‹ Contribution Au Diagnostic Étiologique Des Niches Géantes De La Petite Courbure De L'EstomacChapitre 18 sur 22 · EC PE REP PE EN OS PRET LA · texte numérisé non relu

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OBSERVATION N° 3. — Syndrome douloureux gastrique semi-tardif depuis 4 mois. — Radio : grosse niche en plateau de la petite courbure; disparition après un mois de traitement. — 4 mois après, hémorragie intestinale nécessitant l'hospitalisation. — Réapparttion de la niche, mais, un mois après, nouvelle disparition de l'image en plateau.

Emma Gai.…, 64 ans, femme de ménage.

Vient consulter le 7-3-41 pour un syndrome douloureux gastrique semi-tardif, datant de 4 mois.

La malade souffre deux heures après les repas; douleur partiellement soulagée par lingestion d’aliments ou d’alcalins. Pas de vomissements.

Ces douleurs sont discontinues, mais il ne s’écoule pas une semaine où la malade ne les présente.

Examen clinique négatif.

Les radiographies du 10-3-41 montrent, en outre d’une encoche spasmodique de la grande courbure persistant pendant toute la durée de l’examen, une image de niche. en plateau, typique dans la moitié inférieure de la portion verticale de la petite courbure.

La malade reçoit un traitement de protéine par voie endoveineuse, et au bout de 9 injections le syndrome douloureux disparaît.

Les radiographies de contrôle pratiquées le 5-4-41 montrent la disparition complète de la niche en plateau, avec persistance toutefois de la déformation spasmodique de la grande courbure.

La malade est revue le 3-7-41 et n’accuse aucun trouble.

Brusquement, le 10-7-41, elle est hospitalisée d’urgence pour une hémorragie intestinale importante qui cède rapidement aux hémostatiques habituels et ne nécessite pas de transfusion. Les globules rouges remontent de 2.460.000 à 3.240.000.

Une radiographie pratiquée le 18-7-41 montrait la réapparition de la niche en plateau de la petite courbure gastrique. sur les clichés pris en ©. A. D.

ne VE Ts Revue en octobre, la malade dit n'avoir pas souffert à nouveau depuis l’hémorragie intestinale.

. + A 2 , Les radiographies de contrôle montrent que la niche n’a pas reparu.

L'examen du sang donne :

4.000.000 de globules rouges, 6.300 globules blancs, 80 % d’hémoglobine.

La recherche du sang dans les selies après repas d’épreuve est négative.

OBSERVATION N° 4. — Syndrome douloureux tardif périodique. — Première crise, janvier 1941, de 2 mots. — Deuxième crise, juillet 1941. — Radio : ulcère géant de la petite courbure. — Un mois après : dispartition des signes cliniques et radiologiques. — En octobre, persistance de la guérison.

Augustine Mas…., 55 ans, concierge.

Vient consulter le 6 août 1941 pour un syndrome douloureux tardif périodique.

La première crise, en janvier 1941, a duré deux mois : les douleurs survenaient vers 10 heures, 16 heures et 22 heures; elles sont très vives, la malade ressent une impression de barre épigastrique. Elles ne sont pas calmées par les alcalins, mais par l’apparition de vomissements qui annoncent la fin des algies.

Après un intervalle libre de 5 mois, une deuxième crise éclate en juillet 1941, analogue à la précédente. Examen clinique négatif, sauf douleur modérée à la pression de l’épigastre.

A la radio (8-8-41), niche volumineuse de la partie moyenne de la petite courbure, avec douleur vive à la pression de la région sous scopie.

La malade est traitée par la protéinothérapie intraveineuse. Après 12 injections, douleur et vomissements ont disparu.

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RMS et

Un examen radiologique de contrôle montre la disparition totale de la niche.

Revue fin octobre, la malade continue à bien aller et a repris du poids.

OBSERVATION N° 5. — Syndrome douloureux tardif à peu près continu depuis six mois. — Hématémèse de moyenne abondance. — Radio : grosse niche de la petite courbure. — Au bout d’un mois, disparition des douleurs. — Reprise de poids, mais à la radio la niche tend à augmenter. — Gastrectomie : ulcère bénin.

J. Nic, 29 ans, serrurier.

Vient pour une hématémèse survenue 8 jours auparavant. Le 17 mars 1941, à 5 heures du matin, hématémèse de sang

rouge, non aéré, ne semblant pas contenir de débris alimen-

taires, d’abondance moyenne : 2 à 3 verres; hématémèse unique, ne s'étant pas reproduite.

On apprend en outre que, depuis 8 mois environ, le malade présentait un syndrome tardif douloureux, mais non périodique.

Les douleurs tardives survenaient 4 à 5 heures après le déjeuner et avaient à peu près cessé au moment du dîner; toutefois, l’ingestion d’aliments ou d’alcalins raccourcissait leur durée et leur acuité. Cette douleur transfixiante, en bride, siégeait au niveau du creux épigastrique en avant, et à la base du thorax droit en arrière. Parfois le malade percoit une certaine quantité d’eau qui reflue de l’estomac vers la bouche. Dans la soirée, pas de douleurs.

En outre, jamais il n’accuse de brûlures. Ajoutons que ces douleurs surviennent à peu près chaque jour, sont exacerbées par la marche ou le travail, par contre entièrement calmées par le décubitus dorsal.

Enfin, depuis 6 mois, le malade est tombé de 56 à 51 kgs et ne peut effectuer aucune occupation régulière.

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A l'examen, malade maigre, pâle, hypotendu : 9/6, légère sensibilité épigastrique. Le reste est normal.

La radio, pratiquée le 27-3-41, montre une niche typique au tiers moyen de la partie verticale de la petite courbure, de forme vaguement triangulaire, réalisant même sur un pilier un aspect en console et débridant nettement l'aire gastrique.

La recherche du sang dans les selles, après mise au régime d’épreuve, se montre négative.

Le malade est traité par le repos, le bismuth, la belladone, auxquels on ajoute une série d’injections intra-musculaires d’Hépatrol, la numération ayant montré une légère déficience en globules rouges : 3.900.000; globules blancs : 9.600; hémoglobine 80- %, V. G. : 1,02; temps de saignement 3”, de coagulation 16’.

Un mois après, le malade ne souffre presque plus, a repris des forces et du poids (2 kgs); il s’est reposé entièrement et a reçu 12 injections d’Hépatrol.

Mais la deuxième série de clichés, pratiquée le 28-4-41, montre que la niche n’a nullement diminué; sur un film, elle présente même un aspect un peu flou.

La discordance entre la clinique et la radio d’une part, la notion d’une hématémèse de l’autre, font conseiller au malade l'intervention. Celle-ci est pratiquée le 9 mai 1941, après transfusion pré-opératoire de 200 gr. Gastrectomie (Docteur Claude OLIVIER). Les examens macro- et microscopiques montrent qu’il s’agit d’un ulcère bénin.

OBsERVATION N° 6. — Syndrome ulcéreux depuis 3 ans. — Crise récente sans rémission depuis 2 mois. — Niche de la petite courbure verticale. — Semi-échec de la protéinothérapie endoveineuse. — Persistance radiologique de la niche avec tendance à l'augmentation. — Intervention : ulcère bénin.

Jean Pell.…., 36 ans, déménageur.

Vient à la consultation de médecine de l'Hôpital Tenon de 24-2-41, pour douleurs épigastriques.

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