; cela évite toute confusion,
1. Je rappelle que loutes mes descriplions supposent les graines placées dans des positions identiques à celles où je les ai figurées,
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comme on peut sen rendre compte par la comparaison des figures 201 et 206.
FIGURES 177 à 192. — TRIFOLIUM L.
7 millimètres.
Fig. 177 et 178, T. rubens L., face et profil. — Fig. 179 et 180, T. striatum LL , profil et face. — Fig. 181 et 182, 7° trichocephalum Bres., protil et face. — Fig. 183 et 184, T. ochroleucum Hups., face et profil. — Fig. 185 et186, T. maritimum MHuos., face et profil, — Fig. 187 et 188, 7. Panñnonicum Jaco., profil et face. — Fig. 189 et 190, 7. pratense L., profil et face. — Fig. 194 et 192, T. alhidum Rerz., face et profil ;
T. alpinum L. (lig. 257 et 258). — C'est la plus grosse espèce étudiée, encore ne dépasse-t-elle pas sensiblement 3 millimètres de longueur. Impossible à confondre avec aucune autre, par sa taille, sa forme et sa couleur, elle se range à côté du 7. medium (L.) Huos. ; toutes deux possèdent un surplomb radiculaire excessivement net, mais tandis que le T. medium (L.) Hups. est d’un jaune-verdâtre pâle, les graines de T. a/pinum L.. sont toujours très foncées, d'une couleur variant du rouge brique au brun-vert. Graine épaisse, de contour général ovale (profil) si l'on ne tient pas compte que l'extraordinaire saillie radieulaire, en nez, donne par son surplomb, à la région ombilicale, la forme d'une échancrure à angle droit, ou presque. La saillie radiculaire est séparée du reste de la graine par un sillon très net, plus sombre que le tégument voisin: à l'opposé de ce que l'on trouve chez les autres espèces, on voit ici que la région ombilicale, sur une assez vaste surface, est de couleur plus claire (au moins sur les individus brun-vert) que le reste du tégument, et se traduit par une plage jaune orangé assez vif. Au milieu de cette plage, on distingue à l'œil nu une bande rectiligne et rectangulaire brune, indicatrice du raphé, et parcourue dans sa longueur par une mince ligne blanchâtre. Le hile apparait comme une tache discoïde bistre, traversée dans sa longueur par un fort sillon sombre, large ; le hile est entouré d’une collerette blanchâtre, fibreuse, et encadré par deux petits rebords tégumentaires brun verdàtre foncé. Il est situé à peu près sous le surplomb radiculaire. Le micropyle est invisible, comme presque toujours chez les Trifolium, à cause de sa petite taille, et de sa situation sous le surplomb de la radicule. [Il est à noter que souvent les graines sont déprimées sur les faces ventrales : cela n'est pas un caractère distinctif; de tels individus sont seulement affectés d’un retrait, parce qu'ils ontété récoltés trop tôt, avant la maturité parfaite. Ils doivent être rejetés.
T. angustifolium L. (fig. 199 et 200). — Graines médiocres, dépassant rarement 2,1 ou 2,2 millimètres de longueur. Cette espèce appartient au groupe Olymprcum-stellalum, mais,
PLANCHE III bis.