RAR Ë , ‘531 SALE
6,9 millimètres
Fig. 529 el 530, L. Vissolia L., face et protil. — Fig.531 et 532, L. Aphaca L , face et profil.
La tache hiloïde égale environ le tiers de la circonférence de Ia graine ; elle est d'un brun rosé assez pâle et entourée de chaque côté d'un rebord tégumentaire peu saillant mais d’une couleur jaune d’ocre très nette. Micropyle imperceptible. Saillie radieu-
‘Jaire à peu-près nulle, indiquée seulement par une coloration
plus claire du tégument. Croissant funiculaire brun ocré, avec l'attache du funicule proprement dit à peu près au milieu.
LE NP fRiIBU Vif
L. vernus Bennn. (fig. 511 et 512). — Graines ovoiïdes globuleuses, lisses, mates, parfois presque cylindriques à extrémités convexes. Couleur brun-jaunâtre, à mouchetures brun-rouge foncé, abondantes. Parfois mais rarement, ces mouchetures se juxtaposent étroitement. La surface du tégument est alors en partie d'une couleur uniforme violet-pourpre foncé, C'est lexception. Zone radiculaire indiquée par une plage Jaunâtre, plus pâle, sans mouchetures, avec untrès faible relief sur Les bords, dans le voisinage du mucropyle. Ce dernier très peu sensible. Tache hiloïde jaune ocreux, avec rebord tégumentaire concolore, un peu plus foncé dans le fond du sillon qui sépare le rebord tégumentaire proprement dit de la tache hiloïde. Celle-ei grenue, avec une faible fente médiane, visible seulement à la loupe. Cette espèce ressemble un peu au L. niger Berxa., mais elle s'en distingue parce qu'elle est nettement mate, tandis que celle-ci est légèrement doucie, presque: un peu brillante. La couleur de la tache hiloïde est aussi très différente, jaune ocré
chez le cernus, brun-eris chez Le niger.
Ve asphodeloides GG. (ig. 539 et 510). — Graines ovoïdes, globuleuses, violet-pourpre foncé: surface du tégument finement vermiculée-sinueuse, à tubercules séparés par de profonds sions. Tache hiloïde blanchätre, occupant à peu près la moitié de la circonférence de la graine, linéaire, étroite, avec bandes latérales fines, membraneuses, et fente centrale très réduite. Micropyle bien visible, Saillie radieulaire très faible, mais terminée, au-dessus du micropyle, par un petit mamelon hémisphérique, assez net, Début du raphé indiqué par une plage allongée, sombre, violette, presque noire, déprimée en son milieu, s'effilant en pointe vers la chalaze, pour se perdre dans la teinte générale du tégument,
L. filiformis 4. Gay (fig. 485 et 486). — Graines ovoides, petites (3 millimètres et demi environ), lisses à l'œil nu, presque mates (très peu brillantes et comme doucies), violet-brun foncé, Tégument montrant à la loupe une série de minuscules
reliefs; qu'on peut à peine nommer des tubereules et qui don-
ER
VICIÉÉS 303
ñent à la graine un aspect finement chagriné. Dépression hilomicropylaire très nette sur le profil, où elle forme une sorte d'indentation à large concavité. De face, on distingue nettement une saillie radiculaire aboutissant à un minuscule mamelon ; là se trouve le micropyle, puis vient le hile, ovale et court, parcouru, en son milieu, par une large bande, d'aspect nettement différent; le tout est de couleur parchemin foncé. La tache hilo-micropylaire est encadrée, à droite et à gauche, par deux rebords tégumentaires, concolores avec le reste du tégument. Le raphé est indiqué ici par une sorte de côte, produisant une solution de continuité dans la courbure de la graine.
L. sphaericus Rerz., type (fig. 493 et 494). — Graines petites (deux millimètres et demi environ), sphériques, violet-brunâtre pèle, pruineuses, c'est-à-dire recouvertes d'une couche de poudre fugace, très caduque sous le doigt, unies. Région hilomicropylaire ne formant pas de dépression, mais à peine un léger méplat. Micropyle bien visible. Hile ovale, court, fendu en
long, au milieu. Quelques auteurs indiquent que les graines de
cette espèce sont grosses. Il s'agirait d’abord de savoir quel terme de comparaison ils emploient pour apprécier la taille de leur échantillon, et ensuite quels échantillons ont servi. J'ai plusieurs exemplaires de cette espèce de provenances très diverses, ils sont tous parfaitement semblables entre eux. C'est pourquoi j'ai dit « graines petites », par rapport aux autres graines de Lathyrus, bien entendu. On pourra se convaincre de la réalité de cette assertion par le seul examen des dessins.
La variété Neapolitanus Tex. (fig. 483 et 484) de cette espèce offre au contraire des graines plus grosses et sensiblement différentes. Ces graines sont presque cylindriques, à bases planes, elles ont aussi vaguement une forme en barillet. Leur couleur est brun ocré, mat, lisse. La tache hiloïde occupe à peu près les deux tiers de la hauteur du cylindre. Elle est brun-gris avec bande médiane blanche. Le micropyle est bien visible, ainsi que la zone radiculaire, en triangle, qui occupe complètement une des bases du eylindre et aboutit en triangle au micropyle. Le début du raphé est indiqué par une petite bosse vio-
304 THIBU Vi
lâtre, foncée, fortement déprimée en son milieu et parfois for-
mant presque un canalicule.
L. angulatus Wir. (fig. 473 et 474). — Graines très petites (deux millimètres à peine), polyédriques, ayant deux bases concaves, l'une radiculaire, l’autre chalazienne ef étant à peu près rectangulaires, ou en cœur, sur la coupe transversale. En effet, à la carène dorsale assez aiguë est opposée une large dépression portant, à droite et à gauche de la région hilo-micropylaire, deux proéminences. Le hile, très petit, presque circulaire, touche au micropyle, puis la dépression raphéale va rejoindre la base inférieure (1), tandis qu'à l'emplacement de la radicule et de l’axe hypocotylé correspond la deuxième base supérieure, le plus souvent excavée en cuvette. Il ne faut pas s'illusionner sur les concavités que présente cette graine : 1} v a notamment, des concavités sur les faces latérales adjacentes à la carène dorsale. J'ai eu déjà l'occasion de dire que ces concavités sont dues, le plus souvent à des retraits du contenu, retraits normaux parfois (car des graines ayant une parfaite faculté germinative peuvent en être munies), mais provenant le plus souvent des conditions défectueuses où a eu lieu la récolte.
L. Abyssinicus Braun (fig. 519 et 520). — Cette graine ressemble beaucoup, comme forme et comme taille, à celles du L. sativous L. On peut néanmoins l'en distinguer par ce fait que la surface du tégument, vert d'eau pàle ou violatre clair, est toujours très abondamment mouchetée de taches noires. Le hile, jaune-verdatre sale, à bande médiane blane crème, est entouré. de deux rebords tégumentaires blanes, à droite et à gauche : ils se rejoignent au micropyle, qui est très visible (comme un trou d'épingle). Le raphé est indiqué par une ligne noire très nette,
qui se poursuit au delà de la chalaze jusqu'à la carène dorsale.
L. Hallersteinii Bu. (fig. 527 et 528). — Cette espèce, ou bien est mal nommée, ou bien fait exception dans le genre. En
1. Dans fous mes dessins, j'ai représenté le micropyle au-dessus du hile,
conformément à la posilion que |
avais donnée à loutes les graines, pour les dessiner, radieule en l'air. 3
VICIÉES 305 effet, toutes les espèces que j'ai rencontrées jusqu'ici sont mates, chagrinées, ou très faiblement brillantes et unies. lei, on à des graines très brillantes, comme vernies, ovoiïdes, Jaune cire assez pâle, avee à peu près la moitié de la suface
FIGURES 533-à 540. — LATHYRUS L. (suile)
6,5 millimètres
Fig. 533 à 534, L. tuberosus L., profil et face. — Fig. 535 et 536, L. Gorgoni Parr., profil et face. — Fig. 537 et 538, L. grandiflorus Laxc, face et profil. — Fig. 539 et 540, L, asphodeloides GG., profil et face.
Capitaine 20
306 YRIBU VII
noire. La ligne qui sépare le noir du jaune est très eapricieusement sinueuse, comme en témoignent les dessins. En outre, et c'est ce qui est le plus remarquable, la région hilo-micropylaire, qui se trouve chez tous les autres Lathyrus à graine allongée, sur le côté le plus long, se trouve ici à l'angle de la portion qui a la plus petite dimension. Elle y fait un petit méplat, très sensible de profil, où on voit une légère indentation. De face, elle parait encadrée par deux petites protubérances tégumentaires. Le raphé forme une petite ligne, peu nette, qui va rejoindre le dos, étroit et presque en carène, de la graine. La saillie radiculaire n’est sensible que dans le voisinage immé-
diat du micropyle.
L. incurvus Roru. (fig. 515 et 516). — Graines ovoïdes, brunrouge, unies, lisses, mates, parfois mais rarement un peu anguleuses (?). Cette forme me semble due uniquement à une action mécanique, et je ne crois pas qu'il y faille attacher trop d'importance. Hile blanchâtre, court, en amande, fendu au milieu, encadré à droite et à gauche de rebords tégumentaires concolores avec le reste du tégument. Micropyle presque invisible. Saillies radiculaire et raphéale nulles.
L. incurvus Wu. (fig. 525 et 526). — (Graines grandes, atteignant 6,5 à 7 millimètres de longueur, presque rectangulaires de profil. Faces bombées. Tégument absolument mate, jaune parchemin foncé, saupoudré (en apparence, mais la graine n'est pas pruineuse) de bistre et de noir, Cela donne à la graine une couleur spéciale et un aspect marbré caractéristique. De profil, un des angles est presque droit. C'est là que se trouve le micropyle, assez net. Sur le petit côté, on voit la saillie radieulaire, très nette, surtout à l'extrémité : elle vient en effet former un bourrelet qui s'arrête dans une dépression en cuvette. Les bords de cette sailhe radiculaire sont marqués par des points noirs formant comme une ombre. Sur le grand côté, la tache hiloïde occupe à peu près les deux tiers de la longueur. De face, elle est ovale-allongée, avec fente médiane nette. Elle est jaune crème plus ou moins foncé, encadrée
VICIÉÉS 307
d'un rebord tégamentaire en bourrelet, concolore avec elle, Le aphé est indiqué, à son début, par un petit mamelon allongé, qui s'évanouit assez rapidement du côté de la chalaze. En
général, les deux lignes noires ombrées, qui dessinent la limite de la saillie radiculaire, se poursuivent sur les faces latérales de la graine, près de la côte opposée au raphé, et se perdent là, après un trajet assez long, au voisinage de l'angle opposé au micropyle.
L. rotundifolius Winsp. (fig. 543 et 544). — Graines globuleuses, presque sphériques, violet-pourpre foncé, à surface grossièrement chagrinée par un réseau de vermiculures sinueuses, séparées par des sillons profonds. Hile blanc-bleuâtre, étroit, linéaire, occupant à peu près le tiers de la longueur de la circonférence de la graine, portant une fente étroite au milieu, dans toute sa longueur. Croissant funiculaire jaune paille. Attache du funicule proprement dit, au voisinage du micropyle. Saillies radiculaire et raphéale à peu près nulles.
L. splendens Rerz. (fig. 541 et 542). — Graines subeylindriques, à bases presque planes, ou en barillets, où presque ovoïdes (c’est la minorité). Couleur brun-rouge. Surface du tégument ridée par un réséau sinueux de vermiculures, séparées par de profonds sillons. Tache hiloïde occupant à peu près la hauteur du cylindre, ovale allongée, brun-grisätre terne. Croissant funiculaire jaune parchemin, fripé, avec attache du funicule très voisine du micropyle. Saillie radiculaire peu sensible, mais se révélant, au voisinage de son extrémité, par un minuscule mamelon très sombre. La saillie raphéale n'est guère sensible sur
les graines normales.
L. Tingitanus L. (fig. 523 et 524). — Graines grandes, de 6,5 à 7 millimètres de longueur, de contour à peu près ovale (de profil et de face), sauf à la région radiculaire qui forme un méplat rectiligne. Couleur brun-rouge où brun-jaune, aspect velouté, Surface du tégument saupoudrée de brun foncé et de noir, mais graines non pruineuses. Saillie radiculaire nettement
308 TRIBU vil
limitée par deux lignes de points noirs se perdant très rapidement dans la teinte de fond du dos de la graine, qui est nettement plus foncée que le reste du tégument. Le micropyle forme à peu près le sommet d'un angle droit dont l'une des branches constitue le méplat radiculaire, tandis que l'autre représente la région bilaire; celle-ci, d'ailleurs, est un peu convexe. La graine est fortement mouchetée de noir sur toute son extrémité oppesée au méplat radiculaire. De face, le hile est à peu près rectangulaire (avec petits côtés un peu arrondis). Il est chagrimé, café au Jait clair, sillonné en long d'une ligne médiane très nette et encadré par le rebord tégumentaire. Cette graine ressemble beaucoup au L.incurous Wizzp., mais s'en distingue par sa couleur plus rouge, plus foncée, par le dos et le sommet opposé au méplat radiculaire, abondamment mouchetés de noir, par la forme plus rectiligne du hile.
L. venosus Mursnc. (fig. 513 et 514). — Graines noires ou presque, subsphériques, lisses, mates, de 5 millimètres de lonsueur environ. Tache hiloïde très longue, mesurant à peu près les deux tiers de la circonférence de la graine, bleu de lin, d'aspect poudreux, étroite, rectiligne et sillonnée longitudinalement d'une fente médiane très nette, Croissant funiculaire blanc crème, mince, membraneux, comme une pelure d'oignon. Attache du funicule proprement dite à peu près au milieu, ou un peu vers le raphé. Micropyle peu sensible. Saillies radiculaire
et raphéale nulles où presque.
Maintenant que j'ai passé en revue les espèces qui figuraient dans ma collection, je pourrai, en m'aidant des diagnoses et des dessins, dresser un tableau analytique des espèces étudiées, et l'on verra que la morphologie de la graine permet de classer assez aisément les diverses espèces.
On peut en effet, tout d'abord, séparer les graines à tégument lisse, et celles à tégument verruqueux ou vermiculé. Puis dans chacune de ces catégories, on peut examiner la forme et la position respective des divers ornements ou organes. Pour les graines à tégument lisse, on pourra d'abord se fonder sur
la forme générale et la taille. On séparera ainsi par exemple L. incurvus Roru., et L. incurvous Wii. ou L. venosus MurrG. et L. sphaericus Rerz., ete. Pour les graines à tégument non lisse, les unes auront des vermieulures, d'autres des tubercules ou fossettes. La partie la plus délicate du tableau portera sur la
FIGURES .541 à 548. — LATHYRUS L. (suite)
6,5 millimètres
Fig. 541 et 542, L: splendens Rerz., profil et face. — Fig. 543 et 544, L.rotundifolius Wirxn., profil et face. — Fig. 545 et 546, L. hirsutus L.. profil et face. — Fig. 547 et 548, Z,. articulatus L., profil et face.
séparation des graines à tégument vermiculé. On se fondera
alors sur la forme respective de la tache hiloïde, ete.
ox