BULLE
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second au premier sous le même numéro ; mais il ne semble pas que pour lui ce soient deux synonymes. IL fait A. rubra Gouax synonyme de A. Dillenii Senvrr. Parvpn (FL. Pyrén., 1 208) subordonne également le second au premier, mais ici on
FIGURES" 291 @ 296. = ANTHYLLIS L
——————————————————————__———___———m nt
10 millimètres
Fig. 291, À Barba-Jovis L. — Fig. 292, A. Hermanniae L. — Fig. 293, A. montana L. — Fig. 294, À tetraphylla L. — Vis. 295, A. Vulneraria L. — Fig. 296, À. rubra Gouax.
[Toutes ces figures représentent les graines vues de profil Sur les figures 295 et 296, on à représenté par des hachures les parties de la graine qui se trouvent colorées en vert. On a représenté, sur une partie de la figure 294, les petits granules perlés qui recouvrent la surface du tégument|.
trouve, sous le nom de A. Vwlneraria L. et après l'étude du type, l'indication de trois noms, sans que l’auteur dise les rapports quil voit entre eux etle type. Le dernier seul est intéressant ici, et on lit: «... 4. rubriflora DC. ; GG.; A. Dillenii SCHULT. » Lorer et BarRandox (F7. Montpel., 1, 156) indiquent nettement À. rubra Gouan comme variété de A. Valneraria L.,
on trouve en effet : « A. Vulneraria L., 8 rubriflora DC. — À. rubra Gouax ». Enfin, M. Rouy, dont on consultera utilement la Flore de France à ce sujet (IV, 28%), donne un excellent tableau des formes de A. Vulneraria L. (ef. également la note 1, l. e., p.284); on trouve alors que À. rubra Gouax est synonyme de A. Vulneraria L., f* communis Roux, : Dillenii Rouy. Il résulte de tout ce qui précède que À. rubra Govax doit être eonsidéré comme une variété de À, Vulneraria L., celui-ci étant un stirpe très vaste et très polymorphe.
Les graines de ces deux sujets sont bicolores, à la manière de celles d'A. precatorius L. Une partie, environ les deux tiers de la surface, est de couleur parchemin elair, l'autre partie d'un vert cendré bien franc. Or, cet aspect est le même chez les deux individus. Peut-être pourrait-on dire que chez A. Vu/neraria L. la partie jaunâtre est plus foncée et parfois d'un brun pâle, et la partie verte moins tranchée ; mais cette seule différence de nuance n’est pas de nature à justifier la distinction de deux espèces autonomes. Done, en plus des raisons habituelles qui doivent faire ranger À. rubra Gouan sous À. Vulneraria L., comme simple variété de celui-ci, l'étude morphologique de la graine vient donner de cette manière de voir une bonne confirmation. En outre, comme on pourra en juger par les dessins, les graines sont très sensiblement de même taille, et rien, dans leur aspect extérieur, dans la netteté de leur surface, qui est lisse et doucie, ne permet de les distinguer.
Enfin, ilest bon de remarquer que les conditions biologiques ne semblent pas avoir une influence sensible sur l'aspect des graines. Je possède, en effet, dans ma collection, des A. rubra GouaN authentiques, récoltés au jardin botanique du Lautaret, à 1.950 mètres d'altitude environ, en pleines Alpes, et d'autres du centre de l'Espagne. Les graines de ces deux lots sont absolument identiques, comme leurs fruits, avec leurs deux zones jaunâtres et verdâtres. L'examen attentif de ces deux lots me porte à penser que peut-être on pourrait distinguer VA. rubra Gouax du type, par une coloration plus vive, plus tranchée, mais les matériaux dont je dispose actuellement ne me permettent pas de pouvoir rien affirmer à ce sujet.
En LL
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En résumé, il faudra laisser A. rubra Gouan eomme variété de A. Vulneria L.
Les trois espèces qui restent à étudier sont aisées à distinguer par le seul examen de la graine. Toutes trois ont les graines ovales, allongées, lisses, brun plus où moins pâle. Mais, comme le montre le dessin, Æ. montana L. (fig. 293) possède des graines atteignant 3 millimètres, tandis que les deux autres ont des graines de 1,5 à 1,75 millimètres en moyenne. Ces deux dernières sont faciles à distinguer l'une de l’autre parce que À. Barba-Jovis L. (fig. 291) à des graines globuleuses, sans encoche hilaire, tandis que 4. Hermanniae L. (fig. 292) possède une petite encoche très nette, dans la région du hile. En outre, l'excentricité
pour emprunter le langage des mathématiques — est très nettement supérieure dans le cas de l’'Hermanniae. On à :
Es = Ex
On pourra résumer ce qui précède dans le petit tableau cidessous : '
( Graines ovales atteignant 3 mm. . . or montana ! Graines ovales allongées, ne dépassant er MOAIDS 2
( Graine de contour régulier, ovales-globuleuses . Barba-Jovis { Graines ovales allongées, à encoche hilairetrèsnette. Æermanniae
Securigera DC.
La seule espèce de ce genre que j'ai pu étudier est S. Coronilla DC.
que M. Rouy place dans les Hédysarées, sous le nom de Bonaveria Securidaca Scor. C'est une espèce du midi de la France, et plus généralement du midi de l'Europe, et dont l'aire géogra-
phique est nettement cireumméditerranéenne, s'étendant de l'Espagne et du Maroc jusqu'à la Turquie, l'Asie Mineure, la Syrie et la Perse. Graines plates (fig. 297 et 298), nettement rectangulaires d'un beau rouge lie de vin, mesurant environ 3 à 4 millimètres de longueur sur 2,25 à 2,75 mm. de largeur en moyenne. Tégument mat, doux et onctueux au toucher, parfois mais rarement rouge-brun, chagriné. Pas de saillie radiculaire.
La région ombilicale brun-rouge presque noire est en encoche
FIGURES 297 et 298. — SECURIGERA DC
3 millimètres
Fig. 297, S, Coronilla DC., vue de face.— Fig. 298, mème espèce, vue de profil.
très nette : parfois la région située au-dessus du hile est jaunebrun sale. Vue de face, la graine présente un micropyle non directement visible, en général, mais indiqué par la présence d'une granulation blanchâtre, ressemblant à de la poussière. ile concolore avec Le reste de la graine, entouré d'une collerette granuleuse blanchâtre, vestige des tissus funiculaires. Noter que souvent au-dessous du hile, on voit une petite trainée blanchâtre, rectiligne, axiale, granuleuse. Région raphéale marquée par une bossette brun pâle, semi-translucide. De face, le contour apparent de la graine est plus ou moins ovaleallongé, en général, mais parfois les deux bases sont très planes et la graine parait prismatique.
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; Tetragonolobus Scor.
Les trois espèces que j'ai pu étudier sont par ordre alphabétique les suivantes :
T. purpureus Mon.
nn
Requienti F.et M.
T. siiquosus Ron.
toutes françaises (1). Elles présentent de l'une à l’autre de très grandes différences, comme on peut s’en rendre compte par l'examen des dessins, et il ne me semble pas qu'elles puissent être confondues. Voici au surplus quelques détails sur chacune
d'elles :
T. purpureus Mxcu. (fig. 303 et 304). — Graines globuleuses, grosses, subsphériques, atteignant 4 et même 4,5 millimètres de diamètre, en moyenne. Tégument lisse, légèrement luisant, = brun-rouge, recouvert d'une pruine gris-bleu, très fugace.
Saillie radiculaire absolument invisible. Région micropylaire au niveau du tégument; bhile circulaire, brun foncé, couvert de débris blanchâtres du funicule, encadré d’un très léger rebord tégumentaire, ettraversé en son milieu, en long, par une ligne jaunâtre très nette. Micropyle assez visible. Bosse raphéale très distincte, offrant l'aspect de deux testicules. Parfois le micropyle, presque fermé, est entouré d'un léger bombement
tégumentaire.
: T. Requieni F. et M. (fig. 301 et 302). — Graines moyennes, subsphériques, de 2 millimètres de diamètre environ. Tégument lisse, mat, vert jaunâtre clair. Région hilo-micropylaire très
1 On consultera toutefois avec fruit ce que dit M. Rouy dans sa Flore de France (V, 157) où on trouvera une observation et une note fort intéres-
santes.
réduite. Hile brun, circulaire, nettement enfoncé dans une dépression tégumentaire, recouvert d'une pruine blanche grossière, sillonné en long, faiblement, dans son milieu. Région radiculaire invisible, quoique parfois de face on puisse distinguer une vague saillie, un peu plus foncée que le reste du tégument, et toujours de très petites dimensions. Bombement raphéal très réduit, presque nul.
FIGURES 299 à 304. — TETRAUONOLOBUS Scor.
1 millimètres
Fig. 299 et 300, 7, siliquosus Roru., profil et face. — Fig. 301 et 302, T. Requienti F,el M., face el profil, — Fig. 303 et 304, T. purpureus
Mxcen., face el profil.
T. siliquosus Roru. (fig. 299 et 300). — Graines petites, ovoides, globuleuses, mesurant environ 1,8 à 2 millimètres de longueur moyenne, Tégument lisse, un peu luisant, jaune verdâtre assez soutenu, {très abondamment maculé de noir, ce qui fait qu'à l'œil nu les graines paraissent pour la plupart complètement noires. Saillie radiculaire généralement invisible. Région hilo-micropylaire à fleur du tégument, ou faiblement enfoncée
nsc
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dans une dépression de celui-ei, mais toujours encadrée par un bourrelet tégumentaire assez large (1). Micropyle très visible, sous forme d'un infundibulum brun-noir d'assez grande taille. Hile circulaire brun-noir, entouré d'une collerette blanchâtre granuleuse. Région raphéale généralement indiquée par une plage noirâtre, formée de deux bandes sombres, rectilignes,
parallèles.
Remarque. — Un peut retenir comme caractère de ce genre, la forme globuleuse ou subsphérique des graines, et la nature granuleuse de la collerette funiculaire, tandis que ces mêmes vestiges du funicule étaient de nature fibreuse chez les Tri-
folium et Trigonella.
On peut résumer ce que j'ai dit dans le tableau synoptique
suivant :
TABLEAU SYNOPTIQUE ( Graines grosses, subsphériques, pruineuses . . purpureus { Graines petites, non pruineuses 2 > ( Graines maculées de noir . . . . . . . . siliquosus ” À Graines unicolores verdâtres . . . . . . . Requienii
Doryenium Vicr.
Le genre Doryentum Vizr. est très voisin des Lotus L. et Bonjeania Rens. Néanmoins, il ne semble pas douteux qu'il faille lui conserver son autonomie. M. Rouy, dans sa Flore de France (NV. 135), après Grenier et Godron dans la leur, indique que sa gousse est 2-4-sperme, les graines n'étant pas séparées par du tissu cellulaire. Mais comme d'autre part on