LEP TE
SAONE
en arrière et latéralement, inextirpable, avec grosse réaction ganglionnaire.
On se contente de refermer après avoir prélevé deux fragments ganglionnaires que l’examen histologique montre simplement inflammatoires, sans aucun début de dégénérescence.
A l’examen, le palper ne décèle aucune sensibilité à la pression de la région épigastrique. Le malade n’accuse d’ailleurs aucun trouble digestif, sauf parfois quelques régurgitations souvent nocturnes.
La bronchite guérie, on pratique un examen radiologique de l’estomac. On ne constate aucune anomalie, aucune niche, aucune infiltration, mais une volumineuse rétraction de l’angle gastrique, coudé en canon de fusil, et le pylore est fortement altéré à droite.
On pose à ce moment le diagnostic rétrospectif d’ulcère géant de la petite courbure.
Quelques jours après, le malade fait une hémorragie cérébrale et meurt.
La vérification permet de constater une cicatrice d’ulcère un peu au-dessus de l’angle gastrique, avec confirmation de Ja rétraction de la petite courbure.
OBSERVATION N° 8. — Syndrome douloureux tardif périodique datant de 9 ans. — Crise récente, prolongée, avec amaigrissement, — À la radio : niche géante de la petite courbure avec aspect en ménisque. —- Disparition totale, après protéinothérapie, -des signes cliniques et radiologiques. — Reprise importante de poids : 11 kgs.
André Rou.…, macon, 55 ans.
Vient consulter le 17-2-41 pour un syndrome douloureux tardif périodique datant de 1932, caractérisé par des douleurs survenant 3 heures après les principaux repas, sans vomissements, et durant une quinzaine de jours, crises partiellement soulagées par les aliments.
3 ou 4 crises par an environ.
NRC Ra
Depuis un mois, les douleurs sont continues, s’accompagnent de vomissements et de vives douleurs à la pression de la région épigastrique.
. Les radiographies pratiquées le 24-2-41 montrent toute une très. volumineuse niche, en forme de mamelon, à la moitié inférieure de la portion verticale de la petite courbure, visible surtout en oblique et développée principalement aux dépens de la petite courbure. Cette niche doit atteindre à peu près 4 cm. de hauteur sur 2 de largeur. En outre, son fond en paraît irrégulier, bordé par un ménisque; malgré la douleur élective à son niveau et l’histoire clinique avec périodicité nette, cet aspect est des plus suspects et doit faire penser à une dégénérescence possible.
Le malade est traité par la protéinothérapie intraveineuse et reçoit 20 injections, les 8 dernières sous-cutanées, le malade ne souffrant pratiquement plus à partir de la dixième piqûre.
Un examen radiographique de contrôle est pratiqué le 7-4-41. La niche géante a disparu à peu près totalement, tout au plus sur un film subsiste-t-il une très légère encoche.
Le malade est revu aux mois de mai, juin et septembre; il se porte parfaitement bien et a repris 11 kgs. On continue à le surveiller sans lui prescrire aucun traitement spécial.
OBSERVATION N° 9. — Syndrome douloureux tardif non périodique. — Première radio négative. — Echec du traitement médical. — Deuxième radio : grosse niche postéro-interne du corps de l'estomac. — Gastrectomie : ulcère bénin.
Germaine Ser..., 39 ans.
Vient consulter le 4-2-41 pour une crise douloureuse épigastrique. Depuis 2 ans, elle présente un syndrome doulou- .reux tardif survenant 3 heures après les repas, mais de façon très irrégulière, parfois plusieurs jours de suite, parfois un ou deux jours par semaine. Ces douleurs sont simplement atténuées par l’ingestion d’alcalins, mais exacerbées par les-aliments, qui contraignent la malade a se restreindre à ce point de vue.
M. FOoNDEvILLE PLANCHE III
Observation N°9. — Grosse niche postérieure.
a) Prise avec compression.
b) Prise en oblique.
G. Deberque, [Imp., Parts. A. Legrand et ]J, Bertrand, Editeurs.
Hole
Depuis le mois d’octobre 1940, la malade a recommencé à souffrir 3 heures après le repas : douleur qui irradie vers le sternum et dans le dos, et qui n’a laissé à la malade aucune accalmie. De ce fait, celle-ci a perdu 6 kgs.
Au palper, on réveille une douleur exquise sous le rebord costal gauche.
L'examen radiologique du 11-2-41 ne montre aucun signe d’ulcère ou de cancer, mais l’évacuation se fait assez lentement; l’estomac est un peu dilaté transversalement, réalisant parfois l’aspect en fanon. On a l'impression d’un début de sténose pylorique, quoique la malade n’ait jamais vomi.
Celle-ci est traitée par le repos au lit, l’extrait parathyroidien en suppositoires et les alcalins au moment des douleurs.
Après une accalmie relative pendant six semaines, les douleurs réapparaissent avec parfois accompagnées de vomissements. La malade recommence à maigrir.
Le palper montre toujours une zone douloureuse sous le rebord costal gauche.
Le 11-4-41, on pratique une nouvelle série de clichés en attirant l’attention sur toute la portion verticale de l’estomac et en particulier la grosse tubérosité. Cette fois, grâce à la prise de clichés en diverses incidences, obliques, et en s'aidant de manœuvres de compression, on arrive à mettre en évidence une volumineuse niche de la partie haute du corps de l’estomac, débordant sur la petite courbure.
Devant l'échec du clinostatisme et du traitement médical, on conseille une intervention.
Celle-ci est pratiquée le 25-4-41 (Professeur Monpor) et montre un volumineux ulcère à cheval sur la petite courbure, mais débordant surtout sur la face postérieure gastrique.