SEEN
syndrcmes que l’on rencontre par ailleurs semblables sous un diagnostic différent. En particulier, on a décrit des faits en tout point comparables dans le cadre de l’encéphalite léthargique.
Dans quelle mesure peut-on faire ainsi chevaucher les deux affections ? Est-il possible de donner des limites à ces deux processus qui sont si profondément différents quand il s’agit des formes typiques.
Il faut d'emblée poser que l’absence actuelle de définition bien nette de l’encéphalite léthargique n’est pas pour faciliter la discrimination. La compiexité du problème tient à la fois de l’ambiguité de la terminologie et de l’absence d’identification des germes : de nombreux ultra-virus ont été isolés entre lesquels on a cherché des analogies sans que l’on puisse conclure encore aujourd’hui à l'identité.
Ainsi a-t-on du mettre en l'absence d’un critère irréfutable sur le compte d’une hypothétique encéphalite des faits qui n’appartenaient pas à ce diagnostic. Essayons de reprendre succintement les éléments du diagnostic dans l’encéphalite.
On a décrit classiquement deux syndromes :
l’un algo-myoclonique, l’autre oculo-léthargique.
La léthargie dans l’encéphalite est une somnolence plus ou moins intense, plus ou moins permanente, contrastant avec une insomnie nocturne habituelle.
Les paralysies oculaires sont ordinairement des paralysies de la musculature extrinsèque du moteur oculaire commun en règle (strabisme externe, diplo-
Hppri es
pie, ptosis), parfois du moteur oculaire externe; auxquelles peuvent s’associer des signes pupillaires :
inégalité, perte du réflexe d’accomodation aux distances et parfois à la lumière;
d'autre part, il est rare de rencontrer des modifications ophtalmoscopiques à l'examen du fond d'œil.
Mais le fait important des troubles oculaires dans l’encéphalite est avant tout le caractère partiel, variable, mobile, instable des signes constatés.
Dans le second syndrome : algo-myoclonique, les algies prennent parfois le type de douleurs musculaires, articulaires, permanentes, parfois au contraire fugaces, intermittentes, voire fulgurantes pseudotabétiques.
Les myoclonies sont des secousses musculaires involontaires, brusques, brèves; tantôt localisées à un muscle ou à un groupe de muscles (le hoquet permanent, myoclonie du diaphragme, en est le type caractéristique); tantôt diffuses, intéressant simultanément des territoires très distincts.
A ces deux groupes de faits s’associent souvent des éléments de la plus haute valeur diagnostique :
un syndrome infectieux (d’ailleurs très variable dans sa nature);
une sialorrhée abondante, permanente, caractéristique;
une arythmie cardiaque, respiratoire.
L’examen du L. C. R. montre constamment un liquide clair, albumineux, très lymphocytaire avec par-