‹ Contribution à l’étude morphologique des Graines de LégumineusesChapitre 17 sur 76 · rotundifolia L · texte numérisé non relu

rotundifolia L

Ononis sp. Agrandissements de grossissements photographiques directs.

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comme on le verra plus loin, elle est aisée à distinguer de ses deux voisines. Graines régulièrement ovoïdes, allongées, jaune paille clair, lisses et brillantes. Saillie radiculaire nette, quoique peu haute (profil) se détachant, surtout vers l'extrémité, du reste de la graine, par un léger sillon marqué d’une ligne plus claire, jaune très pâle où blanchâtre. Surplomb radiculaire très faible, mais formant à l'extrémité, comme une petite entrée caverneuse, au fond de laquelle se cache le micropyle parfaitement invisible. Cette petite caverne offre l'aspect d’un trou qu'on aurait pratiqué, dans un objet mou, avec l'extrémité d'un canif très pointu. Juste au-devant s'aperçoit le hile, tache concolore avec le reste de la graine, n'offrant pas de détails distinets, entouré d’une collerette très blanche. Cette tache hilaire est enfoncée dans une dépression nette constituée, en haut par la saillie radiculaire, sur les côtés par deux légers bourrelets tégumentaires, en bas par une petite bosse raphéale. Bourrelets et bosses sont d'un brun-vert assez net, mais clair. La bosse raphéale se poursuit, vers le bombement cotylédonaire par une petite plage rectiligne, de mème couleur. Le tout est si pâle et la graine, en réalité, si petite, qu'on ne distingue ces détails qu'à l'aide d'une forte loupe. Certains individus présentent parfois de légères stries convergeant, comme l'indique la figure 199, vers la région ombilicale. Mais ce fait n'étant pas constant, je pense qu'il s'agit là de graines non complètement mûres, et peut-être légèrement ridées. La ressemblance avec T. Olympicum Horxeu. n'est pas assez parfaite pour qu'on ne puisse distinguer aisément les deux espèces. Chez le T. Olympicum Honneu. en effet, la saillie est un peu plus grande; le tégument, jaune parchemin légèrement verdâtre, est mat. Enfin la saillie radiculaire est prononcée, et l’échancrure ombilicale nette et arrondie. Plus délicate, mais non impossible, est la distinction entre l'espèce ici étudiée et Le T°. s/ellatum L. Toutefois, si la couleur, beaucoup plus pâle, n'est pas un bon caractère, étant donnée la variation toujours possible des teintes, dans une certaine mesure, le tégument, finement chagriné permet de distinguer le ste/latum de l'angustifoleum qui est lisse.

Capitaine S

T. arvense L. (fig. 231 et 232). — Cette espèce est l’une des plus petites que j'aie étudiées. Elle fait partie de l'intéressant groupe arvense-scabrum-glomeratum, caractérisé par une surface tégumentaire plus ou moins chagrinée. lei cet aspect est moins net que dans les deux autres, et surtout que chez T. glomeratum L., où la surface tégumentaire est couverte de pustules saillantes. Mais il est bon de noter, que vu la petite taille des graines, ce caractère échappe presque à la loupe (1) et n’est visible qu'au binoculaire, avec le plus fort objectif, en réalisant les conditions d’éclairement optimum. Cela établi, les graines de T. arvense L. se distinguent aisément des deux autres espèces par leur couleur verte, tandis que les deux autres sont jaunes. Celle-ci est ovoide, celles-là plus ou moins nettement en mitre, non ovoides. Celle-ci a les ponctuations en creux, celles-là ont des ornements en relief. On peut donc résumer les caractères de la graine de T. arvense L. de la façon suivante : graines petites, mesurant en moyenne 0,6 millimètre, ovoïdes, vertes, jamais en mitre ; tégument presque mat, finement ponetué de fossettes microscopiques, difficilement visibles et seulement par réflexion de la lumière imcidente, sur la surface bombée de la graine, et non sur le contour apparent. Saillie radiculaire très peu accentuée, se traduisant seulement, du côté de l'ombilie, par un très léger sillon, marqué d'une faible ligne verte, plus foncée que le reste du tégument. Surplomb radieulaire à peu près nul. Région hilo-micropylaire de très faible étendue, concolore avec le reste de la graine. Hile formé d'une fine tache claire entourée d'un petit cerele plus sombre. Région raphéale indistincte, Pas de bosse, pas de plage colorée comme on en rencontre chez la plupart des autres Trifolium.

T. badium Scunve. (fig. 219 et 220). — Graines médiocres, de 1,4à 1,6 millimètre de longueur environ, mi-partie verdâtres sur toute la partie supérieure, et rosatres, à la partie inférieure (région d'épanouissement des cotylédons’. Cette espèce est en

L. Je me suis servi, pour loules mes études, de la petite loupe dite « anasligmatlupe, Carl Zeiss, lena » qui donne un grossissement de 46 diamètres, el quiest la plus claire et celle au plus vaste champ que jaie pu rencontrer.

ns:

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outre assez remarquable par sa forme (profil). À peu près ovale, elle est brusquement tronquée en biais dans la région ombilicoraphéale. Saillie radiculaire peu haute (profil) mais large (face), et très nette, séparée du reste de la graine par un sillon profond, dont la couleur n’est pas différente de celle de la graine, qui est verte dans cette région. Surplomb radieulaire à peu près nul : l'extrémité de la radicule est comme tronquée et dans le même plan que la région ombilico-raphéale. Hile circulaire, entouré d’une fine collerette blanchâtre, elle-même entourée d'un rebord tégumentaire brunâtre, concentrique, très net. Petite bosse raphéale assez nette (profil) ne se traduisant à l'œil par aucune différence de couleur (face). Cette espèce, comme on vient de le voir, présente quelques analogies de couleur et de forme avec le T. spadiceum L., mais on peut l'en distinguer par une série de caractères : Le plus important est la forme de la radicule peu haute et large chez badium, haute et étroite chez spadiceum. La taille aussi est plus faible chez spadiceum que chez badium. Enfin, il semble que quelques individus de T.badium Scures. présentent, sur la surface ventrale, des stries convergeant toutes vers la région ombilicale, mais Je pense qu'il ne faut pas trop faire état de ce fait, car ces stries ne sont peut-être que des rides, observées seulement sur des graines insuffisamment mûres, ou mal récoltées. Quoi qu'il en soit, ce caractère n'étant pas général, je ne le cite que pour mémoire.

T. Balcanicum Veren. (fig. 255 et 256). — Graines assez grosses de 2,2 à 2,3 millimètres de longueur moyenne (1), épaisses, globuleuses, jaune cire, presque mates ou d’un aspect légèrement gras. Vues à un fort grossissement, elles semblent très finement chagrinées où même seulement un peu rudes, comme dépolies. Saillie radiculaire très petite, très peu accentuée, séparée du reste de la graine par une ligne jaune pâle, ou blanchâtre, mais non par un sillon sensible. Surplomb radi-

4. Il n'est pas inutile de faire remarquer que les dimensions indiquées au cours de ce travail, el qui résultent de mesures effectuées avee soin sur un grand nombre d'individus, varient fort peu pour une espèce déterminée,

eulaire presque nul: région ombilicale très peu échancrée. Hile discoïde, enfoncé, brunâtre; collerette funiculaire à peine visible. Région raphéale très nettement indiquée par une plage brunâtre en tibia, traversée dans son milieu par une fine ligne claire, et aboutissant, du côté de l'épanouissement cotylédonaire, non pas à une bosse, mais à un sommet où la courbure, presque nulle sur la région ombilico-raphéale, change brusquement d'allure, et devient très forte. Cette espèce présente quelques analogies avec le T. maritimum Mups. (fig. 185 et 186) mais s'en distingue aisément par une série de différences, dont les plus importantes sont les suivantes : la couleur du tégument est beaucoup plus foncée, chez maritimum, où elle est jaunebrun, et la région ombilicale est au quart inférieur, environ, ou tout au moins nettement au-dessous de la région équatoriale. lei au contraire la région hilo-micropylaire est subéquatoriale (1).

T. Bocconii Savi (fig. 233 et 234). — Graine petite, ne dépassant pas { millimètre de longueur, ovoïde, allongée, jaune paille ou jaune d'ambre, très luisante. Saillie indistincte sur presque tout le corps de la graine, ne se révélant vers l'extrémité de la radicule que par un léger sillon marqué d'une ligne brune, très nette. Surplomb radieulaire net, d'où échancrure ombilicale bien indiquée, comme une encoche au canif. Hile circulaire brun-rouge, sombre, traversé par une petite ligne jaune longitudinale, et enfoncé dans une dépression tégumentaire nette, Collerette funiculaire nulle, mais contour du hile beaucoup plus sombre que le reste de la tache. Rebords tégu- | mentaires d'un brun-rouge net, sur leur convexité. Cette ligne brun-rouge, au lieu d'entourer la fossette hilaire comme d’un cercle, remonte sur l'extrémité radiculaire, d'où il résulte qu'elle prend la forme d'une ogive très nette. Ce fait est très remarquable et suffirait à lui seul à différencier cette espèce de ses voisines. Région raphéale non indiquée : ni bosse, ni plage colorée, La région ombilicale est située très bas, presque à

1. Subéquatoriale, entendez presque équatoriale, le préfixe sub étant

pris ici, comme le plus souvent en botanique, dans le sens de presque. (Ex. : subbhilobé, suborbiculaire, ete.).

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