‹ Contribution au diagnostic de la paralysie infantileChapitre 10 sur 16 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Georges, 17 mois. Vu le 16 novemibre 1933. IL y a trois semaines, cet enfant a été pris brusquement d’un tremblement généralisé ayant débuté par les membres inférieurs et bientôt suivi d’une tétraplégie flasque telle que la station verticale ne pouvait être gardée plus de quelques secondes. Pas de fièvre, aucun trouble de la santé générale, aucune réaction méningée. Une ponction lombaire aurait été négative. Au bout d’une quinzaine, la paralysie s’est localisée aux membres inférieurs.

Au moment de l’examen, il n’existe plus qu’une paraplégie - flasque totale, sans grosse atrophie, sans perte complète des réflexes rotuliens. La sensibilité générale est conservée. En ce qui concerne la sensibilité spéciale, il n’y a à signaler que du strabisme convergent de l’œil gauche.

Il n’y a pas de troubles sphinctériens. La colonne vertébrale est intacte, mais les membres supérieurs sont encore le siège d’un petit tremblement. En raison de l’existence de cette paraplégie flasque survenue brusquement, on fait le diagnostic de paralysie infantile et on prescrit l’électrothérapie qui est effectuée à l’hôpital St-Louis dans le service du D' BELOT qui ne tarde pas à observer chez le petit malade des myoclonies et de la salivation. Le diagnostic était donc, non poliomyélite antérieure aiguë, mais encéphalite épidémique. Il s’est ultérieurement confirmé, puisque nous avons eu l’occasion de revoir cet enfant le 22 mars 1939 et que les symptômes dominants chez lui sont : une attitude soudée, une salivation continuelle et enfin l’existence d’une part de myoclonies localisées aux membres inférieurs, de l’autre de troubles du caractère et du sommeil.

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